Economie
Médias

Ringier supprime 55 postes au lieu de 75

Ringier supprime 55 postes au lieu de 75

Ringier a décidé de réduire le nombre de suppressions d'emplois de 75 à 55 après une procédure de consultation. Un plan social sera mis en place pour tous les employés affectés.
30.01.2024, 16:0430.01.2024, 16:59

Le groupe Ringier va supprimer 55 postes au lieu des 75 prévus initialement. La procédure de consultation a permis de réduire le nombre des suppressions d'emplois. Un plan social sera appliqué à tous les collaborateurs concernés.

Des réductions de temps de travail, des suppressions de postes vacants et des adaptations organisationnelles ont permis de réduire les suppressions de postes, a indiqué Ringier lundi. Au total, 55 licenciements ont été prononcés au lieu des 75 prévus.

Parmi les 55 collaborateurs concernés, 14 ont proposé de quitter l'entreprise ou ont pris une retraite anticipée, précise le groupe. Les suppressions d'emplois sont réparties à parts égales entre Ringier SA et Ringier Magazine SA. Ladina Heimgartner, CEO de Ringier Médias Suisse, citée dans le communiqué a déclaré:

«Grâce à l'engagement intensif des commissions du personnel et aux propositions constructives de nombreux collègues, nous avons pu réduire considérablement les suppressions de postes, ce dont je suis heureuse et reconnaissante.»

Ringier avait annoncé le 9 janvier son intention de supprimer «environ 75 postes». La suppression prévue concerne tous les secteurs de Ringier Médias Suisse (RMS). RMS regroupe le groupe Blick, RASCH (Ringier Axel Springer Suisse), Ringier Advertising et Ringier Mediatech & Services.

Syndicom exige un plan social «amélioré»

Syndicom critique ces suppressions d'emplois, mais «salue le fait que Ringier ait répondu à de nombreuses propositions alternatives du personnel». Dans un communiqué publié lundi, le syndicat exige un plan social «amélioré» pour les personnes concernées.

Syndicom souligne «la solidarité dont font preuve les collaborateurs de Ringier et de RASCH envers leurs collègues de travail». Cela a permis d'éviter 20 licenciements grâce à des réductions volontaires du temps de travail, des départs et des retraites anticipées.

Le syndicat déplore ce licenciement collectif. «Ringier mène la fusion au pas de charge et réunit des équipes pour former de nouveaux hubs, sans impliquer correctement le personnel», a déclaré Stephanie Vonarburg, vice-présidente et responsable du secteur des médias chez syndicom, citée dans le communiqué.

Impressum, l'association professionnelle des journalistes suisses, regrette que 55 postes soient finalement supprimés. La suppression aurait pu être évitée dans ce groupe de médias rentable, écrit Impressum dans un communiqué publié lundi. La contribution aux économies des cadres supérieurs a été trop faible et les synergies n'ont pas été suffisamment exploitées. (jah/ats)

Immersion dans le plus grand bunker d'or privé de Suisse
Video: watson
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
Il est la première victime de la bulle de l'IA et c'est inquiétant
L’histoire de ce prodige de Wall Street, qui gérait des milliards à 24 ans sans aucune expérience avant de frôler la catastrophe, est spectaculaire. Mais elle illustre aussi très bien où en est actuellement le monde face à l’IA et à la bulle spéculative.
En juin 2026, Leopold Aschenbrenner, alors âgé de 24 ans, gérait un fonds spéculatif d’une valeur d’environ 45 milliards de dollars. A ce stade, il avait depuis longtemps attiré l’attention des banques et des riches investisseurs. Le grand public et les médias commençaient à leur tour à s’intéresser à lui. Le jeune homme semblait avoir acquis, aux yeux de certains, le statut de prodige: son essai de 165 pages sur l’intelligence artificielle et ses conséquences économiques, rédigé deux ans auparavant, était devenu viral et faisait figure de lecture incontournable dans la Silicon Valley.
L’article