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Sa dernière volonté lui évite la condamnation à mort

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Un condamné à mort a empêché son exécution à la dernière minute, en réclamant que son pasteur puisse le toucher avant de passer de vie à trépas.



Il est passé à côté de l'injection létale d'un cheveu. La cour suprême des Etats-Unis a accordé mercredi un répit à la dernière minute à un condamné à mort. Raison à cela: il tenait absolument à ce que son pasteur puisse appliquer ses mains sur son corps avant son décès.

L'homme de 37 ans était détenu depuis 17 ans au pénitencier d'Huntsville au Texas. Il avait été condamné pour avoir poignardé un employé de magasin lors d'un cambriolage dans le sud de cet Etat conservateur.

Touché en plein coeur

Le condamné, un chrétien membre d'une église baptiste, avait saisi les tribunaux pour réclamer que son pasteur puisse apposer ses mains sur son corps lors de l'exécution et prier à voix haute lors de ses derniers instants.

Pourquoi faire? Le pasteur a expliqué que «placer ses mains sur un mourant et vocaliser ses prières lors du passage de la vie à la mort était une partie intégrante des rites qu'il souhaite administrer à John Ramirez dans le cadre de leur foi commune».

Pasteur ou plante en pot?

Le bémol, c'est que selon les avocats du condamné, les règles texanes «l'obligent à rester dans le coin d'une pièce comme une plante en pot». Pour des motifs de sécurité, les autorités pénitentiaires exigent que le prêtre, pasteur, imam ou tout autre conseiller spirituel du futur défunt se tienne à distance et silencieux.

Le condamné avait adressé lundi un recours en urgence à la cour suprême des Etats-Unis après avoir essuyé un refus en première instance et en appel.

La haute juridiction a accepté in extremis de suspendre son exécution et précisé qu'elle étudierait le fond du dossier en octobre ou novembre. Elle n'a pas justifié sa décision, comme il est de coutume pour les procédures en urgence.

Un bon prétexte

Tous les condamnés croyants n'ont pas eu la chance du Texan. En 2018, la haute juridiction avait refusé de bloquer l'exécution d'un détenu musulman qui réclamait la présence d'un imam à ses côtés dans la chambre de la mort.

Cette décision avait provoqué un tollé général. Du coup, quelques semaines plus tard, l'injection létale d'un autre condamné qui voulait être accompagné par un conseiller spirituel bouddhiste dans ses derniers instants avait été suspendue. Technique à méditer pour les Texans. (sda/ats/afp/mb)

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Le procès hors normes des attentats de Paris a débuté
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