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Facebook: le conseil de surveillance du réseau social a été renforcé

Facebook renforce ses capacités de censure

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Image: sda
Le conseil de surveillance de Facebook voit ses pouvoirs étendus. C'est lui qui décidera du retour de l'ex-président américain Donald Trump sur le réseau social.
14.04.2021, 11:0214.04.2021, 15:30
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Le conseil de surveillance de Facebook, qui doit bientôt décider si Donald Trump peut revenir sur la plateforme ou non, a étendu ses pouvoirs de modération des contenus. Un signe que le groupe californien voit dans ce comité indépendant la solution à ces dilemmes éditoriaux. Mais de quoi parle-t-on?

Le conseil de surveillance c'est quoi?

Accusé depuis des années de censurer certaines voix ou au contraire de favoriser la désinformation, le harcèlement et les activités de groupes violents, Facebook a fini par créer ce conseil de surveillance composé d'une vingtaine de membres internationaux et indépendants, qui sont professeurs, juristes, journalistes ou encore défenseurs des droits humains.

«Le conseil a été créé pour garantir que Facebook prenne moins de décisions tout seul sur des questions de contenu très importantes, et que de meilleures décisions puissent être prises grâce à un processus indépendant et transparent qui oeuvre pour protéger les droits de l'homme et la liberté d'expression»
Thomas Hughes, directeur du conseil.

Qu'est-ce que ce conseil à déjà fait?

Le conseil, entré en fonction l'année dernière, a rendu en janvier ses premières décisions, contraignantes pour Facebook. La plus attendue doit tomber d'ici la fin de la semaine: elle concerne l'ex président américain Donald Trump, banni de Facebook (et d'autres réseaux sociaux) après les émeutes du 6 janvier au Capitole.

Qu'est-ce que le conseil va faire de nouveau?

L'instance «suprême» du géant des réseaux sociaux, qui examine et tranche les décisions disputées de retrait de contenus sur Facebook ou Instagram, va désormais se pencher aussi sur les publications laissées en ligne malgré des signalements.

«Permettre aux utilisateurs de faire appel de contenus qu'ils souhaitent voir supprimés de Facebook est une extension significative des capacités du conseil de surveillance»,
Thomas Hughes, directeur du conseil

Facebook accusé de censure

Aux Etats-Unis, l'ostracisation numérique a été largement saluée comme regrettable, mais nécessaire par la société civile et de nombreux élus. Mais en Europe elle a aussi suscité des critiques d'associations et de dirigeants, comme la chancelière allemande Angela Merkel, inquiets du pouvoir des sociétés technologiques sur la liberté d'expression.

Mais pour certains observateurs, le rôle majeur de cette instance montre que Facebook se comporte de plus en plus comme un média qui doit prendre des décisions éditoriales, et non pas comme un hébergeur qui applique un règlement sans enjeux politiques. (ats/jah)

Des données d'utilisateurs ont fuité récemment, on fait le point ici:

Cela n'a rien à voir, mais voici des chats moches...

1 / 13
Après un sujet compliqué, voici des chats moches...
source: imgur
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