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Une fusion avec Credit Suisse profiterait à l'UBS, selon un expert

Qui profiterait d'une fusion de Credit Suisse avec l'UBS? Réponse d'un expert

Andreas Ita, expert économique, décortique les potentiels impacts d'une fusion de Credit Suisse avec l'UBS. Une décision qui amènerait «le calme», mais pourrait menacer des emplois.
19.03.2023, 10:1322.03.2023, 18:33

Une fusion avec Credit Suisse pourrait être intéressante pour l'UBS, selon l'expert économique Andreas Ita. Une telle décision apporterait en outre «immédiatement le calme», affirme-t-il dans la presse.

L'UBS profiterait du fait que l'Autorité de surveillance des marchés financiers (Finma) approuverait sans doute une telle fusion, non souhaitée jusqu'à présent, indique le spécialiste en banque d'investissement dimanche dans le journal alémanique NZZ am Sonntag.

«Les acteurs les plus divers ont jusqu'ici régulièrement mis en garde contre une distorsion du marché. Mais aujourd'hui, un certain pragmatisme est de mise.»

Des milliers d'emplois seraient menacés

Le spécialiste ne se fait toutefois pas d'illusions. Une fusion aurait un grand impact sur les employés, qui devraient craindre une réduction massive du personnel. Elle pourrait entraîner la suppression d'environ 10 000 emplois, estimait Reuters samedi soir. Le risque pour les employés pourrait être minimisé en cas de vente à l'étranger, juge Andreas Ita.

Si Credit Suisse devait être scindée, le secteur des investissements ne serait pas viable et devrait être abandonné, estime-t-il en outre. La séparation prendrait du temps, la banque d'investissement étant répartie entre différentes entités juridiques du groupe.

Isoler les activités suisses saines, avec une clientèle d'entreprises et de particuliers majoritairement suisses, serait certes possible, assure Andreas Ita, mais «cela ne simplifierait pas la situation pour autant».

S'il ne restait qu'une seule entité juridique avec des actifs de banque d'investissement et de gestion de fortune internationale, celle-ci ne serait probablement pas viable. Il en résulterait notamment un exode des collaborateurs.

«Les registres de trading seraient alors laissés aux personnes restantes, une situation très dangereuse. C'est un tel scénario qui m'inquiéterait le plus.»

(sas/ats)

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