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Le cours de l'or décroche de plus de 5%

Le cours de l'or décroche de plus de 5%

L'once d'or a subi de violents dégagements ce jeudi en Bourse.
29.01.2026, 19:5429.01.2026, 19:54

Le cours de l'or a décroché jeudi, les investisseurs préférant réévaluer leur exposition au métal précieux et engranger des profits après son envolée fulgurante au-dessus de 5000 dollars cette semaine.

Après s'être envolé plus tôt jusqu'à un nouveau record, à 5595,47 dollars, l'once d'or (31,1 g) a reflué jusqu'à perdre plus de 5,7%.

Vers 16H50 GMT (17H50 à Paris), elle baissait de 2,92% à 5258,90 dollars.

Kathleen Brooks, de XTB, expliquait à l'AFP:

«Il s'agit d'un repli général sur le marché des matières premières, car la hausse [des prix] a été trop rapide et trop importante»

Ainsi, souligne l'analyste, les banques ont réduit leurs paris sur la hausse de l'or, car celle-ci, trop rapide et imprévisible, les expose à de lourdes pertes en cas de repli des cours.

L'argent, qui avait enregistré un nouveau record jeudi à 121,6540 dollars l'once, s'est également écroulé jusqu'à -8,4%.

Le cuivre, qui avait atteint un sommet à 14 527,50 dollars la tonne jeudi, ou encore le nickel, ont aussi chuté.

Face à la montée des risques dans le monde et récemment en Iran, avec les nouvelles menaces brandies par Donald Trump d'une intervention américaine et au climat incertain aux Etats-Unis, les traders s'étaient précipités ces dernières semaines sur les actifs tangibles comme les métaux précieux, mais aussi industriels.

De son côté, le billet vert restait calme, grappillant 0,04% à la monnaie unique européenne, à 1,1949 dollar pour un euro.

«Ton légèrement plus prudent»

Comme attendu, la Réserve fédérale (Fed) a laissé mercredi ses taux directeurs inchangés, dans une fourchette comprise entre 3,50% et 3,75%, après les avoir réduits sans discontinuer depuis septembre.

«Le ton légèrement plus prudent de la Fed a toutefois eu un impact très limité sur le billet vert», «qui peine à se remettre» de sa récente chute, remarque Francesco Pesole, analyste à ING.

La devise japonaise prenait pour sa part 0,35% à 152,88 yens pour un dollar.

Elle a progressé ces derniers jours sur les spéculations d'une possible intervention conjointe de Washington et Tokyo sur le marché des changes pour soutenir le yen en difficulté.

Sa hausse a toutefois été brièvement entravée jeudi après que le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a refusé de commenter cette possibilité, assurant seulement que Washington menait «une politique en faveur d'un dollar fort».

Ces déclarations apparaissent contradictoires avec celles du président américain mardi, qui avait paru satisfait de la faiblesse du dollar, le plombant encore davantage.

Actif plus risqué, le bitcoin reculait aussi jeudi de 5,12%, à 84 704 dollars. (sda/awp/ats/afp)

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