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Le sous-variant d'Omicron, «BA.2», suscite déjà quelques inquiétudes chez les épidémiologistes.
Le sous-variant d'Omicron, «BA.2», suscite déjà quelques inquiétudes chez les épidémiologistes.shutterstock

4 choses à savoir sur «BA.2», le tout nouveau sous-variant d'Omicron

Le sous-variant BA.2 pourrait se transmettre encore plus facilement que le variant Omicron originel. Réponses aux quatre principales questions qu'on peut se poser à son sujet.
20.01.2022, 16:4821.01.2022, 11:52
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Alors que les autorités politiques voyaient déjà se profiler avec assurance le pic de la cinquième vague de Covid, la communauté scientifique a remarqué quant à elle un rebond des contaminations sur le court terme. Il pourrait avoir pour cause un nouveau sous-variant d'Omicron, possiblement encore plus contagieux: BA.2.

BA.2 suscite déjà quelques inquiétudes chez les épidémiologistes. Selon Le Soir, il représentait ce mardi 1,1% de toutes les nouvelles infections détectées.

C'est quoi ce variant?

Comme l'explique Le Parisien, chaque variant donne naissance à des «petits» – c'est-à-dire des mutations supplémentaires. Par rapport à la version d'origine, le désormais bien connu Omicron (BA.1), qui représente plus de 90% des cas, BA.2 présente une dizaine de mutations supplémentaires au niveau de la protéine Spike.

Il n'est pas considéré comme un variant à part entière car, bien qu'il présente des mutations identiques à Omicron, il présente également certaines différences notables.

a-t-il été repéré?

Des cas de BA.2 ont été détectés à différents endroits du globe:

  • En Inde.
  • A Singapour.
  • En Australie.
  • Au Canada.
  • En Israël.
  • Au Royaume-Uni.
  • En Belgique.
  • Et il semble responsable de la poursuite de l'épidémie au Danemark, selon l'épidémiologiste Antoine Flahault.

Faut-il paniquer?

L'apparition du tout nouveau variant provoque forcément quelques sueurs froides. Mais voici ce que l'on sait déjà:

Sur sa gravité

Il est encore difficile d’estimer si le sous-variant BA.2 déclenche des symptômes plus conséquents que le variant Delta. «Les observations très préliminaires suggèrent qu’il n’y a pas de grosse différence de gravité par rapport à BA.1. Ces données devraient se solidifier (dans un sens ou dans l’autre) dans les semaines à venir», a indiqué sur Twitter le virologue à l’Imperial College de Londres, Tom Peacock.

L'épidémiologiste français Etienne Simon-Lorière confirme pour sa part au Parisien qu'il est «peu probable» de développer une forme grave de Covid avec BA.2. «Les deux virus sont suffisamment proches au niveau de la protéine Spike pour penser qu’ils se comportent à peu près de la même façon», estime-t-il.

Sur sa contagiosité

C'est un variant qui semble proche, même si pour l'heure, nous avons peu de données sur sa virulence ou sur sa capacité d'échappement, a détaillé Antoine Flahault à La Dépêche du Midi. Cette souche n'a «pas encore été classifiée par l'OMS comme un variant de préoccupation. (...) On pense cependant qu'il reste très contagieux».

Va-t-il prendre le pas sur Omicron?

«On ne sait pas non plus à ce stade si les vaccins sont aussi efficaces contre cette maladie. Cela aussi nécessite une enquête plus approfondie», a expliqué le virologue Piet Maes dans les médias belges.

En tout cas, le fait que BA.2 parvienne à prendre en partie le pas sur le variant Omicron d’origine interpelle. Antoine Flahault l'explique par un «échappement immunitaire», c’est-à-dire que les anticorps apparus à la suite d'une infection ou de la vaccination seraient moins performants pour bloquer le virus. «On saura vite si c’est confirmé, car des personnes infectées par Omicron (BA.1) apparaîtraient avoir été ensuite contaminées par BA.2», indique-t-il.

Quelles perspectives?

Aucun scénario n'est écrit d’avance concernant l'avenir de ce nouveau variant. Toutefois, voici les possibilités:

  • Il pourrait rester minoritaire dans certains pays, tout en s’imposant dans d'autres. Par exemple, l’un des sous-variants de Delta, appelé AY.4.2, avait représenté jusqu’à 25% des cas quotidiens au Royaume-Uni, mais il n’a jamais percé en France ou en Suisse.
  • Ou alors, il pourrait relancer à nouveau les contaminations un peu partout. «Je ne suis pas totalement confiant sur les prévisions que l'on peut faire aujourd'hui sur le pic de la cinquième vague et sur une décrue potentiellement rapide. On n'est pas dans une situation très favorable en France pour parler de décrue épidémique», a confié le professeur Antoine Flahault à la Dépêche.

Pour rappel, plus de 4000 variants du Sars-Cov-2 ont déjà été identifiés à travers le monde jusqu'à présent.

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