Un ado ouvre le feu dans un collège: un mort et huit blessés
La fusillade, qui a provoqué une onde de choc dans ce pays peu habitué aux fusillades dans des écoles, s'est produite au collège Mariano Moreno de San Cristóbal, une ville de 16 000 habitants dans la province de Santa Fe (centre).
Six élèves ont été soignés dans un hôpital local pour des blessures superficielles reçues alors qu'ils fuyaient les lieux, selon le communiqué du gouvernement de la province de Santa Fe.
Deux autres élèves âgés de 13 et 15 ans, dont un dans un état grave mais stable, ont été transportés à l'hôpital régional de Rafaela.
«Totalement extraordinaire»
C'est un «moment très, très triste et très choquant. Nous voulons donc, en premier lieu, apporter notre soutien à la famille d'Ian, le garçon qui a perdu la vie aujourd'hui», a déclaré le ministre de la Justice et de la sécurité de la province, Pablo Cococcioni, lors d'une conférence de presse quelques heures après la fusillade.
L'agresseur, dont l'identité n'a pas été divulguée, a été arrêté, a indiqué à l'AFP une source au ministère provincial de la Sécurité.
«Ce que nous avons pu établir, c'est qu'il ne s'agissait pas d'un conflit au sein de l'école», a-t-il poursuivi. La fusillade a eu lieu alors que les élèves s'apprêtaient à assister à la cérémonie du lever du drapeau, comme chaque jour avant le début des cours dans cet établissement comptant environ 1500 élèves.
L'arme utilisée par l'agresseur «est vraisemblablement un fusil de chasse», a déclaré à la chaîne TN un responsable de la municipalité de San Cristóbal, Ramiro Muñoz. Les cours ont été suspendus et les élèves renvoyés chez eux.
En 2000, une fusillade à Rafael Calzada avait fait un mort, et une autre en 2004 à Carmen de Patagones trois morts. Toutes deux sont situées dans la province de Buenos Aires.
«Il est très difficile de trouver une explication à ce genre d'événements, et plus encore lorsqu'ils se produisent dans le cadre scolaire», a encore estimé Pablo Cococcioni. «C'est quelque chose de totalement extraordinaire et que nous n'aurions jamais imaginé». (ats/fv)
