Voici le nom du futur porte-avions français
«J'ai souhaité inscrire notre futur porte-avions dans la filiation du général de Gaulle. Sa vie, son destin», a déclaré Emmanuel Macron sur le site de construction des chaufferies nucléaires du futur fleuron de la Marine à Indre, près de Nantes. Le Président français a annoncé que le nom du navire amiral embarquant des drones et fort de trois catapultes sera «France Libre».
«Pour lui (le général de Gaulle), pour nous, l'esprit français, c'est un esprit de résistance. C'est une volonté que rien n'arrête. Volonté de résister pour demeurer libre. Volonté irréductible, invincible», a-t-il ajouté. «Cette volonté de rester libre, c'est celle de l'indépendance coûte que coûte, celle de l'autonomie d'action totale et sans contrainte, celle de la projection de nos forces, là où la défense des intérêts de la France l'exige (...) Pour rester libre. Il nous faut être craints. Pour être craints il nous faut être puissants», a-t-il ajouté.
Le Président français a donné le feu vert à la construction de ce porte-avions de nouvelle génération en décembre, concrétisant un projet en gestation depuis 2018. Restait à lui donner un nom pour marquer l'étape du début de la construction. Le chef de l'Etat a opté pour un choix inédit, les derniers porte-avions ayant tous porté des grands noms de l'histoire politique et militaire française, tels le Charles de Gaulle, Georges Clemenceau ou le maréchal Ferdinand Foch.
Volonté de puissance
Ce nouveau fleuron, qui représentera 10 milliards d'euros d'investissements sur une vingtaine d'années, est d'ores et déjà paré de tous les superlatifs.
«Notre prochain porte-avions sera de 310 mètres de long. Il déplacera 80.000 tonnes. Il disposera de deux réacteurs nucléaires. Il représentera un tonnage 1,8 fois supérieur à celui du Charles de Gaulle. Ces chiffres disent la dimension de l'ambition qui est la nôtre», a martelé Emmanuel Macron.
Cet outil de projection de puissance mais aussi de diplomatie, à bord duquel le chef de l'Etat s'est rendu le 9 mars au large de la Crète, est actuellement déployé en Méditerranée orientale pour faire face aux menaces d'extension du conflit qui fait rage.
Le futur chantier s'inscrit dans l'effort de défense sur lequel Emmanuel Macron met un accent particulier depuis 2017, à l'image de son récent discours sur la dissuasion nucléaire qui marque l'augmentation de l'arsenal français et une coopération avec huit pays européens.
Seuls deux pays au monde disposent de porte-avions nucléaires, les Etats-Unis (11 bâtiments) et la France. La Chine et l'Inde sont à propulsion classique et les autres (Royaumeuni, Italie...) sont équipés de porte-aéronefs à décollage vertical, moins performants. (afo/cru)
