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Cinq morts dont un enfant dans une attaque de drone ukrainien

Suivez en direct les dernières infos sur la guerre de la Russie contre l'Ukraine et ses implications en Suisse ainsi que dans le monde
27.06.2026, 12:4820.07.2026, 16:42
Team watson
Team watson
  • En février 2022, Vladimir Poutine déclenche sa guerre contre l'Ukraine. La Russie contrôle environ 20% du territoire ukrainien.
  • Les villes ukrainiennes subissent de nombreuses frappes et Kiev riposte en frappant les installations pétrolières.
  • La ligne de front bouge peu, mais les combats restent très durs avec de lourdes pertes de chaque côté.
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16:40
Cinq morts dont un enfant dans une attaque de drone ukrainien
Au moins cinq personnes ont été tuées, dont un enfant, et 23 blessées lundi dans une attaque de drone ukrainien ayant visé un autocar circulant dans la région russe de Belgorod, frontalière de l'Ukraine, a indiqué son gouverneur Alexandre Choumaïev. Les victimes sont quatre femmes et un garçon, a-t-il précisé, accusant les forces ukrainiennes d'avoir pris pour cible «délibérément et cyniquement» le véhicule qui circulait dans la ville de Chebekino, située à moins de 10 km de la frontière ukrainienne. 23 civils ont aussi été blessés, dont un adolescent, parmi lesquels trois personnes sont «dans un état extrêmement grave».

En Ukraine lundi, plusieurs frappes russes ont fait au moins cinq morts et une trentaine de blessés dans plusieurs régions, ont rapporté les autorités locales. A Pavlograd, dans la région de Dnipropetrovsk (centre-est), deux personnes ont été tuées et 15 blessées, selon le chef de l'administration régionale, Oleksandre Ganja. A Zaporijjia (sud), une personne a trouvé la mort et neuf ont été blessées, d'après le responsable régional, Ivan Fedorov. A Kramatorsk, l'une des deux dernières villes d'importance de la région de Donetsk (est) toujours sous contrôle ukrainien, deux personnes ont été tuées et quatre blessées dans des bombardements russes, a indiqué la police régionale sur Telegram. Sept personnes ont aussi été blessées dans une frappe sur Kherson (sud), selon l'administration régionale.
5:57
L'Ukraine lance plus de 400 drones vers Moscou
Plus de 400 drones ont été lancés dans la nuit en direction de la région de Moscou, a annoncé lundi le maire de la capitale russe, affirmant que «la plupart» avaient été abattus.

«De 20h30 à 5h du matin, plus de 400 drones ennemis se sont dirigés vers la région de Moscou. La plupart ont été neutralisés par les forces de défense aérienne alors qu'ils se trouvaient encore loin de la ville. Quatre-vingt-cinq drones ont été détruits à l'approche de Moscou», a écrit sur Telegram le maire, Sergueï Sobianine.

«Six personnes souffrant de blessures dues à une explosion, plus ou moins graves, ont été transportées à l'hôpital de Domodedovo (au sud de Moscou)», a indiqué cet établissement sur Telegram, sans préciser si les blessures étaient liées ou non à l'attaque de drones.

La ville de Domodedovo accueille notamment l'un des aéroports internationaux de Moscou.

Ces frappes interviennent alors que la capitale ukrainienne, Kiev, a été touchée dans la nuit de samedi à dimanche par une des «plus importantes attaques de missiles balistiques», selon le président Volodymyr Zelensky, qui a déploré un mort et 16 blessés.

Ces derniers mois, l'Ukraine a également intensifié ses attaques contre la Russie, disant viser particulièrement des infrastructures d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.

21:57
Un navire turc frappé par des missiles russes, 5 morts
Un navire marchand appartenant à la Turquie a été frappé par trois missiles russes dimanche et cinq marins ont été tués, a annoncé la marine ukrainienne. Le sort de cinq autres membres d'équipage restait inconnu.

Le vraquier, qui battait pavillon de la Guinée-Bissau et transportait des céréales, a été touché par trois missiles de croisière «alors qu'il quittait la zone de combat», selon la même source, qui a précisé que huit personnes ont été évacuées vers un hôpital à Odessa, dans le sud de l'Ukraine, sur la mer Noire.

«Il s'agit d'une nouvelle attaque délibérée de la Russie contre un navire civil sans armes battant pavillon étranger, qui ne présentait absolument aucune menace militaire. Cette attaque constitue un acte de terrorisme à l'encontre de la navigation pacifique et une grave violation du droit international humanitaire», a déclaré la marine ukrainienne.

L'équipage comprenait des Syriens et des Indiens, selon le ministre des affaires étrangères par interim Andriï Sybiga sur X. Un capitaine ukrainien fait partie des morts, a-t-il précisé.
19:35
Poutine rencontre la ministre des affaires étrangères nord-coréenne
En visite officielle en Russie, la ministre nord-coréenne des affaires étrangères a rencontré dimanche le président russe. Ce dernier a exprimé sa «gratitude» envers la Corée du nord pour «l'aide apportée» dans l'offensive en Ukraine, selon une vidéo publiée par le Kremlin.

Le Ministère russe des affaires étrangères avait annoncé samedi la venue de Choe Son Hui dans le pays, à l'invitation de son homologue Sergueï Lavrov.

«Je souhaite une fois encore exprimer ma gratitude pour le soutien apporté à l'opération militaire spéciale que nous menons», a déclaré Vladimir Poutine, faisant référence à l'offensive en Ukraine.

«Nous n'oublierons jamais» les «exploits» des soldats coréens, qui seront «honorés au même titre que nos compatriotes», a-t-il ajouté, disant aussi «apprécier énormément la compréhension mutuelle qui s'est établie» avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un.

Pyongyang et Moscou se rapprochent depuis 2022 et le début de l'offensive russe à grande échelle en Ukraine. La Corée du nord a envoyé des troupes terrestres dans la région russe de Koursk et des systèmes d'armement pour soutenir l'effort de guerre russe en Ukraine.

En échange, le pays, reclus et exposé aux catastrophes naturelles, reçoit une aide financière, des denrées alimentaires et de l'énergie en plus de technologies militaires de la part de Moscou, selon les analystes.

Fin avril, des hauts responsables russes s'étaient succédé à Pyongyang et Kim Jong Un avait réaffirmé son soutien à la Russie, s'engageant à aider Moscou à remporter la victoire dans sa «guerre sacrée».
16:25
Kiev bombardée
L'armée russe a tiré une vingtaine de missiles balistiques sur Kiev dans la nuit de samedi à dimanche, tuant une personne et blessant 16 autres, au lendemain d'attaques ukrainiennes meurtrières contre la Russie.

Dans la matinée, des journalistes de l'AFP à Kiev ont vu des immeubles d'habitation calcinés, leurs fenêtres brisées, des voitures déformées et renversées.

«Les missiles continuaient d'arriver les uns après les autres, les explosions étaient puissantes, c'était horrible», raconte à l'AFP Ganna Zagorodnia, 47 ans. «J'ai cru que ma vie allait s'arrêter».

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a parlé sur X d'une des «plus importantes attaques de missiles balistiques contre Kiev».

«L'ennemi a lancé plus de 40 missiles de différents types, dont la plupart visaient la capitale», a-t-il ajouté. Parmi eux figuraient selon l'armée de l'air 25 missiles balistiques, rapides et plus difficiles à intercepter que les drones ou les missiles de croisière - 17 ont été stoppés.

Volodymyr Zelensky a précisé qu'une personne avait été tuée et 16 autres blessées dans ces attaques, qui ont visé six districts de la ville sur dix.
06:45
Kiev lourdement bombardée
Les forces russes ont à nouveau bombardé Kiev dans la nuit de samedi à dimanche, faisant au moins un mort, au lendemain d'attaques meurtrières ukrainiennes contre la Russie.

Les déflagrations pouvaient s'entendre depuis l'intérieur des abris anti-aériens, et l'une d'entre elle a été si forte qu'elle a déclenché des alarmes de voitures stationnées dans le centre de la ville, ont constaté des journalistes de l'AFP.

L'armée de l'air ukrainienne a évoqué une attaque de missiles balistiques.

Une personne a été tuée et 13 blessées lors de l'attaque, ont indiqué les services de secours, selon qui les bombardements ont visé cinq districts de la capitale.

Depuis juin, Kiev est régulièrement visée par des frappes russes menées à l'aide de missiles balistiques, rapides et plus difficiles à intercepter que les drones ou les missiles de croisière.
6:43
Ukraine: plusieurs explosions retentissent à Kiev
Plusieurs explosions ont retenti à Kiev dans la nuit de samedi à dimanche, selon un journaliste de l'AFP sur place.

L'une des déflagrations a été si puissante qu'elle a déclenché des alarmes de voitures stationnées dans le centre de la capitale ukrainienne, a constaté le journaliste de l'AFP.
9:37
Russie: 7 morts et 24 blessés dans une attaque ukrainienne
Une attaque de drones ukrainienne contre un centre logistique d'une petite ville de l'ouest russe a fait au moins sept morts et 24 blessés, a annoncé samedi le gouverneur de la région.

«Sept employés de nuit ont été tués quand des drones ennemis ont frappé un centre logistique de Wildberries», le géant local du secteur, a écrit sur Telegram le gouverneur Evguéni Pervyshov, précisant que l'attaque, survenue à Kotosvk, avait également fait 24 blessés.
20:48
Des milliers de manifestants à Kiev contre l'éviction du ministre de la Défense
Des milliers de personnes ont manifesté vendredi soir à Kiev contre le limogeage du populaire ministre de la Défense Mykhaïlo Fedorov, décidée par le président Volodymyr Zelensky dans le cadre d'un remaniement gouvernemental qui créé des divisions.

Les protestataires se sont réunis dans la capitale ukrainienne avec des drapeaux du pays et des pancartes pour le deuxième jour consécutif, a constaté une journaliste de l'AFP.
18:45
Sept morts en Ukraine et en Russie dans une série de frappes
Au moins sept personnes ont été tuées vendredi et une quinzaine d'autres ont été blessées dans une série de frappes en Ukraine, en Russie et en territoire occupé, ont annoncé leurs autorités respectives.

En Ukraine, la cité portuaire d'Odessa a été visée par un missile russe, qui a fait deux morts et huit blessés, dont deux enfants, a déclaré sur Telegram son maire adjoint Oleksandre Filatov.

Selon lui, des immeubles résidentiels, des véhicules et d'autres infrastructures civiles ont été touchées.

Parmi les personnes tuées, «figure une femme qui se promenait dans un parc avec des enfants au moment de l'attaque. Les enfants ont survécu et reçoivent l'aide nécessaire», ont précisé les services d'urgence sur Telegram. La région d'Odessa a été particulièrement ciblée par la Russie ces derniers jours.

Dans celle voisine de Mykolaïv, des infrastructures portuaires ont été touchées par des drones qui ont fait deux morts et endommagé trois navires, a affirmé le parquet régional.

Une personne a péri dans la région méridionale de Kherson dans une attaque de drone qui a aussi fait cinq blessés, selon le gouverneur régional Iaroslav Chanko.

Russie aussi touchée
En Russie, un drone ukrainien a tué un homme dans la région de Belgorod, frontalière de l'Ukraine, ont signalé sur Telegram les services de secours.

Une personne a aussi trouvé la mort dans une attaque ukrainienne à Gorlivka, une ville de la partie orientale de l'Ukraine qu'occupe la Russie, a dit son maire Ivan Prikhodko.

Plus de quatre ans après le début de l'invasion russe, les frappes des deux côtés du front montent en puissance depuis plusieurs mois, faisant toujours plus de victimes civiles.
13:47
Arrestation en Allemagne d'un Moldave soupçonné d'espionnage
Les autorités allemandes ont arrêté mercredi un ressortissant moldave soupçonné d'avoir espionné le site d'une entreprise d'armement avec un drone pour le compte «d'une entité étrangère ou d'une organisation interdite», selon un communiqué du parquet de Munich publié vendredi. L'homme de 37 ans aurait «fait voler un drone aux abords du site d'une entreprise allemande d'armement» à Munich mercredi vers 18 heures, indique le parquet qui mène l'enquête avec sa cellule de lutte contre l'extrémisme et le terrorisme. Selon le communiqué, «il existe un soupçon selon lequel il aurait réalisé avec ce drone des photographies et des enregistrements vidéo sensibles du point de vue de la sécurité nationale, afin de les transmettre à une entité étrangère ou à une organisation interdite».

Depuis des mois, comme d'autres pays européens, l'Allemagne constate de tels cas de survol de drones au-dessus de sites sensibles, comme des aéroports, des bases militaires et des centrales électriques. Premier bailleur de Kiev, Berlin impute une campagne d'espionnage, de sabotage et de déstabilisation à Moscou, qui dément systématiquement.

Les enquêteurs n'ont cette fois-ci donné aucune information quant au donneur d'ordres suspecté. L'homme est depuis mercredi en détention provisoire, après avoir été interpellé le soir-même par la police munichoise près du site d'armement, suite à des signalements de la population.
13:46
Un blogueur pro-Kremlin devenu critique de Poutine arrêté
Un blogueur russe, longtemps pro-Kremlin mais qui a récemment critiqué de façon inattendue Vladimir Poutine et son offensive en Ukraine, a été arrêté sur des accusations de diffusion de «fausses informations» sur l'armée russe, selon les agences de presse d'Etat vendredi. Ilia Remeslo, 42 ans, a été arrêté à Saint-Pétersbourg et doit être transféré à Moscou, où sera décidée le concernant une «mesure de sûreté», comme un placement en détention provisoire ou une assignation à résidence, selon son avocat Sergueï Badamchine, cité par l'agence Tass.

L'infraction reprochée au blogueur, pour laquelle un membre du parti d'opposition Iabloko a été condamné fin juin, lui fait encourir 10 ans de prison. Son arrestation intervient au lendemain de publications sur les réseaux sociaux où il écrivait que «Poutine sera emmené avec des menottes cet automne» et que «la situation se détériore rapidement pour Poutine».

13:10
Paris et Berlin veulent «une nouvelle dynamique» dans la défense
Friedrich Merz reçoit Emmanuel Macron vendredi près de Cologne pour un dernier conseil franco-allemand du président français, marqué par une obligation d'avancées concrètes pour renforcer la défense européenne.

