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En Floride, le gouverneur conservateur déclare la guerre à l'avortement

Le gouverneur de la Floride, Ron DeSantis, s'adresse à ses partisans avant de signer la loi interdisant l'avortement à 15 semaines, ce jeudi dans la ville de Kissimmee, aux Etats-Unis.
Le gouverneur de la Floride, Ron DeSantis, s'adresse à ses partisans avant de signer la loi interdisant l'avortement à 15 semaines, ce jeudi dans la ville de Kissimmee, aux Etats-Unis.Image: sda
Le texte, adopté par le Parlement de Floride à majorité républicaine, qui entrera en vigueur le 1er juillet, réduit de 24 à 15 semaines de grossesse le seuil légal pour avorter.
15.04.2022, 04:2215.04.2022, 08:05

Les femmes de Floride n'auront plus le droit d'avorter à partir de 15 semaines de grossesse selon la loi promulguée jeudi par le gouverneur républicain de cet Etat du sud-ouest des Etats-Unis. Le seuil légal était de 24 semaines.

Le gouverneur de l'Etat de la Floride Ron DeSantis est sur tous les fronts:

Les seules exceptions prises en compte par cette nouvelle loi sont celles d'un «risque grave» pour la santé de la femme ou d'une anomalie létale du foetus, mais pas en cas de viol ou d'inceste.

«Nous sommes ici aujourd'hui pour défendre ceux qui ne peuvent se défendre seuls. Cela représente la plus grande mesure de protection de la vie promulguée dans cet Etat depuis une génération.»
Ron DeSantis

La loi de Floride est comparable à un texte du Mississippi, dont la légalité est en examen à la Cour suprême des Etats-Unis. La plus haute juridiction du pays, profondément remaniée par Donald Trump, doit rendre sa décision avant la fin juin.

«Cette interdiction de l'avortement est une attaque contre nos libertés les plus fondamentales: le droit de disposer de notre corps, de notre propre futur»
Stephanie Fraim, présidente pour le sud-ouest et le centre de la Floride de l'organisation Planned Parenthood, qui gère de nombreuses cliniques pratiquant des IVG dans tous les Etats-Unis.

Droit à l'avortement menacé

Lors de l'examen du dossier, ses juges conservateurs, désormais ultra-majoritaires (six sur neuf) ont laissé entendre qu'ils pourraient profiter de ce dossier pour réduire, voire annuler le droit à l'avortement. Reconnu dans l'arrêt historique «Roe v. Wade» de 1973, ce droit est aujourd'hui valable tant que le foetus n'est pas viable, soit vers la fin du deuxième trimestre.

Galvanisés par la majorité conservatrice de la Cour, plusieurs Etats républicains ont adopté récemment des lois très restrictives sur l'avortement. Le Texas est allé le plus loin en interdisant d'interrompre toute grossesse dès que les battements de coeur de l'embryon sont perceptibles, environ quatre semaines après la fécondation. (ats/jch)

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