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Trump désigne Kevin Warsh président de la Fed

FILE - In this Thursday, Dec., 11, 2014, file photo, Kevin Warsh speaks to the media about his report on transparency at the Bank of England, in London. (AP Photo/Alastair Grant, Pool, File)
Kevin War ...
La nomination de Kevin Warsh devra être confirmée par le Sénat.Keystone

Trump désigne un «faucon» comme président de la Fed

Le président américain a proposé Kevin Warsh au poste de président de la Réserve fédérale américaine (Fed). L'homme a «tout du premier rôle», a-t-il assuré.
30.01.2026, 13:1630.01.2026, 14:24

Donald Trump a annoncé vendredi qu'il avait finalement choisi Kevin Warsh, un ancien gouverneur de la Réserve fédérale (Fed), pour diriger la banque centrale des Etats-Unis, qu'il ne cesse de bousculer dans l'espoir d'obtenir des taux d'intérêt plus bas.

Pour être effective, la nomination de Warsh devra être confirmée par le Sénat, à majorité républicaine. Le mandat de l'actuel chef de la Fed arrive à échéance en mai.

«Je suis heureux d'annoncer que je propose la nomination de Kevin Warsh au poste de PRÉSIDENT DU CONSEIL DES GOUVERNEURS DU SYSTÈME DE RÉSERVE FÉDÉRALE», a écrit Donald Trump.

«Je connais Kevin depuis longtemps et je n'ai aucun doute qu'il restera dans l'histoire comme l'un des GRANDS présidents de la Fed, peut-être le meilleur. Par dessus tout, il a "tout du premier rôle", et il ne vous laissera jamais tomber. Félicitations Kevin !»

Son message a été envoyé au petit matin pour les Etats-Unis, avant l'ouverture de Wall Street qui attendait sa décision avec impatience.

Déjà pressenti en 2018

Après avoir pendant des semaines affirmé qu'il avait fait son choix, mais n'a eu de cesse de repousser l'annonce, Donald Trump a précipité les choses jeudi. Il a d'abord dit qu'il révélérait son choix «la semaine prochaine». Puis dit en soirée que ce serait finalement «vendredi matin», à l'occasion d'une projection en avant-première du documentaire Melania, consacré à la première dame.

Ce sera «une personne exceptionnelle, qui ne surprendra pas trop les gens. Beaucoup, beaucoup de gens pensent que c'est quelqu'un qui aurait pu occuper ce poste il y a quelques années», avait déclaré Trump, laissant peu de suspense sur l'identité de son candidat.

Kevin Warsh avait fait partie des personnalités pressenties pour prendre la tête de l'institution en 2018, lorsque Donald Trump avait finalement préféré Jerome Powell - choix sur lequel le chef de l'Etat n'a ensuite cessé de se lamenter.

Une procédure contre l'actuel président

Le président américain assume attendre du prochain chef de la Fed qu'il partage ses vues sur la politique monétaire. Il a répété jeudi que les taux d'intérêt étaient pour lui «trop élevés, intolérablement trop élevés».

Sauf que l'interventionnisme de Donald Trump risque de rendre son candidat suspect aux yeux des investisseurs. La révélation par Jerome Powell de l'existence d'une procédure du ministère de la Justice à son encontre a récemment suscité l'indignation des milieux économiques et de plusieurs élus républicains, qui voient une nouvelle atteinte à l'indépendance de l'institution monétaire.

Donald Trump avait laissé entendre le mois dernier qu'il envisageait de nommer son conseiller économique Kevin Hassett, avant de faire marche arrière, expliquant avoir besoin de son talent pour défendre ses politiques à la télévision. L'autre «Kevin» l'a donc dépassé dans la dernière ligne droite.

Catégorisé comme un «faucon»

Kevin Warsh a été membre du conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale de 2006 à 2011. Il avait été propulsé à ce poste par le président républicain d'alors, George W. Bush, et était devenu, à 35 ans, le plus jeune gouverneur de l'histoire de la banque centrale.

Il aurait pu conserver ce poste jusqu'en 2018, terme initial de son mandat, mais avait démissionné en 2011 en critiquant la poursuite de l'exceptionnelle politique monétaire accommodante adoptée pour soutenir la reprise après la crise de 2008-09. Cela l'a alors catalogué dans la catégorie des «faucons», un terme qui désigne à la Fed ceux qui sont très attachés à la lutte contre l'inflation et se méfient des taux bas.

Ce point pesait en sa défaveur aux yeux de l'exécutif actuel. Mais il a passé l'année 2025 à envoyer des signaux à la Maison Blanche en plaidant pour des diminutions de taux et en critiquant l'institution monétaire. (jzs/ats)

Une année de Trump, c'est épuisant
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