A moins d'un an de son départ de l'Elysée, après une présidentielle pour laquelle Marine Le Pen fait pour l'heure figure de favorite, il est urgent pour Emmanuel Macron de faire progresser les dossiers de défense avec le meilleur allié de Paris. Car la perspective d'une victoire de l'extrême droite française est un facteur d'incertitude supplémentaire pour des Etats européens, déjà sous forte pression avec la menace russe et le désengagement voulu par Donald Trump, qui leur demande d'en faire plus sur les dépenses militaires.



Sur la base aérienne de Nörvenich, près de Cologne (ouest), Friedrich Merz et Emmanuel Macron, qui se sont retrouvés jeudi soir dans un château de la région, ont voulu «redonner une nouvelle dynamique» à l'axe franco-allemand, a admis Macron un mois après l'enterrement du projet du Système de combat aérien du futur (Scaf), sur fond de rivalités industrielles entre l'Européen Airbus et le Français Dassault.
12:42
«On vit dans un Etat malade»: dénonce l'opposant russe Nadejdine
Un tribunal russe a condamné vendredi l'opposant russe Boris Nadejdine à une amende pour «démonstration de symboles extrémistes» lors d'une audience marquée par l'arrivée d'ambulanciers, des poursuites qu'il a dénoncées comme visant à l'empêcher de se présenter aux législatives de septembre. «Le tribunal a décidé de reconnaître B. Nadejdine coupable d'une infraction administrative et de lui infliger une amende de 1000 roubles», soit environ 11 euros, a déclaré le juge Dmitri Tchikounov, selon une journaliste de l'AFP présente au tribunal dans la ville de Dolgoproudny, dans la banlieue de Moscou.

Lors de l'audience, l'opposant de 63 ans, qui souffre notamment d'hypertension artérielle, s'est senti mal. Des ambulanciers dépêchés sur place l'ont allongé sur des chaises, dans le tribunal, et lui ont prodigué des soins alors que le juge s'était retiré pour prendre sa décision. Il risquait 15 jours de détention, mais, après cette condamnation symbolique, il n'est pas exclu que d'autres poursuites soient lancées ultérieurement contre lui.



«On vit dans un Etat malade», a-t-il lancé. «Tout ce cirque a été orchestré pour m'empêcher de participer aux élections»" a-t-il ajouté. Environ une trentaine de personnes étaient venues pour le soutenir.
5:59
Deux morts et huit blessés dans des frappes russes à Odessa
Des frappes russes sur la ville d'Odessa, dans la sud de l'Ukraine, ont fait deux morts et huit blessés dans la nuit de jeudi à vendredi, a annoncé le maire adjoint Oleksandr Filatov.

«Un missile a frappé un immeuble résidentiel. Malheureusement, deux personnes ont perdu la vie. D'après les dernières informations, on dénombre actuellement huit blessés, dont deux enfants», a indiqué sur Telegram M. Filatov, qui s'exprimait depuis les lieux. «Des immeubles résidentiels, un édifice religieux, une école maternelle, des véhicules ainsi que d'autres infrastructures civiles ont été endommagés», a-t-il ajouté.

«Parmi les victimes figure une femme qui se promenait dans un parc avec des enfants au moment de l'attaque. Les enfants ont survécu et reçoivent l'aide nécessaire», ont précisé plus tard les services d'urgence ukrainiens sur Telegram.
17:44
Le départ du ministre de la Défense divise le commandement
Le ministre ukrainien de la Défense Mykhaïlo Fedorov, récemment limogé, a formulé jeudi des critiques cinglantes à l'encontre du commandant en chef de l'armée, contraignant le président Volodymyr Zelensky à appeler à l'unité face aux signes d'une fracture au sein de la hiérarchie militaire. Parallèlement, des centaines d'Ukrainiens se sont rassemblés à Kiev, comme dans différentes autres villes du pays, pour protester contre le départ de Mykhaïlo Fedorov dans le cadre d'un remaniement du gouvernement voulu par Volodymyr Zelensky.



Agé de 35 ans, Mykhaïlo Fedorov est considéré comme un réformateur qui a poussé pour l'inclusion des nouvelles technologies, notamment les drones, afin de pallier les pénuries de soldats, d'argent et de munitions. Il a confirmé jeudi que son conflit avec le commandant en chef des armées, Oleksandr Syrsky, était la cause de son départ. Ce dernier, âgé de 60 ans et à ce poste depuis 2024, est accusé de défendre une vision un peu dépassée des forces armées et d'avoir moins d'égards pour la vie des militaires. En tee-shirt noir devant un écran sur lequel défilaient des images de drones, Mykhaïlo Fedorov a reproché devant les journalistes, dont l'AFP, au général Syrsky d'avoir «bloqué» ses initiatives.

«Au lieu de chercher comment vaincre la Russie de manière asymétrique - ce qui relève de la mission du commandant en chef -, il a trouvé le moyen de diviser le pays dans lequel nous vivons aujourd'hui», a-t-il affirmé, tout en soulignant qu'il avait aidé à «sauver» l'Ukraine au cours de «nombreuses opérations» au début, en 2022, de l'assaut russe de grande ampleur. Igor Klymenko, le ministre de l'Intérieur sortant, est pressenti pour remplacer Mykhaïlo Fedorov mais la majorité des votes des députés n'est pas acquise.

Face à ces tensions, le président Zelensky a appelé jeudi à préserver «l'unité» au sein du commandement militaire, regrettant que les deux parties, Mykhaïlo Fedorov et le général Syrsky, ne l'aient pas «trouvée». Le départ de Mykhaïlo Fedorov provoque des inquiétudes quant à l'avenir des troupes ukrainiennes, qui ont réussi ces derniers mois à fortement ralentir l'élan russe et à accroître la pression sur Moscou avec de multiples frappes en Russie.



Dans un rare commentaire public émanant du sommet de la hiérarchie militaire, le commandant des forces interarmées ukrainiennes, Mykhaïlo Drapaty, a loué l'action de Mykhaïlo Fedorov et a appelé à poursuivre la transformation qu'il avait engagée «jusqu'à ce que des règles équitables et claires deviennent la norme». Contesté, Oleksandr Syrsky a quant à lui défendu son bilan et appelé à se «concentrer sur la guerre», tout en remerciant le ministre sortant «pour son travail».

A Kiev, plus de mille personnes se sont rassemblées jeudi matin sur une place du centre-ville, brandissant des drapeaux ukrainiens et européens et scandant «honte !» et «rendez Fedorov !», ont constaté des journalistes de l'AFP. Selon les médias ukrainiens, des manifestations de soutien au ministre démissionnaire ont eu lieu dans plusieurs autres grandes villes, dont Odessa (sud), Kharkiv (nord-est), Dnipro (centre-est) et Lviv (ouest), où une centaine de personnes se sont regroupées.
15:17
Keir Starmer en Ukraine pour une dernière visite comme 1er ministre
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a remis jeudi à Kiev l'Ordre de la Liberté au premier ministre britannique démissionnaire Keir Starmer. Il a salué son soutien à l'Ukraine à l'occasion de son dernier déplacement diplomatique dans le pays. «Le Royaume-Uni a toujours été aux côtés de l'Ukraine, et elle continue de l'être, et nous y accordons une immense importance», a déclaré le dirigeant ukrainien lors d'une conférence de presse conjointe à Kiev avec le premier ministre britannique.

Ce dernier a reçu cette distinction pour son «soutien à la souveraineté d'Etat et à l'intégrité territoriale de l'Ukraine», selon un décret lu lors de cette conférence de presse. Keir Starmer était venu assurer Kiev du soutien «indéfectible» du Royaume-Uni dans sa guerre contre la Russie avant de quitter Downing Street et de céder sa place lundi à Andy Burnham. Sa visite est intervenue quelques heures après une attaque de missiles russes sur la capitale ukrainienne ayant fait deux morts.



«Je suis très fier de la contribution du Royaume-Uni», qui a «rallié d'autres pays à la cause» de l'Ukraine grâce notamment à la Coalition des volontaires, a-t-il déclaré dans un communiqué diffusé par Downing Street. «Ce travail se poursuivra, et notre soutien indéfectible à l'Ukraine perdurera toujours», a-t-il ajouté.

Andy Burnham, ancien maire du Grand Manchester et personnalité politique populaire au Royaume-Uni, doit prendre vendredi la tête du Parti travailliste avant de devenir Premier ministre lundi. Il sera le cinquième dirigeant britannique en poste depuis l'invasion russe de l'Ukraine en février 2022. Keir Starmer est à l'origine, avec le président français Emmanuel Macron, de la Coalition des volontaires, qui regroupe des pays apportant un soutien diplomatique et militaire à l'Ukraine.
Londres et Bruxelles se sont mis d'accord lundi pour que le Royaume-Uni participe au prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine accordé par l'Union européenne, ce qui permettra à l'industrie britannique de défense de fournir davantage d'armes à Kiev.
9:42
Manifestations dans les grandes villes ukrainiennes contre le départ du ministre de la Défense
Des manifestants se sont rassemblés dans plusieurs grandes villes d'Ukraine jeudi, notamment plusieurs centaines de personnes à Kiev, pour protester contre la démission du ministre ukrainien de la Défense, Mykhailo Fedorov, figure populaire dans le pays.

A Kiev, des journalistes de l'AFP ont observé plusieurs centaines de personnes réunies sur une place du centre-ville, brandissant des drapeaux ukrainiens et européens et scandant «honte» et «rendez Fedorov», au lendemain de l'annonce de sa démission dans le cadre d'un vaste remaniement gouvernemental décidé par le président Volodymyr Zelensky.

7:45
Deux morts à Kiev dans une attaque russe
Une attaque aérienne russe a fait deux morts dans l'est de Kiev, ont annoncé les services d'urgence ukrainiens jeudi matin, après une alerte aux missiles balistiques émise par l'armée suivie d'explosions, entendues par des journalistes de l'AFP. Ce bombardement a eu lieu quelques heures après la visite à Kiev de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, venue renforcer le partenariat de défense entre l'Union européenne et l'Ukraine.Un journaliste de l'AFP a observé plusieurs flashs lumineux dans le ciel de Kiev, suivis d'une demi-douzaine de détonations.

Dans le quartier de Darnytskyi, situé dans l'est de la capitale, «des débris de missile sont tombés sur des bâtiments non résidentiels», a annoncé le maire de Kiev, Vitali Klitschko, sur les réseaux sociaux. Les services d'urgence nationaux ont par la suite indiqué que deux personnes y avaient été tuées. Un entrepôt du quartier de Sviatoshynskyi, dans l'ouest de Kiev, a par ailleurs été visé, d'après les services d'urgence qui recensent cinq blessés - dont un mineur - à l'échelle de la capitale tous quartiers confondus.
6:09
Une série d'explosions entendue à Kiev
Une série d'explosions a retenti mercredi peu après minuit à Kiev, a constaté un journaliste de l'AFP, après une alerte de l'armée de l'air ukrainienne signalant l'approche de plusieurs missiles balistiques. Cette attaque russe intervient quelques heures après la visite à Kiev de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, venue renforcer le partenariat de défense entre l'Union européenne et l'Ukraine.

«Dans le quartier de Sviatochynskyi, un entrepôt a été touché. Dans le quartier de Darnytskyi, des débris de missiles sont tombés sur des bâtiments non résidentiels», a annoncé le maire de Kiev, Vitali Klitschko, sur les réseaux sociaux. Le journaliste de l'AFP a observé plusieurs flashs lumineux dans le ciel de la capitale, suivis d'une demi-douzaine de détonations.

Parallèlement, Kharkiv, grande ville du nord-est de l'Ukraine, est la «cible» de «drones d'attaque» russe, selon son maire Igor Terekhov, qui a précisé que trois quartiers avaient été touchés.
22:24
Ukraine: au moins 13 morts dans des frappes russes
Des frappes russes à travers la journée ont tué au moins 13 personnes et fait une cinquantaine de blessés dans plusieurs régions du pays, ont annoncé les autorités locales mercredi. Plus de quatre ans après le début de l'invasion russe, les frappes des deux côtés du front sont quotidiennes et montent en puissance depuis plusieurs mois, faisant un nombre croissant de victimes civiles. Selon l'ONU, le mois de juin 2026 a été le plus meurtrier pour les civils en Ukraine depuis avril 2022.

A Soumy, trois personnes ont été tuées et 17 blessées, dont un adolescent de 16 ans, par des bombes planantes russes, a indiqué sur Telegram Oleg Grygorov, le gouverneur de cette région frontalière de la Russie. La région d'Odessa a, elle, été visée par des missiles et drones russes pour le cinquième jour consécutif, faisant trois morts et huit blessés, a annoncé sur Telegram le gouverneur régional, Oleg Kiper. Selon lui, un entrepôt, un gazoduc et un autre bâtiment ont été endommagés.

Dans la journée, les autorités ukrainiennes et les services de secours ont encore fait état d'un mort dans la région de Mykolaïv (sud), un mort à Kryvyï Rig dans l'est du pays et deux morts dans la région de Donetsk (est) presque entièrement occupée par les forces russes.

Dans la région de Zaporijjia (sud), des frappes russes ont fait trois morts et 15 blessés, ont indiqué les services de secours sur Telegram en publiant des images montrant des pompiers évacuer des corps et des blessés et des bâtiments aux façades détruites.
21:52
Le ministre de la Défense ukrainien annonce sa démission
Le ministre de la Défense ukrainien Mykhaïlo Fedorov a déclaré mercredi qu'il quittait ses fonctions, après la démission de la Première ministre, dans le cadre d'un remaniement gouvernemental voulu par le président Volodymyr Zelensky. «Ce fut un grand honneur de servir le peuple ukrainien en tant que ministre de la Défense», a-t-il écrit sur Telegram dans un long message, listant les succès de son ministère, dont il avait pris la tête en janvier.

Il cite notamment le développement de la production et de l'utilisation des drones, ainsi que le lancement d'une vaste réforme de l'armée et notamment de ses contrats, «impopulaire mais extrêmement nécessaire».



Cette annonce intervient après que le Parlement ukrainien a entériné mardi la démission de la Première ministre Ioulia Svyrydenko, voulue par le président ukrainien, qui a annoncé dimanche un remaniement gouvernemental afin d'accompagner un changement de «stratégie politique». Nommé à 35 ans, Fedorov était le plus jeune ministre de la Défense que l'Ukraine ait jamais connu. Il avait pris la tête du ministère avec la tâche d'insuffler une énergie nouvelle dans la machine de guerre de Kiev, après quatre ans d'invasion russe.

