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Christine Lagarde se veut rassurante. Elle estime que la reprise sera au rendez-vous en 2021.

Christine Lagarde en est à sa 3ème crise majeure Image: sda

«2021 sera l'année de la reprise»

La dirigeante de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, est confiante quant au retour de la croissance en 2021. Pas question en revanche d'annuler la dette.



Le contexte

A la tête de la Banque centrale européenne depuis septembre 2019, l'ancienne directrice générale du FMI et ex-ministre de l'Economie et des Finances a dû gérer les conséquences de la crise du Covid-19, en mettant en place avec le conseil des gouverneurs un plan d'urgence pour épauler les économies des dix-neuf Etats de la zone euro. La pandémie est la troisième crise d'envergure mondiale qu'a connu Christine Lagarde. Ce qui lui permet de conserver son sang-froid et un optimisme raisonné.

Croissance en vue?

Aux alentours de 4%. Peut-être un peu en dessous. Cela représenterait déjà une hausse très significative par rapport à la chute du PIB de 6,8% enregistrée dans la zone euro en 2020. Tout dépendra de la politique de vaccination et du déroulement des campagnes. Ainsi que des mesures économiques prises par les gouvernements en réponse aux conditions sanitaires.Le 21 juillet 2020, les chefs d'Etat et de gouvernement européens ont décidé un plan de relance de 750 milliards d'euros. Avez-vous des inquiétudes sur sa concrétisation?

Annulation de la dette?

Nous demeurons convaincus, à la BCE, que 2021 sera une année de reprise. La reprise économique a été retardée, mais non battue en brèche. Elle est évidemment attendue avec impatience. Nous anticipons une montée en puissance autour du milieu de l'année, même si des incertitudes persistent. Nous ne sommes pas à l'abri de risques encore inconnus. Soyons lucides : nous ne retrouverons pas les niveaux d'activité économique d'avant la pandémie avant mi-2022.

«Pas question d'annuler la dette. Les conséquences seraient terribles»

Et maintenant?

Aux alentours de 4%. Peut-être un peu en dessous. Cela représenterait déjà une hausse très significative par rapport à la chute du PIB de 6,8% enregistrée dans la zone euro en 2020. Tout dépendra de la politique de vaccination et du déroulement des campagnes. Ainsi que des mesures économiques prises par les gouvernements en réponse aux conditions sanitaires.Le 21 juillet 2020, les chefs d'Etat et de gouvernement européens ont décidé un plan de relance de 750 milliards d'euros.

Comment Lagarde gère la crise

abspielen

Vidéo: YouTube/Financial Times

Aujourd'hui, ces incertitudes majeures ont toutes été dissipées. Notamment la plus cruciale d'entre elles, la mise à disposition de vaccins fiables, puisque plusieurs ont été validés depuis par les autorités de santé internationales compétentes. C'est une nouvelle donne. Et un facteur indéniable d'optimisme.

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