Le super typhon Bavi fait de gros dégâts sur cette île américaine
Lundi, les autorités ont fait état de «vents violents» et d'«inondations». «Nous tenons bon. Nous subissons actuellement des vents violents et des inondations ici», a déclaré Lou Rosario, porte-parole du centre opérationnel de la mairie de Rota.
Et d'ajouter:
Le Service météorologique américain (NWS) avait mis en garde contre des «dégâts catastrophiques» et «une situation de danger mortel».
«Le mur occidental de l'oeil du super typhon Bavi est actuellement en train de traverser l'île de Rota. Selon les dernières prévisions, l'intensité est de 290 km/h au moment de son passage sur Rota», a indiqué le NWS à propos de cette petite île, la plus méridionale des Mariannes du Nord, peuplée d'environ 1500 habitants.
Le super typhon, d'une force équivalente à un ouragan de catégorie 5, peut donner lieu à des rafales atteignant 350 km/h, selon le Centre de prévision des typhons.
La majeure partie de Rota «sera inhabitable pendant des semaines, voire plus longtemps», selon la NWS.
Il a ajouté:
L'organisme s'attend à des vagues pouvant atteindre 10,7 mètres, créant des conditions «extrêmement dangereuses» en mer.
Selon Lou Rosario, des services de téléphonie mobile ont été coupés après la chute d'une antenne-relais.
«En travaillant ensemble et en prenant les précautions nécessaires, nous pouvons contribuer à protéger nos familles, nos voisins et notre communauté. Nous prions pour la sécurité de notre peuple», a déclaré Aubry Hocog, le maire de Rota.
Cette île est proche de Guam, autre territoire américain.
Amélioration progressive
Le nord de Guam a subi des vents équivalents à ceux d'un ouragan de catégorie un, a indiqué le NWS.
«Le super-typhon Bavi quitte la région (...) Les conditions vont donc s'améliorer progressivement», a précisé l'organisme.
Ces territoires ont déjà été durement éprouvés en avril par le super typhon Sinlaku, qui a notamment privé des dizaines de milliers de personnes d'électricité. Et en 2023, Guam avait aussi subi les rafales destructrices du typhon Mawar.
El Niño
Miku Sakurai, 25 ans, une touriste japonaise qui devait rentrer à Tokyo avec ses amis dimanche, a eu son vol annulé en raison de la météo. «Nous resterons à l'hôtel quand la tempête arrivera. Ca me fait peur», décrit à l'AFP la jeune femme, employée de bureau.
Sur une plage de la baie de Talofofo, à Guam, une dizaine de surfeurs profitent malgré la situation des conditions de vent.
Des équipes de la protection civile locale, l'agence fédérale de gestion des urgences, étaient à pied d'oeuvre à Guam où un centre de distribution a été approvisionné avec 1,1 million de litres d'eau, 1,2 million de repas, 6700 lits de camp et 90 générateurs.
Cinq centres d'évacuation ont également ouvert leurs portes dans des écoles, avec une capacité d'accueil de 1900 personnes, principalement celles vivant dans des habitations vulnérables.
L'Organisation météorologique internationale (OMI) a averti vendredi que le phénomène climatique El Niño, qui survient généralement tous les deux à sept ans et dure neuf à douze mois, avait déjà commencé dans le Pacifique tropical.
Ce phénomène réchauffe les températures de l'eau dans le centre et l'est du Pacifique équatorial, modifiant à l'échelle mondiale les régimes de vents, de pression et de précipitations. (sda/ats/afp)