Il a été l'un des premiers avocats de l'utilisation croissante des drones, devenus incontournables sur le front. «Nous avons acquis plus de drones en quatre mois qu'au cours de l'année précédente tout entière», a-t-il affirmé dans son communiqué.
C'est lui aussi qui avait contacté le milliardaire Elon Musk pour obtenir une connexion satellite Starlink pour les troupes ukrainiennes, un élément aujourd'hui crucial de leur organisation militaire, et pour faire couper l'accès des troupes russes à cette technologie.

Serguiï Sternenko, conseiller auprès du ministère, a annoncé dans la foulée qu'il quittait également ses fonctions dans un message sur Telegram. Il y loue le ministre sortant et le travail accompli, et déplore les «obstacles bureaucratiques et empêchements délibérés».

Selon des médias ukrainiens, Fedorov pourrait être remplacé par l'actuel ministre de l'Intérieur, Igor Klymenko.
19:00
Le directeur de Naftogaz soutenu par Zelensky
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a estimé mercredi que Serguiï Koretsky, qui dirige le groupe public Naftogaz, était «la personne la mieux préparée» pour le poste de premier ministre afin de préparer le pays à un nouvel hiver sous le coup des frappes russes. «Nous nous préparons depuis longtemps déjà, mais les priorités sont claires: la préparation pour l'hiver», a affirmé Zelensky. «C'est pourquoi, après toutes les consultations, Serguiï Koretsky est probablement la personne la mieux préparée pour le poste de Premier ministre de l'Ukraine», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse aux côtés de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, à Kiev.

Les frappes russes répétées contre les infrastructures énergétiques du pays l'hiver dernier ont provoqué la pire crise énergétique depuis le début de l'invasion à grande échelle en février 2022, privant parfois jusqu'à des centaines de milliers de personnes de chauffage et d'électricité par des températures glaciales. L'évocation du nom de Serguiï Koretsky pour prendre la tête du gouvernement avait créé la surprise à Kiev, cet homme d'affaires n'ayant pas d'expérience politique significative. «Serguiï Koretsky a une expérience considérable tant dans le secteur privé que public et a construit un bilan solide à Ukrnafta et Naftogaz», a déclaré de son côté le chef du groupe parlementaire présidentiel, David Arakhamia, mercredi sur Telegram après une rencontre du groupe avec Koretsky. «Nous considérons cette expérience comme très précieuse, surtout maintenant, alors que l'Ukraine se prépare à ce qui sera sûrement l'hiver le plus difficile de notre histoire».

La première ministre sortante, Ioulia Svyrydenko, a officiellement démissionné mardi avec l'accord du Parlement, après avoir été remerciée dimanche par le président ukrainien, qui a annoncé vouloir procéder à un remaniement gouvernemental.
16:13
La Russie accusée de planifier des attaques contre les pays baltes
La Russie prépare des attaques contre des infrastructures critiques dans les États baltes ou en Pologne, ont averti mercredi les présidents de la Lituanie et de la Lettonie, en s'appuyant sur des rapports des services de renseignement. «Nous parlons d'infrastructures énergétiques et de transport - des installations où des dommages pourraient (...) perturber le fonctionnement de l'ensemble du système énergétique», a déclaré le chef de l'Etat lituanien Gitanas Nauseda lors d'une conférence de presse conjointe à Vilnius avec son homologue letton Edgars Rinkevics. «Cette planification se fait au plus haut niveau, concrètement à Moscou», a-t-il indiqué.

Selon Rinkevics, «les informations que nous recevons en provenance de Lituanie, de Lettonie, d'autres pays de l'Otan, ainsi que des services de renseignement de différents États, font apparaître diverses tentatives de préparation d'actes de sabotage et d'attaques hybrides». Il a averti que les pays baltes - l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie, qui, comme la Pologne, sont toutes membres de l'UE et de l'Otan - doivent se préparer à des actions provocatrices de la part de la Russie, celle-ci cherchant à «mettre à l'épreuve» le pacte de défense mutuelle de l'Alliance dans le contexte de sa guerre en Ukraine. «Même sans victoire totale en Ukraine, la Russie pourrait mettre à l'épreuve de façon indirecte l'article 5 et les mécanismes de réponse au niveau de l'alliance et de l'Union européenne», a-t-il déclaré.

Ces avertissements s'ajoutent à une série d'alertes de médias ou émanant de dirigeants de pays du flanc est de l'Otan. Fin juin, le Premier ministre polonais Donald Tusk déclarait que «divers types d'escalade» étaient à prévoir «dans les semaines et mois à venir», qualifiant la situation de «très instable». Des responsables baltes et polonais ont déjà attribué à Moscou plusieurs provocations, notamment des incendies criminels, des cyberattaques et des sabotages sur des lignes ferroviaires. Le président lituanien a indiqué que Vilnius a déjà renforcé la protection de ses infrastructures de transport et d'énergie.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a contesté mercredi ces avertissements. Selon lui, «ce n'est qu'un nouveau lot de contes à faire peur, destiné à maintenir le lavage de cerveau et à préparer la population à une militarisation accrue».
13:57
Von der Leyen annonce à Kiev un partenariat entre l'UE et l'Ukraine sur les drones
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a annoncé mercredi à Kiev la conclusion d'un partenariat entre l'Union européenne et l'Ukraine afin de renforcer la production commune de drones. «Ce que nous signons aujourd'hui est notre propre accord sur les drones», a-t-elle déclaré, en présence du président ukrainien Volodymyr Zelensky. «Cet accord réunira l'ingéniosité ukrainienne et la puissance industrielle de l'Europe», a-t-elle ajouté sans révéler la valeur de cet accord de partenariat.

L'Ukraine a développé depuis son invasion par la Russie en février 2022 une expertise et un savoir faire largement reconnus en matière de drones. «Nous devons exploiter cela ensemble», a affirmé Von der Leyen. L'idée, a expliqué la présidente de la Commission européenne, est d'associer ce savoir et cette expertise «testés sur le terrain» à l'«immense capacité technologique et industrielle» de l'UE.



«Nous avons des sites de production sûrs et sécurisés qui peuvent contribuer à accroître les volumes», a-t-elle assuré. «Avec cet accord, notre message est clair: le moment est venu d'investir en Ukraine, car cela signifie investir en Europe et investir dans notre sécurité commune», a-t-elle encore déclaré.
13:53
L'UE prolonge l'accueil des réfugiés ukrainiens, sans les hommes
Les pays de l'UE ont accepté mercredi de prolonger d'un an, jusqu'en mars 2028, la protection accordée aux réfugiés ukrainiens sur leur territoire. Cette protection sera toutefois refusée aux hommes mobilisables.

Plus de 4,4 millions d'Ukrainiens bénéficient aujourd'hui de ce statut unique, créé quelques semaines après le début de l'invasion russe en février 2022. Il leur permet de séjourner, de travailler et d'accéder à des aides dans l'Union européenne. Ces réfugiés vivent pour la plupart en Allemagne, Pologne et République tchèque. Ce statut doit toutefois être reconduit chaque année, ce que les pays de l'UE ont accepté de faire une fois de plus mardi. Mais plusieurs Etats membres commencent à montrer des signes d'impatience face à ce conflit qui s'éternise.

L'an dernier, Bruxelles avait déjà engagé une réflexion sur l'avenir de ce régime en invitant les pays de l'UE à faire basculer certains Ukrainiens vers d'autres titres de séjour et en préparant de premiers retours vers l'Ukraine. Cette fois, la Commission européenne a proposé d'exclure de ce dispositif les hommes en âge de combattre qui déposent une première demande de protection. «Les personnes déplacées arrivant d'Ukraine devront prouver qu'elles se sont acquittées de leurs obligations militaires», explique l'UE dans un communiqué. En présentant par exemple un passeport avec un cachet de sortie délivré par les autorités ukrainiennes. D'après la loi martiale ukrainienne en vigueur, les hommes âgés de 23 à 60 ans n'ont pas le droit de quitter leur pays, sauf exceptions.
11:24
Six morts à Soumy et Odessa dans des frappes russes
Des frappes russes ont tué six personnes et fait une vingtaine de blessés à Soumy, dans le nord de l'Ukraine, et à Odessa, grand port du sud du pays, ont annoncé les autorités locales mercredi. Plus de quatre ans après le début de l'invasion russe, les frappes des deux côtés du front sont quotidiennes et montent en puissance depuis plusieurs mois, faisant un nombre croissant de victimes civiles. Selon l'ONU, le mois de juin 2026 a été le plus meurtrier pour les civils en Ukraine depuis avril 2022.

A Soumy, trois personnes ont été tuées et 17 blessées, dont un adolescent de 16 ans, par des bombes planantes russes, a indiqué sur Telegram Oleg Grygorov, le gouverneur de cette région frontalière de la Russie. La région d'Odessa a elle été visée par des missiles et drones russes pour le cinquième jour consécutif, faisant trois morts et trois blessés, a annoncé sur Telegram le gouverneur régional, Oleg Kiper. Selon lui, un entrepôt, un gazoduc et un autre bâtiment ont été endommagés. L'Ukraine a fait face à 122 drones d'attaque, dont 101 ont été abattus, et à deux missiles tirés par la Russie au cours de la nuit, a rapporté l'armée de l'air ukrainienne dans son rapport quotidien.

Le ministère russe de la Défense a de son côté indiqué avoir effectué des frappes dans les ports d'Odessa, Tchornomorsk et Dnipro-Boug, «utilisés pour approvisionner les forces armées ukrainiennes». Il a aussi rapporté avoir attaqué des dépôts de carburant, des usines de fabrication de drones et des navires de ravitaillement de l'armée.
11:10
Pékin «fermement opposée» aux sanctions américaines
La Chine s'est dite mercredi «fermement opposée» à un projet de loi américain susceptible d'établir des sanctions pour les acheteurs de pétrole russe, désormais soutenu par Donald Trump. Quatre élus républicains et démocrates au Sénat ont annoncé vendredi avoir reçu l'accord de la Maison Blanche pour faire progresser au Congrès ces nouvelles sanctions, jusque-là bloquées par le président américain, et indiqué que la version actualisée du texte sera dévoilée prochainement.

«La Chine s'oppose fermement aux sanctions unilatérales illégales qui ne reposent sur aucun fondement en droit international et ne sont pas autorisées par le Conseil de sécurité de l'ONU», a déclaré mercredi Lin Jian, porte-parole de la diplomatie chinoise, lors d'une conférence de presse régulière. La Chine, l'un des plus importants acheteurs de pétrole russe, a accusé Washington de pratiquer une politique de «deux poids, deux mesures» et d'user de «coercition». Pékin «prendra toutes les mesures nécessaires pour défendre résolument les droits et intérêts légitimes de ses entreprises et de ses citoyens», a affirmé Lin.

5:55
Trois morts dans des attaques russes sur des navires
Des attaques russes sur un navire civil dans un port de la région d'Odessa, dans le sud de l'Ukraine, et sur deux autres bateaux naviguant en mer Noire ont fait mardi au moins trois morts, ont annoncé les autorités ukrainiennes. «Dans la soirée, l'ennemi a lancé une nouvelle attaque contre des installations portuaires de la région d'Odessa. Au cours de l'attaque, un drone ennemi a touché un navire civil battant pavillon des Îles Marshall», a affirmé le chef de l'administration militaire de la région, Oleg Kiper. «Un incendie s'est déclaré à bord. Malheureusement, deux personnes ont été tuées pendant l'attaque», a-t-il poursuivi, dans un message sur son compte Telegram.

Plus tôt dans la soirée, également sur Telegram, il avait assuré que deux navires de commerce, un battant pavillon tanzanien et l'autre libérien et naviguant en mer Noire avaient été touchés par des frappes russes. «À la suite de cette attaque, le capitaine de l'un des navires a trouvé la mort», a-t-il annoncé, précisant les onze marins restants avaient été évacués et que trois d'entre eux avaient été blessés.

Oleg Kiper n'a pas précisé la nationalité des victimes des attaques. Il a souligné que les deux navires ciblés en mer Noire naviguaient le long des couloirs prévus pour les exportations de céréales d'Ukraine, malgré la guerre. «Chacune de ces frappes cyniques de l'ennemi constitue un crime de guerre contre des populations pacifiques, la navigation civile et la sécurité alimentaire mondiale», a-t-il dénoncé. L'armée russe bombarde très régulièrement les infrastructures portuaires ukrainiennes, en particulier dans la région d'Odessa.
17:16
L'opposant Nadejdine espère se présenter aux législatives
L'opposant russe Boris Nadejdine a dit mardi espérer qu'un «miracle» lui permettrait toujours de se présenter à la Douma, la chambre basse du Parlement, aux législatives de septembre. Il a été visé récemment par des poursuites judiciaires. «Ces dernières années, toute ma vie est une série de miracles», a-t-il déclaré lors d'une interview avec le journaliste en exil critique du Kremlin Alexandre Pliouchtchev.



Boris Nadejdine, 63 ans, fait partie des rares personnes en Russie à dénoncer publiquement le président Vladimir Poutine et l'offensive russe en Ukraine, sans être en prison ou en exil. Récemment, il a fustigé «les conséquences de la guerre», citant la «crise du carburant» causée par les frappes ukrainiennes et accusant le président russe d'avoir plongé le pays dans «l'isolationnisme» et «l'autoritarisme». Lundi, il a été brièvement arrêté dans la région de Moscou dans le cadre de poursuites lancées contre lui pour «démonstration de symboles extrémistes». Il lui est reproché d'avoir publié une vidéo en 2023 dans laquelle figure une photo de l'opposant Alexeï Navalny, condamné notamment pour «extrémisme» avant son décès dans une prison de l'Arctique en février 2024.

Nadejdine doit comparaître vendredi dans la banlieue de Moscou pour cette affaire administrative dans laquelle il encourt 15 jours d'emprisonnement, selon l'agence TASS. Vendredi, il a également été placé sur la liste des «agents de l'étranger», un statut impliquant de nombreuses contraintes sous peine d'amendes ou d'emprisonnement. Sa candidature aux élections législatives, pour laquelle il rassemblait des signatures, est désormais fortement compromise.
15:46
La première ministre démissionne dans le cadre d'un remaniement
La première ministre ukrainienne Ioulia Svyrydenko a officiellement démissionné mardi avec l'accord du Parlement, dans le cadre d'un remaniement gouvernemental voulu par le président Volodymyr Zelensky. «La résolution» approuvant la démission de Ioulia Svyrydenko «a été adoptée», a fait savoir le Parlement ukrainien sur son site Internet. Annoncé dimanche par Zelensky dans le cadre d'«une nouvelle stratégie politique», sans plus de détails, ce remaniement intervient alors que le président ukrainien n'a pas encore désigné de successeur à la cheffe du gouvernement.

