International
Droits de l’homme

Entre exécutions et armes de guerre, Amnesty s'alarme en Birmanie

Entre exécutions et armes de guerre, Amnesty s'alarme en Birmanie

epa09065373 Supporters of democracy in Myanmar make preparations during a candle light vigil in Kuala Lumpur, Malaysia, 10 March 2021. Anti-coup protests continue in Myanmar amid intensifying violent  ...
Au moins 60 civils ont été tués et près de 2 000 personnes arrêtées depuis le 1er févrierImage: sda
Amnesty International dénonce les dérives de la junte militaire en Birmanie, à l'origine du coup d'État du 1er février. L'ONG pointe notamment le recours à des armes de guerre contre les manifestants pro-démocratie.
11.03.2021, 05:2711.03.2021, 06:01

L'organisation de défense des droits fondamentaux a expliqué avoir analysé 55 vidéos montrant que «la force létale est utilisée de manière planifiée, préméditée et coordonnée» par l'armée birmane.

«Des commandants impénitents déjà impliqués dans des crimes contre l'humanité qui déploient leurs troupes et méthodes meurtrières au grand jour»
Joanne Mariner, directrice de la gestion de crise chez Amnesty

Un mépris flagrant pour la vie humaine

Une vidéo publiée sur Facebook le 28 février, montre un soldat donner son fusil à un policier se trouvant à ses côtés. Ce dernier vise et tire, semblant provoquer une réaction de joie parmi les forces de l'ordre présentes. Amnesty y voit «non seulement un mépris flagrant pour la vie humaine [...] mais aussi une coordination délibérée parmi les forces de sécurité».

L'organisation dénonce aussi des «exécutions extrajudiciaires» comme celle d'un homme remis à un groupe de forces de l'ordre. Selon l'enregistrement du 3 mars publié sur Twitter, il est abattu alors qu'il ne semble pas opposer de résistance.

Mercredi soir, Amnesty a exhorté le Conseil de sécurité de l'ONU à intervenir face à des preuves de «violence contre des manifestants pacifiques, incluant des femmes, des jeunes et des enfants». Dans sa deuxième déclaration en un mois, le Conseil ne reprend cependant pas le terme de «coup d'Etat» ni ne mentionne la possibilité de sanctions internationales si la répression se prolonge.

Au moins 60 civils ont été tués et près de 2000 personnes arrêtées depuis le 1er février, d'après l'association d'assistance aux prisonniers politiques. (ats/afp/ga)

Ceci pourrait également vous intéresser:
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
L'Europe surestime Poutine et se tire une balle dans le pied
Le camp occidental discute, en France, d’éventuelles garanties de sécurité pour l’après-guerre en Ukraine. Mais pendant que Vladimir Poutine poursuit son offensive brutale, les Européens sont surtout occupés par Donald Trump.
Il n'y a pas de cessez-le-feu en vue dans la guerre en Ukraine. Malgré cela, le camp occidental a une nouvelle fois tenté, lors d’un sommet à Paris, de penser l’après-guerre, avant même que les combats ne cessent.
L’article