La Bourse suisse a reculé tout au long de la matinée vendredi. Au septième jour de la guerre au Moyen-Orient, les investisseurs baignaient toujours dans l'incertitude, tandis que les prix du pétrole et du gaz renchérissaient. Les places européennes limitaient les variations, Paris prenant 0,02%, Francfort perdant 0,11% et Londres grapillant 0,02%. Selon John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion, elles sont portées notamment «par la détente du dollar, même si plusieurs incertitudes continuent de peser sur le sentiment des investisseurs, notamment autour de l'évolution de la situation au Moyen-Orient».
Les ventes au détail aux Etats-Unis sont au programme du jour. Par ailleurs, «la publication du rapport mensuel sur l'emploi américain, dernier indicateur majeur avant la prochaine réunion de la Réserve fédérale, pourrait, au moins temporairement, calmer la nervosité ambiante», ajoute l'associé de la banque privée genevoise. Au Moyen-Orient, les frappes se poursuivent et le détroit d'Ormuz, par lequel transite environ 20% de la production mondiale de pétrole et près de 20% du gaz naturel liquéfié (GNL), reste paralysé.
Vers 11h00, le prix du baril de Brent progressait de 1,41% à 86,83 dollars, celui du West Texas Intermediate (WTI) de 2,83% à 83,85 dollars. Après un bond de plus de 8%, le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence du gaz naturel en Europe, progressait de 1,79% à 52,16 euros.
A la même heure, le Swiss Market Index (SMI) reculait de 0,91% à 13'289,08 points, contre 14'006,90 points (+0,66%) au début de la guerre au Moyen-Orient. Le Swiss Leader Index (SLI) perdait 0,89% à 2110,22 points et le Swiss Performance Index (SPI) 0,19% à 18'315,10 points. Pour les poids lourds, UBS gagnait 0,3%, tandis que Novartis (-0,9%), Nestlé (-0,2%) et le bon Roche (-3,0%) voguaient en territoire négatif