«Merci à tous pour votre soutien. Ce fut un honneur de travailler pour l'Ukraine», a réagi Ioulia Svyrydenko sur les réseaux sociaux, dans un message accompagné d'une photo d'elle au sein du parlement, formant un coeur avec ses mains.



Dans un autre message, elle a défendu son bilan, mettant notamment en avant la gestion de la crise énergétique au cours de l'hiver dernier malgré les dégâts causés aux infrastructures par les bombardements russes, ainsi que les progrès enregistrés en matière de croissance économique. Dimanche, Zelensky s'était dit «reconnaissant» envers la Première ministre, nommée en juillet dernier, indiquant lui avoir «proposé de prendre la tête d'un nouveau domaine important des relations avec un partenaire clé», sans préciser lequel ni révéler l'identité de son éventuel successeur.

Selon plusieurs médias ukrainiens, l'ex-premier ministre et actuel ministre de l'Energie Denys Chmygal, le ministre de la Transformation numérique Mikhaïlo Fedorov, le maire de Kharkiv Igor Terekhov et Serguiï Koretsky, directeur général du groupe public Naftogaz, figurent parmi les candidats évoqués pour diriger le prochain gouvernement.
15:45
Un avion de reconnaissance russe intercepté par la Pologne
Des avions polonais ont intercepté mardi un appareil de reconnaissance russe au-dessus des eaux internationales de la mer Baltique, a annoncé le ministre de la Défense Wladyslaw Kosiniak-Kamysz lors d'une conférence de presse. «C'est la première tentative russe depuis longtemps de s'approcher de notre frontière maritime afin de sonder nos systèmes de défense aérienne», a-t-il déclaré.

Selon lui, il s'agit d'une preuve supplémentaire que la Russie «mène une guerre hybride» contre la Pologne, membre de l'OTAN et de l'UE, depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par Moscou en 2022, et qu'elle «effectue des missions de reconnaissance et se montre hostile envers tous les pays de l'Alliance nord-atlantique».

L'incident s'est produit à environ 30 kilomètres d'Ustka, une station thermale du nord-ouest de la Pologne située sur la côte baltique, a précisé le ministre. Une paire de chasseurs polonais de permanence a établi le contact avec cet avion de reconnaissance russe Il-20, en lui signifiant qu'il devait quitter la zone. Par la suite, l'appareil s'est éloigné en direction de la Russie, a expliqué le ministre de la Défense.
14:32
Juin a été le mois le plus meurtrier pour les civils depuis 2022
Le mois de juin 2026 a été le plus meurtrier pour les civils en Ukraine depuis avril 2022, après plus de quatre ans d'invasion russe, selon un rapport publié mardi par l'ONU. «Après la forte hausse enregistrée en mai, le nombre de victimes civiles a continué d'augmenter, atteignant le nombre total le plus élevé de civils tués et blessés depuis avril 2022», a affirmé la Mission de surveillance des droits de l'homme des Nations unies en Ukraine (HRMMU) dans un communiqué. Et de préciser qu'«au moins 293 civils ont été tués et 1990 blessés en Ukraine» pour ce mois de juin.

Selon ce rapport, 45% des victimes sont liées à des missiles et drones de longue portée, les frappes touchant principalement des villes éloignées du front, notamment Kiev (centre) et Dnipro (centre-est).

Cette évolution reflète «l'utilisation de plus en plus fréquente d'armes puissantes qui sont particulièrement meurtrières lorsqu'elles sont utilisées dans des zones urbaines densément peuplées», a souligné Danielle Bell, représentante de la HRMMU. «Les risques auxquels sont confrontés les civils non seulement persistent, mais s'aggravent tant en ampleur qu'en complexité», a-t-elle ajouté.

Ces derniers mois, la Russie a intensifié ses frappes, notamment avec des missiles balistiques que les défenses ukrainiennes peinent à intercepter, faute de munitions antiaériennes suffisantes. Dans ce contexte, neuf pays européens ont lancé lundi une coalition «purement défensive» visant à renforcer les «capacités antibalistiques» sur le continent, dont Kiev manque cruellement.

Le rapport fait également état d'un niveau record d'attaques de drones explosifs le long de la ligne de front depuis le début de l'invasion le 24 février 2022, avec 89 civils tués et 588 blessés. L'utilisation systématique de ces drones par les deux belligérants a contribué à transformer la ligne de contact en une «zone mortelle» s'étendant sur plusieurs dizaines de kilomètres.
14:31
L'UE peine à conclure sur un nouveau paquet de sanctions contr la Russie
Les ambassadeurs des 27 Etats membres de l'UE tentaient mardi de trouver un accord sur un nouveau paquet de sanctions contre la Russie, à la veille d'une échéance cruciale pour réduire les revenus pétroliers de Moscou. Si aucun compromis n'est trouvé d'ici mercredi, l'UE pourrait être contrainte de relever son plafonnement du prix du pétrole exporté par la Russie. Le plafond devrait alors bondir de 44 dollars actuellement pour se rapprocher des prix internationaux, après une flambée des prix du brut en raison de la guerre en Iran.

Bruxelles souhaite modifier ces règles dans le nouveau paquet de sanctions - le 21e depuis le début de l'offensive russe - afin de maintenir le niveau actuel pendant plusieurs mois encore. Mais les négociations sur un ensemble de mesures n'ont, à ce jour, pas abouties, en raison de plusieurs points de blocage persistants.

La Bulgarie s'oppose à des sanctions visant le patriarche russe Kirill. Le nom du chef de l'Eglise orthodoxe russe, soutien de la guerre en Ukraine, est régulièrement cité pour figurer sur la liste noire. Selon des diplomates, il y a également eu des pressions pour édulcorer le projet d'interdiction générale de visas visant tous les Russes ayant pris part à la guerre en Ukraine.
13:03
La Russie dénonce des accusations gratuites de cyberattaques
Le Kremlin a qualifié de «gratuites» mardi les accusations de cyberattaques formulées la veille par le Royaume-Uni et l'Union européenne, qui ont annoncé prendre des sanctions contre Moscou pour ce motif. Londres et Bruxelles ont annoncé ensemble lundi prendre des sanctions contre la Russie, qu'ils accusent d'être à l'origine de cyberattaques destinées à «semer le chaos et la division en Europe».

La Grande-Bretagne a annoncé prendre des sanctions contre 24 individus et entités liées aux services de renseignement russes, l'UE dévoilant de son côté des sanctions contre 13 entités et individus, dont des officiers du renseignement militaire russe (GRU). «Nous n'acceptons pas ces accusations (...). Ces accusations sont toujours gratuites, elles ne sont jamais argumentées et jamais appuyées par des preuves», a réagi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, en réponse à une question de l'AFP lors de son point presse quotidien.



Selon lui, la Russie accusée depuis des années de cyberattaques et d'ingérence électorale par les pays européens juge, «comme toujours», les sanctions «illégales». «Nous nous sommes adaptés à des dizaines de milliers de sanctions imposées contre notre pays», a-t-il souligné. «Nous avons appris à contourner ces sanctions, nous avons appris à minimiser l'effet négatif de ces sanctions. Nous allons continuer à le faire dans le futur», a ajouté Peskov.
12:20
Kiev franchit une étape dans le long processus d'adhésion à l'UE
'Ukraine a fait mardi un petit pas de plus vers son adhésion à l'Union européenne, avec l'ouverture d'un deuxième round de négociations avec Bruxelles.

Adhérer à l'UE est un processus long et complexe, jonché d'étapes que Kiev veut compléter au plus vite.

Un feu vert des 27 pays de l'UE est requis à chaque nouvelle étape franchie, ce qui a permis à la Hongrie de Viktor Orban, opposée à cette adhésion, de bloquer toute la procédure durant de longs mois.

Les négociations ont repris petit à petit avec le départ du premier ministre nationaliste.
11:30
La Russie va rediriger son transport maritime après des frappes
La Russie a dit mardi examiner des« routes alternatives de transport» en mer d'Azov et pourrait y limiter le trafic, alors que l'armée ukrainienne a indiqué avoir frappé plus d'une centaine de bateaux ces neuf derniers jours. La mer d'Azov, située entre la Russie, la partie sud de l'Ukraine occupée par l'armée de Moscou et la Crimée annexée, est une voie de transport importante pour les produits agricoles ainsi que pour l'approvisionnement de la Crimée.

Le ministre de l'Agriculture a assuré sur Telegram que «la situation» en mer d'Azov n'aura «aucune incidence sur l'approvisionnement du marché intérieur en produits alimentaires, ni sur les capacités d'exportation de notre pays». Il a précisé que des «itinéraires alternatifs» étaient «en cours d'élaboration», ajoutant que la «logistique des livraisons» pourrait être «réorientée», «compte tenu des importantes capacités de transbordement des cargaisons agricoles dans différentes régions de la Russie».

De son côté, le ministère russe des Transports a assuré lui aussi sur Telegram prendre «toutes les mesures nécessaires pour assurer la logistique des cargaisons, compte tenu de la fréquence croissante des attaques ennemies contre des navires civils dans la zone de la mer d'Azov». «Les armateurs mettent en œuvre des mesures visant à protéger leurs flottes. Les capitaines de port travaillent à améliorer les flux de trafic et à réduire les temps d'escale des navires», poursuit le ministre, qui ajoute que «si nécessaire», les cargaisons seront «transférées vers d'autres modes de transport».
7:22
Une série d'explosions entendue à Kiev après une alerte aux missiles
Une série d'explosions a été entendue mardi peu après minuit dans la capitale ukrainienne, a constaté un journaliste de l'AFP, après que l'armée de l'air a averti que plusieurs missiles étaient à l'approche. «Les systèmes de défense aérienne sont en action dans la capitale. L'ennemi attaque Kiev avec des missiles balistiques», a indiqué le maire Vitali Klitschko sur Telegram. Des incendies se sont déclarés dans le quartier de Holosiivsky, dans le sud de Kiev, selon cette source.

Les sirènes d'alerte aérienne ont commencé à retentir dans la capitale avant qu'une demi-douzaine d'explosions ne soient entendues, a constaté l'AFP sur place.
21:26
Kiev veut acquérir 16 avions Rafale et des batteries antiaériennes
La France et l'Ukraine ont conclu lundi une «feuille de route» prévoyant l'acquisition par Kiev de 16 avions de combat Rafale et leurs armements, «dont les premiers doivent voler dans les airs ukrainiens dès 2028-2029», a annoncé le président français Emmanuel Macron.

Pour renforcer la défense antiaérienne de l'Ukraine, Kiev va également se doter «d'une première série de batteries SAMP/T de nouvelle génération qui vient compléter les systèmes qui seront livrés avec leurs missiles dans les semaines à venir», a ajouté le chef de l'Etat à l'issue d'un sommet des pays de la «coalition des volontaires» à Paris.

L'accord prévoit également la fourniture de radars et la production sous licence en Ukraine de bombes AASM, de missiles antiaériens Aster 30 et de missiles de croisière Scalp, selon lui. (ats/afp
21:13
Ukraine: exercices européens dans «les pays voisins»
La force multinationale destinée à se déployer en Ukraine une fois que les armes se seront tues va commencer à s'entraîner dans les «pays voisins» dans les «prochains mois», a annoncé lundi le président français Emmanuel Macron.

«Nous avons décidé aujourd'hui des exercices qui se tiendront dans les prochains mois (...) Ils seront déployés dans les pays voisins de l'Ukraine pour valider nos plans de déploiement et démontrer que nous sommes prêts, déterminés et crédibles», a-t-il dit à l'issue d'une réunion de la «coalition des volontaires» à Paris. (ats/afp)
18:00
Neuf pays européens s'associent à l'Ukraine pour la défense
Neuf pays européens, associés à l'Ukraine, ont créé lundi à Paris une coalition «purement défensive» pour développer des «capacités antibalistiques» en Europe qui font aujourd'hui cruellement défaut à Kiev face aux attaques aériennes de la Russie.

«En mettant en commun notre base industrielle de défense, notre recherche et notre expérience opérationnelle, notre objectif est de bâtir une capacité partagée contre les missiles balistiques pour l'Europe (...). Cette action n'est orientée contre aucun peuple, mais en défense du nôtre», soulignent les dirigeants du Danemark, de la France, l'Allemagne, l'Italie, la Norvège, l'Espagne, la Suède, l'Ukraine, des Pays-Bas et et du Royaume-Uni dans une déclaration commune. (ats/afp)
17:22
Arrestation de l'opposant russe Boris Nadejdine
L'opposant russe Boris Nadejdine, qui avait tenté d'être candidat à la présidentielle 2024 et se préparait à faire campagne pour les législatives de septembre, a été arrêté lundi à Moscou pour des accusations d'«extrémisme», a-t-il annoncé. «La police est arrivée. Ils m'emmènent au commissariat», a écrit Boris Nadejdine à la mi-journée sur Telegram.

Vers 16h30 a été publié sur son compte le procès-verbal établi à son encontre, le mettant en cause pour «démonstration de symboles extrémistes» pour une vidéo de 2023, dans laquelle figure une photo de l'opposant depuis décédé Alexeï Navalny.



Boris Nadejdine a par ailleurs indiqué qu'il était «emmené au tribunal». L'ancien député libéral de 63 ans, qui fait partie des rares à critiquer publiquement Vladimir Poutine et l'offensive russe en Ukraine sans être en prison ou en exil, avait été classé «agent de l'étranger» vendredi, selon l'agence de presse étatique Tass.

L'infraction administrative lui fait encourir 15 jours d'arrestation, a indiqué Tass lundi. Boris Nadejdine était en train de rassembler les signatures nécessaires afin de candidater pour la Douma, la chambre basse du Parlement russe, au prochaines législatives en septembre.
16:06
Ukraine: le commandant d'une brigade formée en France arrêté
Le commandant de la brigade «Anne de Kiev», en partie formée en France et déjà rongée par les scandales, a été arrêté comme plusieurs membres de son unité. Ils sont soupçonnés dans une affaire de double meurtre en Ukraine, a indiqué lundi le président ukrainien.

«Dix personnes ont maintenant été arrêtées. Malheureusement se trouvent parmi eux des membres de la 155e brigade ainsi que son ancien commandant», a déclaré Volodymyr Zelensky sur X, parlant d'une «tragédie horrible» dont tous les acteurs «seront pleinement tenus pour responsables».

