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Comment s'en sortent les régions qui ont levé les mesures Covid?

People gather at Bar Fibre in Leeds, after the final legal coronavirus restrictions were lifted in England at midnight, Monday, July 19, 2021. (Ioannis Alexopoulos/PA via AP)

Le Royaume-Uni a levé presque toutes les restrictions. Image: sda

En Angleterre, au Danemark, en Nouvelle-Zélande et au Texas, on ne voit presque plus de gens masqués. Mais comment ces Etats s'en sortent-ils? Tour d'horizon.

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Début juin, Israël, véritable pionnier de la vaccination, célébrait la fin du port du masque. Deux semaines plus tard, c’est la désillusion: le nombre de cas augmente à cause du variant Delta et le port du masque est à nouveau nécessaire.

Les Anglais, les Danois, les Néo-Zélandais et les Texans ont également cessé de porter le masque, et les répercussions varient.

Au Texas

La situation au Texas s’est aggravée ces dernières semaines. Cet état de 29 millions d’habitants compte actuellement 12 000 nouvelles infections par jour. La situation dans les hôpitaux est particulièrement préoccupante: 9 000 patients Covid sont pris en charge et les interventions qui ne sont pas nécessaires ont été temporairement suspendues.

Le gouverneur républicain, Greg Abbott, a levé toutes les mesures de protection et n’a pas l’intention de changer d’avis. Il estime que l’obligation de porter le masque est une pratique illégale:

«Chaque Texan a le droit de décider pour lui-même et pour ses enfants s’il veut ou non porter le masque, s’il veut ou non ouvrir son magasin ou s’il veut ou non se faire vacciner.»

Greg Abbott, gouverneur du Texas

Près de 44% de la population texane est vaccinée. Au niveau national, près de la moitié des Américains sont immunisés.

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À Houston, une nouvelle tente est en train d’être construite afin d’accueillir de nouveaux patients atteints du Covid-19. Les capacités hospitalières ont bientôt atteint leur niveau maximal.

En Nouvelle-Zélande

La Nouvelle-Zélande a lutté contre le coronavirus à coups de massue: elle a mis en quarantaine des régions entières et fermé les frontières lorsque seuls quelques cas avaient été détectés. Ces mesures permettent aux Néo-Zélandais de vivre sans mesures strictes. Le masque est obligatoire uniquement dans quelques transports publics.

Toutefois, cette stratégie de fermeture des frontières a engendré une pénurie importante de la main-d’œuvre pour l’économie néo-zélandaise, qui dépend fortement d’employés étrangers. De nombreux secteurs sont touchés dont celui de la santé.

New Zealand Prime Minister Jacinda Ardern receives the first Pfizer COVID-19 vaccine at the Manurewa Vaccination center in Auckland, New Zealand Friday, June 18, 2021. (Alex Burton/NZ Herald via AP)

La première ministre néozélandaise, Jacinda Ardern, après la piqûre. Image: sda

La stratégie de la Première ministre, Jacinda Ardern, vise à combler cette lacune: elle veut mettre fin à la quarantaine obligatoire pour les travailleurs saisonniers du Samoa, du Tonga et du Vanuatu, des pays qui ne comptabilisent aucun cas d’infection. Ces travailleurs sont surtout convoités dans le milieu de l’agriculture. Mais la Première ministre veut rester prudente:

«Nous avons fait trop de chemin et avons gagné trop de libertés pour nous précipiter vers cette prochaine étape et revenir en arrière»

Jacinda Ardern, première ministre de la Nouvelle-Zélande

En Nouvelle-Zélande, la vaccination a progressé lentement: près de 15% de la population est pleinement vaccinée et 10% des habitants ont reçu leur première dose.

Au Danemark

Le Danemark, qui dit souhaiter une rentrée aussi «sereine que possible», a levé l'obligation du port du masque presque partout, à l'exception des transports publics. Les Danois doivent pourtant présenter un pass sanitaire à l’intérieur des restaurants et des salles de sport.

Pour Søren Brostrøm, directeur de l'autorité danoise de la santé publique, le retour à la vie normale est annonciateur d'une augmentation des cas ces prochaines semaines:

«Les personnes rentrent de vacances et ont plus de contact et la rentrée scolaire approche. Mais nous acceptons le nombre élevé d’infections»

Søren Brostrøm, directeur de l'autorité danoise de la santé publique

Au niveau de la vaccination, le Danemark figure en tête du classement européen : près de 60% de la population est entièrement vaccinée et 14% a reçu la première dose.

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A Aarhus, on accepte que le nombre de cas augmente en échange d'un retour à la normalité.

En Angleterre

En Angleterre, le «Freedom Day» (jour de la libération), censé marquer la fin des mesures liées au Covid, a été repoussé en juin de quatre semaines. Avec l’augmentation des cas, la situation était trop instable. Le 19 juillet marque ainsi le jour tant attendu: les Anglais ont fêté la fin de la pandémie dans les boîtes et les restaurants.

Au même moment, le nombre d’infections diminue rapidement. La fin de l’Euro, le beau temps et le début des vacances ont contribué à cette chute des cas. Les données indiquent également que de nombreux Anglais ont continué à faire attention malgré la levée des mesures. Mais trois semaines après le «Freedom Day», le nombre de cas ne diminue plus et les experts britanniques de la santé estiment que la levée des restrictions a été une erreur.

Pour Christina Pagel de l’University College London, le nombre d’infections est trop élevé. Elle a déclaré à ZDP, une chaîne de télévision allemande:

«Je ne veux pas vivre dans un monde qui compte des milliers de nouveaux cas par jour. En Grande-Bretagne, entre 700 et 800 personnes atteintes du Covid sont admises dans les hôpitaux chaque jour. Cela met à rude épreuve le système de santé et le personnel qui est déjà épuisé, et ce depuis plus d’une année.»

Christina Pagel, University College London

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source: keystone / jean-christophe bott
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