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Corée du Nord

Pyongyang confirme le lancement d'un satellite-espion en juin

Pyongyang confirme le lancement d'un satellite-espion en juin

epa10633137 A photo released by the official North Korean Central News Agency (KCNA) shows Kim Jong Un (C), general secretary of the Workers' Party of Korea and president of the State Affairs of  ...
Kim Jong-Un, au centre, accompagné par sa fille âgée de 10 ans, en train de guider les travaux concernant le satellite.Keystone
Sur le qui-vive suite à de nombreux tirs de missiles ces derniers mois, le Japon soupçonne une attaque déguisée de la part du pays de Kim Jong-Un.
30.05.2023, 05:27
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La Corée du Nord a confirmé mardi qu'elle allait lancer un satellite militaire espion en juin afin de «faire face aux actions militaires dangereuses des Etats-Unis et de leurs vassaux».

Le «satellite de reconnaissance militaire numéro 1» sera «lancé en juin», a annoncé Ri Pyong-chol, vice-président de la commission militaire centrale du parti des travailleurs, cité par l'agence d'Etat KCNA:

«Les Etats-Unis mènent des activités hostiles d'espionnage aérien dans la péninsule coréenne et son voisinage»

Le Japon avait annoncé lundi avoir été informé par la Corée du Nord d'un prochain lancement d'un satellite, un projet qui, selon le gouvernement nippon, dissimulerait un tir de missile balistique.

Selon Tokyo, Pyongyang a informé les gardes-côtes japonais du lancement d'une fusée entre le 31 mai et le 11 juin. Le projectile devrait retomber dans une zone située quelque part entre la mer Jaune, la mer de Chine orientale et l'est de l'île de Luçon aux Philippines, des lieux généralement désignés pour la chute de débris ou d'étages de fusées.

Ordre d'abattre

«Même s'il est décrit comme un satellite, un lancement utilisant la technique des missiles balistiques constituerait une violation des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies» et menacerait la sécurité de la population
Le premier ministre japonais, Fumio Kishida

Le ministère japonais de la défense a donné l'ordre d'abattre tout missile balistique dont la chute sur son territoire terrestre ou maritime serait confirmée, précisant avoir déployé à cet effet des missiles intercepteurs SM-3 et de type Patriot PAC-3.

Cette stratégie de communication nord-coréenne, consistant à informer le Japon de ses lancements futurs mais pas la Corée du Sud, pourrait être liée aux importants exercices conjoints entre Séoul et Washington qui ont débuté jeudi à seulement 25 km au sud de la frontière intercoréenne, a estimé l'analyste Cheong Seong-chang du centre d'études nord-coréennes de l'institut Sejong.

Par ailleurs, Séoul «a qualifié son voisin d''ennemi' dans un document de défense en février:

«La Corée du Nord n'aime pas le Japon, mais elle a davantage de raisons de ne pas aimer Séoul en ce moment»
Cheong Seong-chang

La Corée du Nord a déjà testé en 2012 puis en 2016 des missiles balistiques, qu'elle avait qualifiés de lancements de satellites et qui avaient survolé le département insulaire d'Okinawa, dans le sud du Japon. (ats/jch)

Ce clip de propagande nord-coréen vaut tous les nanars du monde.
Video: watson
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