Stanislav Loutchanov, qui avait pris la tête de la brigade en février 2026 selon le média ukrainien Hromadske, est notamment soupçonné de meurtre et d'avoir organisé un crime, encourant pour cela la prison à vie, a indiqué la police, sans préciser son rôle dans les faits.

Baptisée en l'honneur d'une princesse de Kiev devenue reine de France au Moyen-Âge, cette unité formée en 2024 était destinée à être une force de combat performante de l'armée ukrainienne et célébrée par les présidents Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky comme un symbole de la coopération militaire entre Kiev et Paris.
13:07
Retour des athlètes russes en tennis de table
Les joueurs de tennis de table russes ont à nouveau le droit de participer aux compétitions internationales sous leur drapeau. La Fédération internationale (ITTF) a acté cette décision lundi.

Elle fait suite à la recommandation du Comité international olympique adressée aux fédérations internationales, les invitant à lever les sanctions concernant la participation des athlètes et des équipes russes. À partir du 28 juillet, les athlètes russes seront de nouveau éligibles pour toutes les manifestations de l'ITTF.
13:04
MSF dénonce une stratégie pour détruire le système de santé ukrainien
L'ONG Médecins Sans Frontières (MSF) a dénoncé lundi «une stratégie délibérée» de la Russie «visant à détruire le système de santé» en Ukraine, visé par de nombreuses attaques depuis le début de l'invasion russe en 2022. Dans un rapport, MSF dit avoir recensé entre avril 2022 et décembre 2025 «plus de 20 attaques contre des structures de santé dans lesquelles elle a déployé des activités». Des attaques qui selon l'ONG «semblent s'inscrire dans une stratégie délibérée, répétée et méthodique».

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a, de son côté, recensé 2.811 attaques contre les services de santé entre février 2022 et la fin de l'année 2025, rappelle MSF, alors que le ministère ukrainien de la Santé affirme que les forces russes ont endommagé ou détruit plus de 2.500 infrastructures médicales durant cette même période, dont 327 totalement détruites.

«Ces attaques sont trop systématiques, trop fréquentes et trop précises pour être accidentelles. Lorsque des hôpitaux sont frappés à plusieurs reprises, lorsque des ambulances sont ciblées par des drones de précision, lorsque des soignants sont tués alors qu'ils acheminent des médicaments à bord de véhicules clairement identifiés, il ne s'agit pas d'une coïncidence. C'est un schéma récurrent, et tout schéma révèle une intention», a estimé Robin Meldrum, coordinateur de MSF en Ukraine, cité dans un communiqué. Ces attaques «dissuadent de plus en plus de civils de chercher à se faire soigner, en particulier lorsqu'il s'agit de maladies chroniques ou de traitements qui ne sont pas urgents», ajoute l'ONG.
12:20
Cyberattaques: Londres et Bruxelles sanctionnent la Russie
Le Royaume-Uni et l'Union européenne ont annoncé ensemble lundi prendre des sanctions contre la Russie, qu'ils accusent d'être à l'origine de cyberattaques destinées à «semer la chaos et la division en Europe».

La Grande-Bretagne a annoncé prendre des sanctions contre 24 individus et entités liées aux services de renseignement russes, l'UE dévoilant de son côté des sanctions contre 13 entités et individus, dont des officiers du renseignement militaire russe (GRU).

«La menace est réelle, concrète, destructrice, tout le monde aujourd'hui en est convaincu», a assuré une source sécuritaire d'un pays de l'UE.
10:06
Les soutiens de l'Ukraine réunis à Paris
Emmanuel Macron réunit lundi à Paris un sommet de la coalition des volontaires pour l'Ukraine, en présence de Volodymyr Zelensky, signe du «réveil stratégique» souhaité pour l'Europe face à la Russie et aux Etats-Unis de Donald Trump. Au lendemain de ce sommet de 37 pays, au niveau des chefs d'Etat ou de gouvernement, le même message sera symboliquement martelé à l'occasion du défilé militaire annuel pour la fête nationale sur les Champs Elysées. Quelque 500 soldats des Etats membres de cette coalition ouvriront cette parade du 14 juillet, qui demeure une spécificité dans une démocratie occidentale.



Pour sa dernière participation à cet événement en tant que président, Emmanuel Macron entamera la séquence lundi en fin de matinée par le traditionnel discours aux armées dans lequel il vantera le «réarmement» en cours de la France, avec un doublement de son budget de la défense en dix ans. Le sommet de la coalition des volontaires se déroulera dans l'après-midi à l'Hôtel national des Invalides, une prestigieuse institution militaire au coeur de la capitale, pour accroître «le soutien à l'Ukraine et la pression sur la Russie», avant un dîner à l'Elysée, a insisté la présidence française.
7:32
Des attaques de drones font trois morts et cinq blessés près de Moscou
Des attaques de drones ont tué trois personnes et blessé cinq autres dans la région de Moscou, a annoncé lundi le gouverneur local, Andreï Vorobyov. 81 de ces engins ont été abattus dans la région au cours de la nuit. «Dans la localité de Pionersky à Istra, trois personnes ont été tuées et trois autres blessées par une chute de drone [...] A Solnechnogorsk, deux personnes ont été blessées après qu'un drone a frappé un immeuble d'appartements», a-t-il écrit sur le réseau social Telegram.

Dans le sud-ouest de la Russie, son homologue de la région de Stavropol, Vladimir Vladimirov, a fait état d'une «attaque ennemie» qui a «déclenché un incendie sur la zone industrielle du village de Viazniki, dans le district de Shpakovsky», sans signaler de victime à ce stade.
6:27
Une zone industrielle russe en feu après une frappe ukrainienne
Une attaque ukrainienne près de la ville russe de Stavropol a provoqué un incendie dans une zone industrielle, a indiqué lundi le gouverneur régional. Aucune victime n'a été signalée à ce stade, a-t-il précisé. Des drones se dirigeant vers Moscou ont été interceptés.

«Une attaque de drone ennemie dans les environs de Stavropol est en train d'être repoussée. L'attaque a déclenché un incendie sur la zone industrielle du village de Viazniki, dans le district de Shpakovsky», a écrit sur le réseau social Telegram le gouverneur Vladimir Vladimirov.

A Moscou, le maire Sergueï Sobianine a fait état de 11 drones abattus dans la nuit alors qu'ils se dirigeaient vers la capitale russe.
14:10
Ukraine: Zelensky annonce un remaniement du gouvernement
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé dimanche un remaniement gouvernemental et avoir offert à la Première ministre Ioulia Svyrydenko, nommée l'été dernier, un nouveau rôle, afin de la mettre en «relations avec un partenaire-clé», sans plus de précisions.

«L'Ukraine est en train de changer sa stratégie politique», a déclaré Zelensky dans un message sur X, ajoutant que «ces changements requièrent un renouvellement» du gouvernement.
13:15
Quatre morts dans des frappes russes en Ukraine dimanche
Des frappes russes ont fait quatre morts en Ukraine dans la nuit de samedi à dimanche, ont indiqué les autorités ukrainiennes.

Des frappes de drones et d'artillerie ont fait trois morts dans la région de Dnipropetrovsk (centre-est), dont deux dans une attaque sur une «entreprise industrielle» de Kryvyï Rig, a indiqué dimanche le gouverneur militaire régional, Oleksandr Ganja.

À Kherson (sud), «l'ennemi a largué un appareil explosif depuis un drone», tuant «un homme de 48 ans», a indiqué sur Telegram Iaroslav Chanko, chef de l'administration militaire de cette ville proche du front.
6:42
Des morts et des blessés après des frappes russes sur l'Ukraine samedi
Une pluie de missiles, de drones et de bombes téléguidées russes a fait samedi huit morts du nord au sud de l'Ukraine et douze blessés à Kiev. Le président Volodymyr Zelensky a exhorté les Occidentaux à livrer rapidement des moyens de défense contre ces frappes meurtrières.

En plus de l'attaque sur Kiev, des frappes ont également touché d'autres régions du pays, faisant cinq morts à Soumy, dans le nord-est du pays, selon le gouverneur militaire régional, Oleg Grygorov. Dans le port méridional d'Odessa, c'est un missile qui a fait deux morts, des chauffeurs de camions. Une personne a par ailleurs été tuée dans un bombardement à Sloviansk, dans l'est.

La Russie a visé l'Ukraine avec «plus de 120 drones et 12 missiles, dont une moitié de missiles balistiques» qui n'ont pu être interceptés, a relevé samedi matin le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
11:02
Le bilan des frappes sur Kiev augmente
Une nouvelle frappe de missiles russes a visé la capitale ukrainienne, Kiev, samedi, faisant onze blessés selon le président Volodymyr Zelensky.

Deux séries d'explosions ont retenti aux premières heures de la journée alors que les autorités avertissaient d'une attaque menée au moyen de missiles par la Russie. Moscou a visé l'Ukraine avec «plus de 120 drones et 12 missiles, dont une moitié de missiles balistiques», a précisé Volodymyr Zelensky, ajoutant que la défense antiaérienne n'avait abattu aucun des missiles balistiques.

Cela pourrait être lié à l'utilisation par la Russie de missiles antiaériens des systèmes S-400, selon Serguiï Sternenko, conseiller auprès du ministère ukrainien de la Défense, sur Telegram.

Initialement conçus pour frapper des cibles aériennes, ces missiles sol-air ont par le passé été utilisés par la Russie comme des missiles balistiques pour frapper au sol.
6:46
Kiev attaquée par des missiles russes: au moins six blessés
La capitale ukrainienne Kiev a été frappée samedi par une attaque de missiles russes, qui a fait six blessés, ont affirmé les autorités. Deux séries d'explosions ont retenti aux premières heures de la journée.

Les sirènes d'alerte aérienne ont commencé à retentir plusieurs minutes après la première explosion. Le chef de l'administration militaire de la capitale ukrainienne, Tymour Tkatchenko, a écrit sur le réseau social Telegram:

«L'ennemi attaque la capitale avec des missiles. Veuillez rester dans des lieux sûrs»

Le maire de la ville, Vitali Klitschko, a précisé sur Telegram que six personnes avaient été blessées lors de l'attaque, dont trois ont été hospitalisées.
14:30
Soutien à l'Ukraine: Macron accueillera 25 chefs d'Etat à Paris
Au moins 25 chefs d'Etat et de gouvernement, dont l'Ukrainien Volodymyr Zelensky, seront présents lundi à Paris pour une réunion de la «coalition des volontaires». Celle-ci est destinée à «amplifier le soutien à l'Ukraine et la pression sur la Russie», a annoncé vendredi l'Elysée. L'objectif est de «pousser» à un cessez-le-feu et à une «reprise» des négociations de paix, stipule la présidence française.

La coalition, initiée par la France et le Royaume-Uni pour soutenir militairement l'Ukraine et lui offrir des garanties de sécurité, notamment par l'envoi de troupes au sol, une fois un accord de paix conclu, réunit 35 pays, principalement européens, auxquels s'ajouteront la Moldavie et la Macédoine du Nord lundi, a précisé la présidence française. Ce sommet, combiné au traditionnel défilé militaire du 14-Juillet sur l'avenue des Champs-Elysées, qui mettra aussi à l'honneur mardi le soutien à l'Ukraine, s'inscrit dans un «moment très fort de reconvergence et d'unité transatlantiques» mais aussi de «dynamiques plus favorables sur le terrain» pour Kiev, a relevé l'Elysée lors d'un brief téléphonique.



La réunion de lundi va «continuer à amplifier ce momentum (..) pour montrer que les soutiens de l'Ukraine restent déterminés aux côtés des Ukrainiens, qu'il n'y a pas du tout de lassitude et que la Russie ne peut pas miser sur cette lassitude», a souligné un conseiller du président Emmanuel Macron. Les dirigeants de la coalition se pencheront notamment sur la coopération en matière de «défense antiaérienne et antibalistique» avec l'Ukraine, avec la production d'armements sous licence dans ce pays.

La Force multinationale pour l'Ukraine, appelée à être déployée sur place une fois que les armes se seront tues, va aussi démarrer des exercices maintenant qu'elle dispose d'un «état-major opérationnel» près de Paris, afin de «montrer à la Russie que l'ensemble de ses acteurs est prêt à s'engager». Ces exercices auront lieu hors d'Ukraine tant que les «conditions pour un déploiement réel ne sont pas remplies», a toutefois noté l'Elysée.
11:07
Kiev dit être «encore loin d'un tournant dans la guerre»
Si les troupes russes ont nettement ralenti sur le front en Ukraine au premier semestre de 2026, Kiev est encore «loin d'un tournant dans la guerre», a affirmé vendredi le commandant en chef de l'armée ukrainienne, Oleksandr Syrsky. Le chef militaire a estimé dans un bilan publié vendredi sur Telegram que la Russie avait échoué à atteindre les objectifs de son offensive, alors que Moscou bénéficiait de «presque le double d'effectifs et d'équipements».

Selon lui, les forces russes, qui menaient auparavant des «opérations offensives actives sur 13 axes», n'en poursuivent désormais que sur «six ou sept» au maximum, et subissent de lourdes pertes alors que Kiev poursuit une «stratégie d'épuisement» de l'adversaire. Il a aussi loué les frappes ukrainiennes de longue portée qui ont visé 697 cibles en Russie depuis le début de l'année, causant selon lui plus de 6,1 milliards de dollars de pertes économiques directes et indirectes.



Les frappes ukrainiennes sur les infrastructures pétrolières russes ces derniers mois ont causé des pénuries de carburant dans de nombreuses régions russes et en Crimée, péninsule annexée en 2014. Le commandant en chef a toutefois averti que Moscou poursuivait ses objectifs militaires dans les régions de l'est de l'Ukraine.
«L'intensité des frappes de missiles et de drones ne cesse d'augmenter, tout comme l'utilisation de bombes aériennes guidées et le nombre de crimes commis contre la population civile», a-t-il ajouté, affirmant que «l'ennemi ne doit pas être sous-estimé».
8:13
Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie
Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi. De quoi déclencher un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités. Elles ont fait aussi état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

«A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s'est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï», a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes. Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, à cause de frappes.
6:32
Missiles Patriot produits en Ukraine: aspects techniques à régler
Des accords sur «les aspects techniques» doivent encore être trouvés pour que l'Ukraine commence à produire des missiles Patriot, a indiqué jeudi le président Volodymyr Zelensky au lendemain d'une rencontre avec son homologue américain en marge du sommet de l'Otan à Ankara. Le président Donald Trump a annoncé mercredi devant la presse, au côté de Zelensky, qu'il allait autoriser Kiev à fabriquer des missiles pour ces systèmes indispensables à l'interception des missiles balistiques russes qui frappent l'Ukraine.

