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La Guinée accorde des terres aux victimes d'évictions forcées

La Guinée accorde des terres aux victimes d'évictions forcées

Des villageois recherchent des disparus dans un glissement de terrain dans le village de Yambali, dans les Hautes Terres de Papouasie-Nouvelle-Guinée, le lundi 27 mai 2024.
Le terrain sera géré par la société étatique SONAPI, qui sera responsable du développement du site et du relogement des victimes (image d'illustration).Image: AP UNDP Papua New Guinea
La Guinée accorde enfin des terres aux victimes d'évictions forcées après des décennies d'attente.
15.09.2024, 21:13
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La Guinée a donné dimanche lors d'une cérémonie des terres aux milliers de victimes d'évictions forcées menées par les gouvernements précédents. Certaines d'entre elles ont attendu plus de 25 ans pour être dédommagées.

Plus de 20 000 personnes avaient été déplacées de force lorsque le gouvernement de l'ex-président Alpha Condé (2010-2021) avait fait démolir les quartiers de Kaporo-Rails, Kipe 2, Dimesse et Dar Es Salam dans la capitale Conakry entre février et mai 2019, selon l'ONG Human Rights Watch.

Le gouvernement avait alors affirmé que les terrains appartenaient à l'Etat et qu'ils seraient utilisés pour y bâtir des bâtiments officiels.

Une précédente séquence de démolitions ordonnées par le gouvernement avait eu lieu dans les mêmes quartiers de Conakry en 1998, à l'époque durant la présidence de Lansana Conté (1984-2008).

Lors d'une joyeuse cérémonie organisée dimanche, les associations représentant les victimes ont reçu les actes de propriété de 258 hectares de terrain situés à Wonkifong, à quelque 60 km de Conakry, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le terrain sera géré par la société étatique SONAPI, qui sera responsable du développement du site et du relogement des victimes.

«Nous faisons un pas concret vers la guérison des blessures du passé de 2683 ménages, tout en posant les fondations d'un avenir partagé»
La directrice générale de la SONAPI, Maïmouna Laure Mah Barry, dans un communiqué

Pour le porte-parole des victimes, Samba Sow:

«Cette date symbolise la réparation d'une injustice vieille de 26 ans pour les déguerpis de 1998 et de 5 ans pour ceux de 2019. Des milliers de maisons d'habitation, des écoles, des marchés et lieux de culte ont été détruits en violation flagrante des lois de notre pays. La vie de plusieurs milliers de familles a été ainsi anéantie.»
Samba Sow

Sow a appelé le général Mamady Doumbouya, leader de la junte militaire au pouvoir, à mettre en place un fonds d'indemnisation pour les victimes.

Le général Amara Camara, un porte-parole de la junte, a participé à la cérémonie. Il a indiqué que le président «est résolument engagé à sécher les larmes de tous les fils de ce pays».

La Guinée, située en Afrique de l'Ouest, est au pouvoir d'une junte dirigée par Doumbouya depuis un coup d'Etat en septembre 2021 qui avait renversé le président Condé. (chl/ats)

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