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Total développe un projet «climaticide» en Ouganda

Total développe un projet «climaticide» en Ouganda

epa09004837 Generic view of the logo of French Energy Group Total during a press visit of a compressed gas service station at the port of Gennevilliers, near Paris, France, 11 February 2021. Vehicles  ...
Image: EPA
L'énorme projet du géant pétrolier français Total en Ouganda et en Tanzanie comporte d'«énormes risques environnementaux et climatiques», selon des ONG françaises.
12.04.2021, 14:1712.04.2021, 15:10
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L'Ouganda, la Tanzanie et les compagnies pétrolières française Total et chinoise CNOOC ont signé dimanche plusieurs accords ouvrant la voie à la construction d'un oléoduc qui transportera le futur pétrole brut ougandais vers un port tanzanien sur l'océan Indien, un projet que les associations Survie et les Amis de la Terre qualifient de «climaticide».

De quoi on parle?
Opéré par Total et CNOOC, il prévoit l'exploitation de gisements découverts en 2006 en Ouganda dans la région du lac Albert (Ouest), et l'acheminement du pétrole par un oléoduc (EACOP) pour un coût estimé à 3.5 milliards de dollars.

Selon un rapport publié en octobre par les Amis de la Terre et Survie, plusieurs «dizaines de milliers de personnes» sont affectées par l'ensemble du projet et ont commencé à perdre leurs moyens de subsistance.​

«Au lieu de répondre aux besoins urgents des communautés affectées et aux alertes répétées de la société civile, Total a concentré ses efforts ces dernières semaines sur une offensive de communication pour contrer publiquement l'opposition croissante que suscitent ses méga-projets pétroliers», écrivent les ONG dans un communiqué.

«Nos associations déplorent qu'une fois de plus la multinationale française semble plus préoccupée par son image que par les impacts destructeurs qu'ont ses opérations sur les droits humains, l'environnement et le climat dans ces deux pays», ajoutent-elles en accusant Total de faire du «greenwashing» («verdissage» de son image) et de développer son projet «à marche forcée».

Le groupe français a annoncé en mars avoir pris des mesures pour tenter de réduire l'impact de ses activités sur les populations et l'environnement, et promis la «transparence» sur son projet. Les associations, qui ont entamé une bataille judiciaire en 2019 contre ce projet, ont annoncé leur intention de se pourvoir en Cassation contre une décision de la justice française qui avait décidé en décembre de confier le litige à un tribunal de commerce. (ats/afp)

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