«Maintenant, après notre accord avec le président (américain Donald Trump), nos équipes, nos diplomates, le ministère des Affaires étrangères et le ministère de la Défense doivent se mettre d'accord sur tous les aspects techniques restants», a déclaré Zelensky dans un message audio en réponse aux questions de journalistes. Il a aussi décrit sa rencontre avec Trump comme «constructive», alors que les deux hommes ont longtemps entretenu des relations houleuses.

6:30
1,6 million d'enfants ukrainiens soumis à la militarisation russe
Environ 1,6 million d'enfants ukrainiens vivant sous contrôle russe sont exposés à un système d'endoctrinement et de militarisation pouvant relever du crime contre l'humanité de persécution, selon les conclusions d'experts indépendants mandatés par l'OSCE. Présenté jeudi à Vienne dans le cadre du «mécanisme de Moscou» de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe, leur rapport conclut que la Russie a mis en place un système institutionnalisé pour endoctriner ces enfants.

«Nous pensons (...) que ce système pourrait relever du crime contre l'humanité de persécution», a estimé l'expert français Hervé Ascensio, ajoutant que les enfants et leurs parents étaient pris pour cible lorsqu'ils tentaient de conserver leur identité ukrainienne. Selon l'experte lettone Elina Steinerte, les autorités auraient envoyé les convocations militaires plus tôt qu'ailleurs en Russie aux jeunes des territoires occupés. Elle a indiqué que plusieurs jeunes interrogés avaient quitté les territoires «sans prévenir leurs familles» afin d'échapper à la conscription.

Le rapport consulté par l'AFP, qui documente des cours de maniement des armes et des camps d'entraînement, mentionne plusieurs cas de jeunes adultes ayant été incorporés puis envoyés sur le front en Ukraine. Il recommande d'intégrer la question des enfants dans tout processus de cessez-le-feu ou de négociation de paix, mais aussi d'ouvrir des corridors humanitaires pour permettre les retrouvailles familiales. D'après Steinerte, l'Ukraine a déjà mis en place certains «programmes de réintégration», mais le travail à accomplir est «énorme».
14:19
L'Italie annonce l'expulsion de deux espions russes
L'Italie a annoncé jeudi l'expulsion de deux agents des services de renseignement russes présents sur son sol sous couverture diplomatique, dénonçant une «ingérence grave et inacceptable», deux jours après l'arrestation de deux espions italiens accusés d'avoir collaboré avec Moscou. «Le gouvernement italien a décidé d'expulser deux attachés militaires de l'ambassade de la Fédération de Russie en Italie, impliqués dans des activités d'espionnage mises au jour par le parquet de Rome», a écrit sur X le ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani. Le ministère des affaires étrangères «vient de communiquer à l'ambassadeur russe à Rome qu'Ivan Petrovich Gorbachev et Mikhail Vasilyevich Astakhov doivent quitter Rome dans un délai de trois jours», a précisé le chef de la diplomatie italienne, également vice-Premier ministre.

Les quotidiens La Repubblica et Il Messaggero affirment qu'au moins un des deux agents russes a collecté -- en échange d'argent -- des informations relatives au système franco-italien de défense antiaérienne SAMP/T, que l'Ukraine doit recevoir cette année pour le tester, et aux missiles franco-italiens Aster déjà livrés à Kiev. Cet agent s'intéressait également à la mission de l'Otan en Bulgarie ainsi qu'à l'entreprise italienne Avio, qui produit des moteurs de drones et des missiles supersoniques.



L'un des deux ex-espions italiens arrêtés mardi est accusé d'avoir transmis à ce contact russe les identités d'agents du contre-espionnage italien chargés de contrecarrer les activités des services de renseignement de Moscou dans la péninsule, affirme le quotidien Corriere della Sera.
11:33
Washington a approuvé la vente de missiles Tomahawks à l'Allemagne
Les Etats-Unis ont approuvé, en marge du sommet de l'Otan, la vente de missiles de croisière de portée intermédiaire Tomahawk à l'Allemagne, où ils seront déployés, a affirmé jeudi Friedrich Merz, sans préciser à quelle date. «Nous comblons ainsi une lacune stratégique importante dans notre défense», a affirmé le chancelier allemand devant les députés, alors que début mai le déploiement de ces missiles, qui était prévu depuis longtemps, semblait ne plus être d'actualité sur fond de tensions avec le président américain Donald Trump. «Nous travaillerons en parallèle au développement de nos propres systèmes européens et à leur déploiement en Europe», a ajouté Friedrich Merz.

Le déploiement de Tomahawk est considéré par Berlin comme un élément important de la dissuasion à l'égard de la Russie. Moscou a déployé des missiles de croisière Iskander dans son enclave de Kaliningrad, qui pourraient atteindre des cibles européennes.

6:27
Réintégration des Russes: une décision de «bon sens» pour le président du comité olympique italien
Le président du Comité olympique italien (CONI) Luciano Buonfiglio s'est félicité mercredi, à l'inverse du ministre des Sports de son pays, de la décision mardi du Comité international olympique (CIO) de lever une partie des restrictions imposées aux sportifs russes. «Lorsque j'en discutais avec Thomas Bach, qui était alors président du CIO, je me suis permis de lui dire, tout en étant conscient de ce qui se passait, que la décision d’exclure les Russes et les Biélorusses aurait créé un mauvais précédent et qu'en voulant maintenir le sport indépendant, on aurait provoqué quelques crises», a-t-il déclaré selon des propos rapportés par le quotidien sportif La Gazzetta dello Sport. «Aujourd’hui, je pense qu’on y a remédié avec bon sens», a-t-il ajouté.

Sa prise de position est à l'exact opposée de celle du ministre italien des Sports et de la Jeunesse du gouvernement Meloni, Andrea Abodi. «Nous sommes très perplexes. La situation empire et n’est absolument pas revenue à la normale, ils continuent de larguer des bombes. Et penser qu’on puisse tracer une ligne en disant que tout ce qui a été fait fait désormais partie du passé me semble irrespectueux envers le peuple ukrainien», a déclaré Abodi.
6:26
La Russie fustige les décisions «irresponsables» de l'Otan sur l'Ukraine
Moscou a qualifié d'«irresponsables» les engagements pris par l'Otan en faveur de l'Ukraine lors de son dernier sommet en Turquie, accusant par ailleurs les Etats européens de se préparer« à un conflit armé avec la Russie».

Le ministère russe des Affaires étrangères a reproché aux pays membres de l'alliance atlantique de prendre «des décisions irresponsables susceptibles de mener à une catastrophe» et de se concentrer sur la «militarisation du continent européen», selon un communiqué de ce ministère.
10:20
Sept morts dans des séries de frappes russes
Des frappes russes ont fait au moins sept morts et plusieurs blessés mercredi en Ukraine, alors que le président Volodymyr Zelensky doit rencontrer Donald Trump en marge du sommet de l'Otan à Ankara.

La capitale a été visée par des missiles balistiques et plusieurs déflagrations ont été entendues par des journalistes de l'AFP durant la nuit, une première explosion s'étant produite avant le déclenchement de l'alerte aérienne. «Malheureusement, une personne a été tuée suite à l'attaque nocturne russe» sur Kiev, ont indiqué les services d'urgences nationaux ukrainiens. Le maire de Kiev, Vitali Klitschko, a fait état d'entrepôts en feu ainsi que d'un «bâtiment non résidentiel» en flammes dans deux quartiers de la ville.

Dans le reste de l'Ukraine, dans la région de Mykolaïv (sud), une femme de 38 ans et sa fille de 15 ans ont été tuées dans des frappes, selon le chef régional Vitali Kim, qui a également signalé deux blessés. À Kharkiv (nord-est), deux personnes ont été tuées dans une frappes de missiles, qui, selon le maire Igor Terekhov, ont touché «un bâtiment résidentiel», blessant également «plus de dix» autres personnes.

Dans la région de Kherson (sud), à proximité de la ligne de front, des attaques de drone explosifs contre un bus et une voiture ont fait deux morts, selon les autorités locales. D'autres blessés ont été recensés ailleurs dans le pays: quatre dans la région de Dnipropetrovsk (est) et trois dans celle de Zaporijjia (sud), d'après les autorités locales.
6:20
Des explosions entendues à Kiev
Plusieurs explosions ont secoué la capitale ukrainienne Kiev tôt mercredi, ont constaté des journalistes de l'AFP, au dernier jour du sommet de l'OTAN en Turquie. L'attaque intervient moins d'une semaine après les pires frappes russes sur Kiev, qui ont fait 30 morts. Une première déflagration a été entendue mercredi avant même que les sirènes d'alerte aérienne de la ville ne retentissent. Elle a été suivie de quatre autres, ont indiqué les journalistes de l'AFP sur place.

Le maire, Vitali Klitschko, a fait état de deux blessés. Il a indiqué que des entrepôts étaient en feu dans un quartier de la ville à la suite d'une frappe de missile et qu'un «bâtiment non résidentiel» était également en flammes dans un autre secteur. «L'ennemi attaque la capitale avec des missiles balistiques. Restez dans les abris!», a écrit Klitschko sur les réseaux sociaux.

6:19
L'Ukraine signe des accords sur les drones avec plusieurs pays
L'Ukraine a annoncé mardi la signature d'accords de coopération en matière de drones militaires avec plusieurs pays européens, après le lancement d'un mécanisme permettant à ses partenaires d'acheter des armes et des technologies ukrainiennes. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dit avoir conclu des accords avec le Danemark, les Pays-Bas, l'Estonie et se préparer à le faire avec l'Allemagne, la Finlande, la Norvège et le Canada.

Selon le mécanisme annoncé par Kiev début juillet, les pays avec lesquels l'Ukraine a conclu des accords auront «la possibilité d'acheter des armes et des technologies ukrainiennes et de travailler directement avec les fabricants ukrainiens».



Pour lutter contre l'invasion russe, l'Ukraine est dépendante de ses alliés occidentaux pour lui fournir de nombreuses catégories d'armements, mais elle a aussi développé ses propres technologies dans certains domaines, notamment en matière de drones et de lutte antidrone. Le ministre de la Défense, Mykhaïlo Fedorov, avait averti que l'exportation d'armements serait possible seulement si «l'approvisionnement de l'armée ukrainienne» était «garanti».
16:21
Trump prétend que Poutine et Zelensky veulent un accord
Les présidents ukrainien Volodymyr Zelensky et russe Vladimir Poutine «veulent tous les deux» aboutir un accord pour mettre fin à la guerre en Ukraine, a affirmé mardi Donald Trump à Ankara.

«Je pense qu'ils veulent tous les deux conclure un accord. C'est dommage que ça ait pris autant de temps, mais je pense qu'il va en sortir quelque chose», a déclaré le président américain devant la presse, peu après son arrivée dans la capitale turque, au premier jour d'un sommet de l'Otan.
14:59
L'Ukraine pourrait apporter à l'Otan des capacités de défense extraordinaires
L'Ukraine pourrait apporter des capacités de défense «extraordinaires» à l'Otan si elle pouvait en devenir membre, a affirmé mardi à Ankara le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Il a également appelé l'Alliance atlantique à faire preuve de plus de «détermination» dans son aide à la défense aérienne de l'Ukraine, au moment où la Russie multiplie les attaques de missiles, notamment balistiques contre les villes et les infrastructures de son pays.
14:57
Zelensky presse l'Otan de renforcer son aide à l'Ukraine sur la défense aérienne
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a exhorté mardi l'Otan à soutenir Kiev dans ses efforts en cours pour renforcer sa défense aérienne face aux attaques russes.

«Nous sommes capables de tout faire nous-mêmes, mais lorsqu'il s'agit de défense aérienne, nous avons besoin de la détermination de nos partenaires», a-t-il lancé au premier jour du sommet de l'Otan à Ankara.
14:45
Des bombardements russes font au moins 28 morts en Ukraine
Des bombardements russes ont fait au moins 28 morts et une centaine de blessés lundi à Kiev et dans sa région ainsi qu'à Soumy (nord-est), moins d'une semaine après une précédente vague de frappes meurtrières sur la capitale ukrainienne et juste avant un sommet de l'Otan en Turquie.

Lors de ce sommet mardi à Ankara, le président ukrainien Volodymyr Zelensky doit rencontrer son homologue américain Donald Trump avec l'espoir d'obtenir davantage de soutien militaire pour son pays et de relancer des efforts de paix au point mort plus de quatre ans après le début de l'invasion russe.
5:45
Plus de 430 drones ukrainiens lancés vers Moscou
L'Ukraine a lancé plus de 430 drones vers Moscou dans la nuit de lundi à mardi, a annoncé mardi le maire de la capitale russe Sergueï Sobianine. Un sommet de deux jours de l'OTAN doit débuter mardi à Ankara, avec pour invité le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

«Depuis le soir jusqu'à 6 heures du matin, plus de 430 drones ont volé en direction de la région de Moscou. La plupart ont été neutralisés par les forces de défense aérienne à des distances éloignées. 36 drones ennemis ont été détruits à l'approche de Moscou», a écrit Sobianine sur les réseaux sociaux
5:45
Un mort dans une attaque ukrainienne dans la région de Belgorod
Une personne a été tuée dans la région russe de Belgorod pendant des «frappes répétées» de missiles ukrainiens, a annoncé mardi le gouverneur régional par intérim, Alexandre Chouvaïev. Des drones ukrainiens se dirigeant vers Moscou ont été interceptés. «Dans le village de Belovskoïe, dans le district de Belgorod, un habitant civil a malheureusement été tué à la suite de la première frappe de missile», a-t-il ajouté sur le réseau social Telegram. L'attaque a également provoqué un incendie dans une «infrastructure», a-t-il précisé.

Le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, a pour sa part fait état d'au moins 14 drones ukrainiens interceptés alors qu'ils se dirigeaient vers la capitale dans la nuit de lundi à mardi.
12:21
Avion russe intercepté près d'un porte-avions britannique
Un avion russe a été intercepté jeudi dernier par deux avions de chasse britanniques. Il avait largué plusieurs bouées acoustiques à proximité du porte-avions Prince of Wales en mission pour l'Otan en mer de Norvège, a indiqué lundi le ministère britannique de la Défense.

