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Zelensky veut contraindre la Russie et Trump l'ignore au G7

epa13041608 A handout photo made available by the Ukrainian Presidential Press Service shows Ukrainian President Volodymyr Zelensky (L), and US President Donald J. Trump (L) talking on the sidelines o ...
Donald Trump en conversation, un peu à contrecœur, avec Volodymyr Zelensky.Keystone

Ce geste de Trump qui a marqué le sommet du G7

Après l’accord-cadre conclu avec l’Iran, le sommet du G7 cherchait également une issue à la guerre en Ukraine. Mais Vladimir Poutine reste inflexible, poussant les sept grandes puissances à s’accorder sur de nouvelles sanctions contre la Russie.
17.06.2026, 11:5617.06.2026, 13:24
Stefan Brändle

Cela aurait été trop beau. Après l’accord-cadre avec l’Iran, une reprise de contact entre la Russie et l’Ukraine? C’est dans cette optique qu’Emmanuel Macron, hôte du sommet du G7, avait également invité le président ukrainien Volodymyr Zelensky à Evian-les-Bains.

Mardi matin, le président français a personnellement accompagné son invité venu de Kiev jusqu’à la réunion des plus hauts représentants des sept principales puissances industrialisées:

  • Les Etats-Unis.
  • L’Allemagne.
  • La France.
  • Le Royaume-Uni.
  • L’Italie.
  • Le Canada.
  • Le Japon.

L’atmosphère était détendue. Les salutations alternaient avec les accolades, les plaisanteries avec les pronostics sur le football. Deux participants, toutefois, ne se sont pas rapprochés: Donald Trump n’a fait aucun geste pour saluer Volodymyr Zelensky. La scène était sans équivoque. Le président de 80 ans a d’abord ostensiblement ignoré le président ukrainien, qui demeurait en retrait avec courtoisie. Même Emmanuel Macron, qui avait installé Donald Trump à sa droite autour de la table ronde et Volodymyr Zelensky à sa gauche, semblait, pour une fois, à court de ressources diplomatiques.

Italy's Prime Minister Giorgia Meloni, European Council President Antonio Costa, Ukraine's President Volodymyr Zelenskyy, Japan's Prime minister Sanae Takaichi, Switzerland's Presi ...
De nombreux chefs d'Etats étaient à Evian-les-Bains ce 16 juin, en plus des «sept».Keystone

Par son attitude, Donald Trump envoyait un message limpide: l’Ukraine ne peut plus compter davantage sur les Etats-Unis. Lundi encore, le président américain s’était entretenu par téléphone avec Volodymyr Zelensky. Le dirigeant ukrainien lui avait proposé une rencontre en personne avec le président russe et chef de guerre Vladimir Poutine, «dans un format qui rendrait beaucoup plus difficile pour Poutine de refuser», aurait-il expliqué.

Donald Trump, qui avait également échangé avec Vladimir Poutine, a qualifié ces discussions de «très bonnes» et affirmé que les deux chefs d’Etat en guerre étaient «ouverts». «La Russie devrait conclure un accord», a-t-il ajouté. «J’ai réglé huit guerres, et celle-ci me paraissait la plus simple à résoudre.»

Les moqueries du Kremlin envers le président ukrainien

Mais c'était une erreur. Une fois de plus, Donald Trump a refusé de voir la réalité, c’est-à-dire l’intransigeance du maître du Kremlin. Il a regretté que 25 000 soldats meurent chaque mois dans cette guerre, mais refuse obstinément d’en attribuer la responsabilité à Vladimir Poutine. Mardi, le porte-parole du Kremlin a confirmé qu’il n’existait aucun contact officiel entre la Russie et l’Ukraine. Avant d’ajouter, sur un ton condescendant:

«Zelensky peut toujours venir à Moscou s’il souhaite négocier de manière responsable et sérieuse»

Vladimir Poutine a pourtant démontré à maintes reprises qu’il ne souhaitait ni négocier sérieusement ni agir de manière responsable. A Evian, Volodymyr Zelensky a donc déclaré: «La Russie doit être contrainte de mettre fin à la guerre menée contre notre peuple.» Après la frappe de missile russe contre la cathédrale située à proximité du célèbre monastère des Grottes de Kiev, l’armée de l’air ukrainienne a riposté en visant des raffineries de pétrole russes avec des drones. Le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, a affirmé que son pays avait abattu 60 drones ukrainiens. Volodymyr Zelensky a, de son côté, publié une vidéo montrant une raffinerie en flammes.

Un porte-parole du chancelier allemand Friedrich Merz a expliqué que la dynamique sur le champ de bataille avait changé et que l’Ukraine avait acquis une «position de force». Avant son départ pour Evian, Friedrich Merz avait avancé ceci:

«Pour la première fois, une fenêtre diplomatique pourrait lentement s’ouvrir»

Mais cette fenêtre est, toutefois, restée fermée à Evian. Après d’intenses négociations menées sous l’impulsion d’Emmanuel Macron, les Etats du G7 semblent être parvenus, mardi, à un accord sur de nouvelles sanctions contre la Russie. Selon des sources gouvernementales françaises, celles-ci viseront principalement les secteurs du pétrole et du gaz. En revanche, il n’a pas encore été confirmé que les Etats-Unis, qui avaient déjà assoupli certaines sanctions en mars, participeraient à ce nouveau durcissement.

Le premier ministre britannique Keir Starmer a, lui, tenté d’accroître la pression sur le Kremlin. Son gouvernement a annoncé de nouvelles sanctions visant 70 personnes et entités, dont des organisateurs de la flotte fantôme russe. Les forces britanniques avaient intercepté dimanche l’un de ces pétroliers dans la Manche. Keir Starmer a également annoncé que le Royaume-Uni fournirait de l’uranium enrichi à l’Ukraine afin d’assurer le fonctionnement de ses centrales nucléaires. (trad. hun)

Vladimir Poutine dans tous ses états
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Vladimir Poutine dans tous ses états
Poutine en mode chasseur, 2010.
source: ap ria novosti russian governmen / dmitry astakhov
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Macron accueille les dirigeants du G7 en musique
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