Les «plumes de sang» qui se cachent derrière le luxe et Shein
Lundi 21 septembre, L'ONG de défense des animaux World Animal Protection a dénoncé des cas d'autruches acculées par des travailleurs en Afrique du Sud. Ceux-ci leur plaçaient des sacs sur la tête, puis leur coupaient et leur arrachaient les plumes sans leur administrer d'analgésiques. L'organisation s'appuie sur une enquête menée en collaboration avec Collective Fashion Justice, organisation promouvant l'éthique dans la mode.
Les images font partie d'un rapport titré Plumes de sang. Il examine les conditions de vie dans les élevages commerciaux et dans les usines de transformation de plumes en Afrique du Sud.
Le pays représente environ 75% du marché mondial de l'autruche. L'industrie produit de la viande, du cuir et des plumes. D'après l'enquête, des fermes et des usines sud-africaines fournissent des marques de luxe telles que YSL, Louis Vuitton, Dior et Chanel, ainsi que le géant de la fast-fashion Shein.
Dans certaines exploitations, les plumes sont coupées au-dessus de la ligne de sang — ce qui signifie qu'elles poussent encore et sont vascularisées. Elles sont ensuite arrachées de la peau des animaux à l'aide de pinces, un processus qui est répété tous les six mois sur certains oiseaux, affirme l'association caritative.
Manoeuvre «extrêmement pénible»
On retrouve souvent du sang dans la tige de ces plumes, ce qui a donné naissance à l'expression «plumes de sang». Le rapport indique:
L'enquête fait également état d'oiseaux blessés, dont des autruches, qui semblaient incapables de se tenir debout, et d'autres présentant des blessures dues à des coups de bec dans les yeux et les plumes. (vz/afp)