«Alors qu'il opérait en mer de Norvège dans le cadre de l'opération Firecrest, le groupe aéronaval britannique (qui comprend le HMS Prince of Wales, plusieurs navires, des hélicoptères et des avions de combat, ndlr) a été à plusieurs reprises approché par un avion de patrouille maritime russe de type 'Bear-F'», a indiqué un porte-parole du ministère dans un communiqué. Le «Bear-F» est un avion russe de surveillance maritime et de lutte anti-sous-marine.

L'incident s'est produit le 2 juillet, alors que le porte-avions britannique participe à une mission de dissuasion de l'Otan dans l'Atlantique Nord. L'appareil «est passé à basse altitude et inutilement près du HMS Prince of Wales et a largué un grand nombre de bouées acoustiques à proximité immédiate du porte-avions», a indiqué le porte-parole, qualifiant ces mouvements d'activité «dangereuse et non professionnelle».
12:21
Des bombardements russes font au moins 14 morts à Kiev et environs
Des bombardements russes ont fait au moins 14 morts lundi dans la région de Kiev. Des journalistes de l'AFP y ont été les témoins de dizaines d'explosions, à la veille d'un sommet de l'Otan à Ankara.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky doit rencontrer son homologue américain Donald Trump lors de ce sommet, avec l'espoir de relancer des efforts de paix au point mort, plus de quatre ans après le déclenchement de l'invasion russe à grande échelle.

Les frappes nocturnes russes ont fait 11 morts et 64 blessés à Kiev, «dont deux enfants», tandis que trois personnes ont été tuées et 16 autres blessées dans la région de Kiev, a annoncé M. Zelensky. Dans la capitale, les autorités ont affirmé qu'une trentaine d'immeubles résidentiels avaient été endommagés.

Des journalistes de l'AFP ont vu une barre d'immeubles éventrée avec un trou béant bordé d'appartements aux cloisons arrachées, dans le quartier de Podilsky, dans le nord de Kiev, où les opérations de secours se poursuivent.
10:11
Ursula von der Leyen affirme que l'Ukraine a un "besoin urgent" de défense antiaérienne
Les nouveaux bombardements russes sur Kiev montrent que l'Ukraine a un "besoin urgent" de défense antiaérienne, a affirmé lundi la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

"Nous en discuterons cette semaine à Ankara, lors du sommet de l'Otan", a assuré la cheffe de l'exécutif européen dans une publication sur X.
8:33
La Russie annonce avoir abattu 519 drones ukrainiens dans la nuit
La Russie a abattu 519 drones ukrainiens dans la nuit de dimanche à lundi au-dessus d'une vingtaine de régions et de la Crimée annexée, a indiqué le ministère russe de la Défense dans un communiqué.

Les attaques de drones ont notamment visé la région de Moscou, où onze drones se dirigeant vers la capitale russe ont été détruits, et celle de Léningrad (nord-ouest) où 47 appareils ont été abattus, selon les autorités locales.
5:54
Au moins 8 morts dans des frappes russes
Des bombardements russes ont fait au moins huit morts lundi dans la région de Kiev, dont sept dans la capitale ukrainienne où des journalistes de l'AFP ont fait état de dizaines d'explosions, à la veille d'un sommet de l'Otan à Ankara.

«L'ennemi frappe avec des missiles balistiques», a écrit sur Telegram le chef de l'administration militaire de la capitale, Timour Tkatchenko.

Dans le district Darnytsky, des débris ont touché un immeuble résidentiel de 25 étages, piégeant des personnes dans des étages supérieurs, selon le maire Vitali Klitschko. Un incendie a touché deux étages d'un autre immeuble d'habitation du quartier.

Ailleurs, dans le district Podilsky, des débris ont touché un immeuble de 21 étages et causé des «destructions partielles». Un entrepôt a aussi pris feu dans le district Obolonsky, de même source.

«Le nombre de morts s'élève désormais à sept» dans la capitale, a décrit Timour Tkatchenko sur Telegram, sans préciser le lieu exact de leur décès. Il a également recensé 24 blessés.

En périphérie de Kiev, dans le district de Boutcha, une personne a été tuée, a rapporté le chef de l'administration militaire régionale, Mykola Kalachnyk, accusant Moscou de frapper «une fois encore délibérément des civils et des infrastructures civils». Il dénombre 10 blessés dans la région.
7:48
Un mort dans une attaque ukrainienne en Crimée
Une personne a été tuée en Crimée sous contrôle russe lors d'une attaque ukrainienne, a annoncé dimanche le chef des autorités locales nommé par Moscou, Sergueï Aksionov.

L'attaque, qui a fait également deux blessés, a touché le nord de la Crimée, a indiqué Sergueï Aksionov. La Crimée avait été placée en «situation d'urgence» fin juin, afin de faire face aux conséquences de frappes ukrainiennes ayant causé des pénuries de carburant et d'électricité.
7:04
Poutine a parlé par téléphone avec Trump de l'Ukraine
Le président russe Vladimir Poutine s'est entretenu samedi par téléphone avec son homologue américain Donald Trump à l'occasion des 250 ans des Etats-Unis, a annoncé le Kremlin. Les deux dirigeants ont évoqué la situation en Ukraine avant le sommet de l'Otan à Ankara.

«Les présidents ont naturellement abordé la question d'un règlement en Ukraine, en prenant notamment en compte la participation prochaine de Donald Trump au sommet de l'Otan en Turquie, les 7 et 8 juillet», a indique Iouri Ouchakov, le conseiller diplomatique du Kremlin, cité par l'agence de presse Ria Novosti.

Selon lui, lors de cet appel d'une durée d'une heure vingt-cinq, les deux dirigeants ont également évoqué d'autres sujets internationaux, comme la situation autour de l'Iran et au Moyen-Orient. Plus tôt, Kiev a également annoncé que le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'était entretenu par téléphone avec Donald Trump.
17:51
Attaque massive de drones ukrainiens contre Saint-Pétersbourg
Une attaque massive de drones et missiles ukrainiens a visé pendant la nuit de vendredi à samedi la Russie, en particulier la région de Saint-Pétersbourg. Moscou a promis de riposter à ces frappes intervenant quelques jours après des bombardements meurtriers sur Kiev.

Parallèlement, l'armée ukrainienne a démenti l'annonce faite vendredi par Moscou de la prise de la ville ukrainienne de Kostyantynivka, actuellement l'épicentre des combats sur le front.

Dans un communiqué, l'armée russe a indiqué avoir abattu pendant la nuit 494 drones et 10 missiles longue-portée «Flamingo» ukrainiens, ainsi que 9 munitions de lance-roquettes multiples HIMARS fournis par Washington à Kiev. Ces bombardements n'ont pas fait de victimes ni de dégâts majeurs, selon les autorités russes.

Le ministère russe de la Défense a néanmoins assuré que cette «tentative (du président ukrainien) V. Zelensky d'endommager des infrastructures civiles» en Russie «ne restera pas sans réponse appropriée».

Ces frappes ayant notamment ciblé la deuxième ville de Russie, d'où est originaire le président russe Vladimir Poutine, interviennent après une attaque russe contre Kiev qui a fait 30 morts cette semaine.
15:49
Les frappes ukrainiennes de la nuit ne resteront pas «sans réponse»
L'armée russe a promis samedi de riposter aux attaques massives de drones et missiles ukrainiens ayant visé la Russie pendant la nuit, en particulier la région de Saint-Pétersbourg.

«La tentative de Zelensky d'endommager des infrastructures civiles de la Fédération de Russie ne restera pas sans réponse appropriée de la part des forces armées russes», a indiqué le ministère russe de la Défense dans un communiqué, assurant avoir abattu pendant cette attaque 494 drones et 10 missiles ukrainiens
12:37
L'Ukraine dit qu'elle défend toujours la ville de Kostyantynivka
L'annonce par la Russie de la prise de la ville-clé de Kostyantynivka, dans l'est de l'Ukraine, est «fausse», a indiqué samedi l'armée ukrainienne à l'AFP. Elle a reconnu une «situation difficile» mais assure que les soldats ukrainiens défendent la ville et que les combats se poursuivent. «Les soldats ukrainiens continuent de tenir leurs positions le long des lignes de défense établies. La situation reste difficile mais elle est sous le contrôle des Forces de défense ukrainiennes», a déclaré le porte-parole de l'armée, Andriï Kovaliov.

«L'ennemi continue d'essayer de s'emparer de Kostyantynivka. De petits groupes d'infanterie (d'une à trois personnes) ont réussi à s'infiltrer profondément dans les formations de combat des forces ukrainiennes», a-t-il ajouté, et «des opérations de contre-sabotage menées par les Forces de défense sont en cours dans la ville».

10:56
Des drones ukrainiens ont touché un terminal à Saint-Pétersbourg
La Russie a abattu des dizaines de drones ukrainiens au-dessus de Saint-Pétersbourg, a annoncé samedi le gouverneur de la ville. Il a ajouté qu'un terminal pétrolier avait été touché et qu'un drone s'était écrasé sur le complexe historique de Peterhof, sans dégâts.

«La frappe a touché la zone d'un terminal pétrolier dans le district de Kirovski», à Saint-Pétersbourg. «Les conséquences techniques ont été résolues. Il n'y a pas eu de victime», a écrit le gouverneur Alexandre Beglov sur les réseaux sociaux. «Les forces de défense aérienne ont abattu 72 engins aériens sans pilote, dont l'un s'est écrasé à Peterhof. Il n'y a eu ni victimes ni dégâts», a-t-il précisé.
21:55
La Russie revendique une prise dans l'est de l'Ukraine
Le Kremlin a revendiqué vendredi la prise par l'armée russe de la ville de Kostyantynivka dans l'est de l'Ukraine, position fortifiée des forces de Kiev située sur la route menant vers les dernières grandes villes du Donbass encore sous contrôle ukrainien.

«Kostyantynivka a été entièrement prise. La ville est désormais entièrement sous notre contrôle», a indiqué le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, annonçant que le président Vladimir Poutine s'était entretenu avec les militaires à ce sujet.
18:13
Les soutiens de Kiev s'engagent sur 70 milliards d'euros d'aide
Les pays européens de l'Otan et le Canada vont s'engager, à l'occasion du sommet de l'Alliance qui se tiendra la semaine prochaine à Ankara, à fournir 70 milliards d'euros d'aide militaire à l'Ukraine en 2026 comme en 2027.

Ces 140 milliards sur deux ans comprennent les 60 milliards d'euros d'aide militaire que l'Union européenne s'est engagée à prêter à l'Ukraine en 2026 et 2027, soit 30 milliards chaque année. Le Canada et les pays européens de l'Otan, dont 23 sont aussi membres de l'UE, vont donc verser de leur côté quelque 40 milliards d'euros, en 2026, et au moins autant en 2027, selon ces sources.

Ce chiffre est identique à celui sur lequel l'Otan , Etats-Unis compris, s'était engagée il y a deux ans avant le sommet de Washington. Européens et Canadiens sont désormais seuls à aider financièrement l'Ukraine, les Etats-Unis ayant décidé de fermer le robinet, depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche.
13:14
Attaque à Monaco: le domicile en Allemagne d'une suspecte ukrainienne perquisitionné
Le domicile en Allemagne de la suspecte de l'attaque contre un homme d'affaires d'origine ukrainienne à Monaco a été perquisitionné mais l'intéressée n'a pas été retrouvée, a indiqué vendredi la police allemande.
«Des éléments de preuve ont pu être saisis et seront remis aux autorités monégasques», a indiqué un communiqué de la police de la région de Hesse et du parquet de Francfort, ajoutant que «la femme recherchée est actuellement en fuite».
13:09
Cinq morts en Ukraine, dix en Russie et en territoire occupé
Des frappes de Moscou sur l'Ukraine ont fait cinq morts tandis que des frappes de Kiev sur la Russie et en territoire occupé ont fait dix morts, ont indiqué vendredi les autorités des deux pays. Ces échanges de frappes interviennent au lendemain de la plus vaste attaque de drones et missiles russes ayant visé la capitale ukrainienne depuis le début de l'offensive russe, qui a fait au moins 30 morts et une centaine de blessés, selon les autorités ukrainiennes.

Une frappe de Kiev sur un marché de Tokmak, dans la région ukrainienne de Zaporijjia (sud) sous contrôle de Moscou, a fait au moins cinq morts et 18 blessés, a indiqué vendredi le gouverneur installé par Moscou, Evguéni Balitsky. «C'est une frappe contre la vie des civils, contre des gens venus faire leurs courses», a-t-il dénoncé sur Telegram. Il avait indiqué plus tôt que des frappes ukrainiennes nocturnes avaient déjà fait trois morts dans cette région.

Des frappes ukrainiennes dans la nuit de jeudi à vendredi ont également fait deux morts dans les régions russes de Belgorod et Briansk, frontalières de l'Ukraine. Des frappes nocturnes russes sur la région de Soumy, dans le nord de l'Ukraine, ont notamment fait quatre morts à Romny où un immeuble d'appartements a pris feu, a indiqué sur Telegram le chef de l'administration militaire régionale, Oleg Grygorov.

«Deux femmes, un homme âgé et un enfant - une fille qui n'avait pas deux ans, ont été tués» et trois hommes blessés, a-t-il précisé, avec une photo montrant un bâtiment en feu. Une personne est morte et cinq autres ont été blessées entre jeudi soir et vendredi à Kryvyï Rig, dans l'est de l'Ukraine, selon Oleksandr Ganja, gouverneur de la région de Dnipropetrovsk où se trouve cette ville.
10:38
Deux morts dans des frappes ukrainiennes à la frontière russe
Deux personnes ont été tuées vendredi dans des frappes ukrainiennes visant deux régions russes frontalières de l'Ukraine, ont indiqué les autorités locales, au lendemain d'une attaque massive russe contre Kiev qui a fait au moins 30 morts. Vendredi matin, «les forces armées ukrainiennes ont mené une frappe de missiles contre Belgorod», chef-lieu de la région éponyme russe, a indiqué le maire de la ville, Valentin Démidov, dans un communiqué sur Telegram. «Malheureusement, une habitante a été tuée», a-t-il déploré. L'élu a précisé que l'attaque a notamment visé des sites d'«infrastructure civile» et provoqué des pénuries d'eau et d'électricité dans cette ville de plus de 300 000 d'habitants.



