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La société américaine Castlelake veut racheter Easyjet

Easy Jet justifie la fermeture de la base de Toulouse par une combinaison de facteurs, dont une reprise plus lente post-Covid et la pression inflationniste (archives).
EasyJet a souffert de la guerre au Moyen‑Orient.Keystone

Cette société américaine veut racheter Easyjet

La compagnie britannique a rejeté trois propositions de reprise de la part de la société d'investissement américaine Castlelake. Un intérêt qui a provoqué une envolée en bourse.
22.06.2026, 09:2222.06.2026, 09:45

EasyJet a rejeté au cours des dix derniers jours trois «propositions indicatives non contraignantes» de rachat, a annoncé lundi la société d'investissement américaine Castlelake. La candidate à la reprise de la compagnie aérienne ajoute que la dernière proposition valorisait le groupe britannique à presque 5 milliards de livres (5,8 milliards de francs).

La troisième offre, datée du 20 juin, a été formulée «à un prix de 625 pence par action», a précisé Castlelake dans un communiqué, disant avoir décidé de la rendre publique «à la suite du rejet des trois propositions par le conseil d'administration d'EasyJet» pour permettre aux actionnaires «d'en examiner les mérites».

Le cours de l'action EasyJet s'était envolé au début du mois après que la société d'investissement américaine avait annoncé qu'elle envisageait un rachat. Castlelake doit signaler son intention ferme de faire une offre ou de renoncer au plus tard le 26 juin.

Le transporteur britannqiue avait pointé «le caractère très opportuniste du calendrier, alors que le cours de l'action EasyJet est temporairement déprimé en raison de la situation actuelle au Moyen-Orient et de son impact sur la confiance des clients et sur les prix du kérosène». Quelques jours plus tard, Air France-KLM avait dit n'être pas impliqué dans les discussions autour de cet éventuel rachat, mais le directeur général du groupe franco-néerlandais, Benjamin Smith, avait toutefois indiqué qu'il pourrait y être attentif.

Permettre aux actionnaires de «rester investis»

La compagnie EasyJet avait publié en mai une perte alourdie sur un an au premier semestre de son exercice décalé, pénalisée par la guerre au Moyen‑Orient, qui a entraîné une hausse des prix du carburant. Si cette période est traditionnellement une saison de perte pour les compagnies aériennes, EasyJet avait prévenu que le second semestre serait lui aussi affecté par le conflit.

Castlelake estime lundi dans son communiqué que sa troisième offre «se compare favorablement à la valeur actuelle» du cours de l'action EasyJet (la clôture de vendredi à Londres était de 504 pence), «même en supposant que la compagnie atteigne son objectif ambitieux de générer plus de 1 milliard de livres de bénéfice avant impôts à moyen terme».

Selon son communiqué, la société américaine veut proposer une «participation partielle au capital, afin de permettre aux actionnaires d'EasyJet de rester investis» dans la compagnie après le rachat, «en partenariat avec Castlelake», mais ce dernier précise qu'il n'est à ce stade «nullement certain qu'une offre ferme sera faite». (jzs/afp)

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