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Amérique du sud

Guatemala: le parti du président-élu suspendu par un tribunal

Le président à peine élu, son parti est déjà suspendu

Bernardo Arévalo, presidential candidate with Seed Movement party, speaks during his closing campaign rally at Constitution square in Guatemala City, Wednesday, Aug. 16, 2023. Arevalo faces rival and  ...
Bernardo Arévalo a gagné l'élection présidentielle du Guatemala, mais son règne est déjà contesté.Keystone
Le nouveau dirigeant doit faire face à un blocage de la part de magistrats, accusés de corruption par Washington, qui semblent prêts à tout pour éviter qu'il prenne la tête du pays dès l'année prochaine.
29.08.2023, 05:5229.08.2023, 06:38
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Le Tribunal suprême électoral (TSE) du Guatemala a suspendu lundi, à la demande d'un juge, le parti Semilla du président élu Bernardo Arévalo. Celui-ci doit prendre ses fonctions le 14 janvier, l'instance ayant également officialisé la victoire du social-démocrate.

«La Direction générale du registre des citoyens (...) décide de suspendre provisoirement l'inscription en tant que personne morale du Comité pour la constitution du parti politique Movimiento Semilla», indique la résolution du tribunal électoral.

Après le premier tour de la présidentielle le 25 juin, le juge Fredy Orellana avait ordonné, sur demande du procureur Rafael Curruchiche, au TSE de suspendre Semilla et d'enquêter sur des anomalies présumées concernant l'enregistrement de membres lors de sa formation en 2017.

Les Etats-Unis considèrent les deux magistrats «corrompus». L'organe judiciaire n'avait pas suivi l'ordre du juge au motif qu'il est impossible de suspendre un parti en plein processus électoral. La Cour constitutionnelle du Guatemala avait alors garanti la tenue du second tour à la date prévue entre les deux candidats qualifiés.

«Fraude»

Le 20 août, Bernardo Arévalo est sorti largement vainqueur avec plus de 60% des suffrages. Son adversaire a dénoncé une supposée «fraude» durant l'élection. Lundi, le directeur du registre des citoyens, Ramiro Muñoz, a respecté l'ordre du juge Orellana en justifiant du fait que le processus électoral était terminé.

Selon des avocats, la suspension de Semilla n'a pas de conséquence sur l'entrée en fonction du président-élu. En revanche, elle peut affecter les membres du parti au Congrès et les empêcher par exemple de présider des commissions parlementaires.

En marge de l'annonce de la suspension de Semilla, le Tribunal suprême électoral a officialisé les résultats du second tour donnant Arévalo vainqueur. Son mandat de quatre ans doit démarrer le 14 janvier, a déclaré le secrétaire général du TSE, Mario Velasquez. (ats/jch)

Cet homme a survécu à 3 heures de vol caché dans un train d’atterrissage
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