Dans la région de Briansk, un homme a été tué et deux autres personnes ont été blessées vendredi dans des attaques de «drone-kamikazes», selon le gouverneur régional par intérim, Iegor Kovaltchouk. Au total, la Russie a abattu dans la nuit de jeudi à vendredi 155 drones ukrainiens au-dessus de ses régions et la Crimée annexée, selon le ministère russe de la Défense.
5:31
Au moins 30 morts à Kiev dans les pires frappes russes
La capitale ukrainienne a subi au cours de la nuit la pire frappe de drones et missiles russes depuis le début de la guerre, qui a fait au moins 30 morts et 91 blessés. Kiev a promis de rendre coup pour coup à Moscou, qui entend poursuivre ses attaques. «La Russie frappe des cibles civiles uniquement pour contraindre l'Ukraine à renoncer à son État», a dit le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui s'est rendu sur les lieux des bombardements, assurant que l'Ukraine riposterait.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, l'Ukraine a été visée par 496 drones et 74 missiles de différents types, dont respectivement 476 et 48 ont été interceptés, selon l'armée de l'air ukrainienne. Kiev, a en particulier été ciblée. Il s'agit de l'attaque «la plus massive» sur la capitale depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine en 2022, a affirmé le maire Vitali Klitschko, qui a déclaré vendredi «jour de deuil».

20:03
Otan: Zelensky espère une aide pour la défense antiaérienne
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dit jeudi espérer une aide en matière de défense antiaérienne de la part de ses alliés occidentaux lors du sommet de l'Otan prévu dans quelques jours à Ankara, après de nouvelles frappes massives russes sur Kiev.

«La question de la défense antiaérienne et antimissile doit figurer parmi les principaux résultats attendus. À condition, bien sûr, que l'Otan ait encore une quelconque importance pour les alliés», a déclaré Volodymyr Zelensky.
17:24
Un entrepôt de la Croix-Rouge «détruit» lors des frappes à Kiev
Un entrepôt de la Croix-Rouge contenant de l'aide humanitaire a été «détruit» lors des frappes massives russes nocturnes sur Kiev, a annoncé l'organisation jeudi, qui regrette «un coup dur» à ses activités. «Au total, 320 000 unités de matériel et d'équipements humanitaires ont été perdues», a indiqué l'ONG sur Facebook.
16:24
Au moins 21 morts à Kiev dans les pires frappes russes
Des drones et missiles russes ont massivement frappé Kiev dans la nuit, faisant au moins 21 morts et 85 blessés, lors de la pire attaque sur la capitale selon son maire. Le Kremlin a assuré qu'il allait «continuer à augmenter la pression» sur l'Ukraine.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, l'Ukraine a été visée par 496 drones et 74 missiles de différents types, dont respectivement 476 et 48 ont été interceptés, selon l'armée de l'air ukrainienne. La capitale, Kiev, a en particulier été ciblée.

Des pans entiers de bâtiments résidentiels se sont effondrés, un bâtiment abritant des ambulances a été touché tout comme, selon Katarina Mathernova, ambassadrice de l'UE en Ukraine, un «lieu où résident des membres du personnel diplomatique», sans y faire de victimes. Il s'agit de l'attaque «la plus massive» sur la capitale depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine en 2022, a affirmé le maire Vitali Klitschko, qui a déclaré vendredi «jour de deuil».
15:14
Flotte fantôme russe: pétrolier autorisé à lever l'ancre de France
Arraisonné dans l'Atlantique par la marine française il y a un mois, le Tagor, pétrolier de la flotte fantôme russe, a été autorisé jeudi à lever l'ancre après versement d'une amende d'un million d'euros pour défaut de pavillon et refus d'obtempérer.

Sous sanctions des États-Unis et de l'Union européenne, le Tagor est soupçonné de transporter du pétrole russe ou iranien. Ce pétrolier de 252 mètres de long avait été arraisonné le 31 mai à plus de 400 milles nautiques (740 km) à l'ouest de la Bretagne. La marine française, qui le soupçonnait d'arborer un faux pavillon camerounais, avait demandé à visiter le bateau, comme le permet la convention de Montego Bay sur le droit de la mer.
«Piraterie», selon le Kremlin
Mais le commandant avait refusé d'obéir aux consignes des militaires, qui ont dès lors décidé de prendre le contrôle du pétrolier et de le détourner vers la France. Le Kremlin avait qualifié l'arraisonnement d'opération «à la limite de la piraterie internationale».

Le Cameroun avait de son côté fermement condamné l'utilisation frauduleuse de son pavillon par le Tagor. Arrivé dans un port français le 2 juin, le Tagor était immobilisé depuis lors, sur décision administrative. Le commandant russe du navire avait été placé en garde à vue le même jour, puis libéré le lendemain, dans le cadre d'une enquête pour défaut de pavillon et refus d'obtempérer en mer.

La société propriétaire du navire, immatriculée aux Iles Marshall, a finalement reconnu sa culpabilité et été condamnée par la justice française. La somme d'un million d'euros a déjà été versée, a précisé le procureur. Il a ajouté que la société propriétaire du navire avait «pris l'engagement d'obtenir dans les meilleurs délais un nouveau pavillon, licite».
11:31
Kiev accusée d'avoir ordonné le sabotage de Nord Stream en 2022
Le parquet allemand a accusé jeudi les autorités ukrainiennes d'avoir ordonné le sabotage des gazoducs russo-allemands Nord-Stream peu après l'invasion russe de l'Ukraine. Cette annonce intervient au lendemain de celle de l'inculpation d'un premier suspect.

Le suspect «et d'autres militaires ont élaboré, à la demande des autorités ukrainiennes, un plan visant à détruire les gazoducs Nord Stream 1 et Nord Stream 2», a indiqué le parquet dans un communiqué, rappelant que ces conduites sous-marines ont été sabotées à l'explosif en septembre 2022. L'accusé avait été arrêté le 21 août 2025 en Italie puis extradé en septembre d'Italie vers l'Allemagne.

Identifié alors sous le nom de Serguiï Kuznietsov, celui-ci avait affirmé qu'il était à l'époque des faits, et jusqu'en 2023, un commandant de l'armée ukrainienne et soutenait qu'il était en Ukraine au moment du sabotage.

11:25
Un proche de l'ex-président ukrainien débouté par la CEDH
La Suisse n'a pas violé le droit au respect de la vie privée de l'Ukrainien Yuriy Ivanyushchenko en ordonnant le blocage de ses fonds ainsi que ceux de ses proches. Telle est la décision rendue jeudi par la Cour européenne des droits de l'homme, qui rejette ainsi le recours de ce proche de l'ancien président Viktor Yanukovych.

Suite à la destitution du président ukrainien Viktor Yanukovych, le Conseil fédéral a décidé le 26 février 2014 d'imposer le blocage en Suisse des valeurs patrimoniales du président destitué et de son entourage, y compris donc de Ivanyushchenko, ex-membre du Parlement. Le nom de ce dernier a donc été inscrit sur la liste de sanctions contre les anciens dirigeants de l’Ukraine. De plus, l'ensemble de ses avoirs et intérêts patrimoniaux en Suisse en vigueur depuis le 28 février 2014 ont été bloqués.

Invoquant l’article 8 (droit au respect de sa vie privée), Yuriy Ivanyushchenko estimait que ces mesures portaient gravement atteinte au respect de sa réputation, composante du droit au respect de la vie privée. Après examen du dossier, les juges de la CEDH sont arrivés à la conclusion que la Suisse n'avait pas violé l'article 8, sans fournir d'explications supplémentaires.
8:00
Finlande: prison pour un entrepreneur ayant enfreint les sanctions contre la Russie
Un tribunal finlandais a condamné mercredi un entrepreneur à trois ans et huit mois de prison pour avoir exporté des camions et des remorques vers la Russie voisine, en violation des sanctions européennes. La société de Risto Riihimaki, enregistrée dans la ville de Lappeenranta, près de la frontière avec la Russie, a exporté 164 camions et remorques en 2022 et 2023, en violation des sanctions de l'UE imposées après l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

Le transit par la Russie était autorisé par les sanctions en vigueur à l'époque et l'entreprise avait déclaré que les véhicules étaient exportés vers le Kazakhstan ou la Turquie via la Russie. En réalité, ils ont été dédouanés en Russie par une société spécialisée dans l'importation et la revente de camions, a jugé le tribunal de district de Carélie du Sud.

Selon les douanes finlandaises, les camions et remorques importés représentaient une valeur d'environ 17 millions d'euros.
5:57
Le bilan de l'attaque russe sur Kiev porté à huit morts
Une série de frappes russes sur Kiev a fait au moins huit morts et un «nombre important» de blessés, a annoncé jeudi matin le responsable de l'administration militaire de la capitale ukrainienne Timour Tkatchenko.

«A ce stade, le bilan des victimes de l'attaque russe s'est alourdi à 8 morts. Une fois de plus, l'ennemi vise délibérément des zones résidentielles et tue des civils», a-t-il écrit sur Telegram, les autorités locales ayant fait état d'immeubles résidentiels très endommagés.
5:56
Zelensky évoque une attaque «de grande envergure» sur Kiev
Volodymyr Zelensky évoque une attaque «de grande envergure» sur Kiev. Le président ukrainien avait indiqué la veille depuis Dublin rentrer immédiatement à Kiev suite à des informations sur une nouvelle attaque «de grande envergure» de la Russie en préparation.

«Nous savons que (Vladimir) Poutine prépare cette frappe massive contre l'Ukraine depuis un certain temps déjà», a-t-il déclaré, appelant les Ukrainiens à «redoubler de prudence pour se protéger» lors d'une conférence de presse en Irlande mercredi.«Durant la nuit, l'ennemi a de nouveau lancé une attaque massive contre la région de Kiev en utilisant des drones d'attaque, des missiles balistiques et des missiles de croisière», a déclaré tôt jeudi Mykola Kalachnyk, responsable de l'administration militaire de la région de Kiev sur Telegram, précisant que cinq districts avaient été touchés.
5:54
Nouvelle série d'explosions à Kiev après une alerte aux missiles
Une nouvelle série d'explosions s'est fait entendre tôt jeudi dans le centre et l'est de la capitale ukrainienne, ont constaté des journalistes de l'AFP après que l'armée de l'air a averti que plusieurs missiles étaient à l'approche.

«Kiev est sous le feu de missiles balistiques et de drones. Des explosions se font entendre dans toute la ville», a indiqué le maire Vitali Klitschko sur Telegram.

5:53
Incendie dans le centre de Kiev après une explosion
Un incendie s'est déclaré mercredi soir dans le centre de Kiev à la suite d'une détonation survenue pendant une alerte aérienne, a constaté un journaliste de l'AFP. Présent sur les lieux, ce journaliste a entendu une détonation, avant d'observer un nuage de fumée s'élever dans l'hypercentre de la capitale ukrainienne, suivi de flammes et de braises. Des pompiers et des ambulances sont arrivés rapidement sur place.

Quelque cinquante minutes après la première explosion, des journalistes de l'AFP ont entendu une seconde déflagration près du site de l'impact initial, qui a projeté des débris dans les airs. Dans les rues, les habitants se dirigeaient vers les abris, portant des matelas sous le bras.

23:08
Plus de deux millions de victimes militaires ukrainiennes
La guerre en Ukraine a fait plus de deux millions de victimes militaires russes et ukrainiens – blessés, tués et disparus confondus – selon une étude publiée mercredi par un cercle de réflexion américain.

Moscou a subi le plus gros des pertes, avec 400 000 à 450 000 morts sur un total estimé à 1,4 million de victimes parmi ses troupes depuis l'invasion de l'Ukraine, selon le Center for Strategic and International Studies (CSIS).

L'armée ukrainienne a, de son côté, subi la perte de 125 000 militaires. Et 525 000 à 625 000 de ses soldats ont été blessés.

Le nombre de morts russes en Ukraine est plus de quatre fois supérieur au nombre total de morts américaines tous conflits confondus depuis la Seconde Guerre mondiale, et plus de neuf fois supérieur au nombre total de morts russes tous conflits confondus depuis la Seconde Guerre mondiale également.
12:49
Les attaques de drones et missiles russes en baisse en juin
Le nombre de drones longue portée et missiles russes lancés contre l'Ukraine a nettement baissé en juin par rapport à mai, selon une analyse AFP des données de l'armée de l'air ukrainienne, alors que Kiev a intensifié ses propres frappes contre la Russie. Moscou a lancé 5749 drones longue portée et 180 missiles contre le territoire ukrainien hors de la zone de combat, selon les données publiées quotidiennement par Kiev, soit une baisse respective de 29% et 15% par rapport à mai, et après plusieurs mois marqués par un nombre record de frappes. Ces frappes ont cependant causé d'importants dégâts et fait de nombreuses victimes.

Le 2 juin, une attaque russe massive menée avec 656 drones et 73 missiles a fait 23 morts, dont 16 à Dnipro (centre-est) et sept à Kiev, où une cinquantaine de personnes ont aussi été blessées, selon les autorités. Il s'agit du plus grand nombre de drones et missiles lancés par la Russie en un seul jour en juin.



L'Ukraine a de son côté intensifié ces derniers mois ses frappes en Russie et dans les régions d'Ukraine sous contrôle russe, qu'elle qualifie de représailles aux bombardements de Moscou quasi quotidiens depuis le déclenchement de l'invasion russe à grande échelle en février 2022. Kiev vise particulièrement les infrastructures énergétiques, afin de tarir la manne des hydrocarbures qui permet au Kremlin de financer son effort de guerre.
12:48
La présidente du CICR en visite à Moscou
La présidente du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) Mirjana Spoljaric est à Moscou. Pendant deux jours jusqu'à jeudi, elle doit discuter de «questions humanitaires cruciales» avec les autorités russes sur le conflit en Ukraine. Elle doit rencontrer plusieurs hauts responsables, a expliqué mercredi l'organisation à Genève, sans donner davantage de précisions. Elle veut notamment aborder la question de la protection des civils et des infrastructures, alors que Moscou cible régulièrement des sites énergétiques.



Les prisonniers de guerre et les personnes portées disparues seront encore au menu. Le CICR a pu observer des échanges de détenus depuis l'année dernière et a également pu voir à quelques reprises, en plus du large accès aux Russes retenus en Ukraine, des Ukrainiens en Russie.

Des centaines de milliers de contacts ont aussi eu lieu depuis le début du conflit avec des proches de disparus qui ont demandé l'assistance de l'organisation.
6:08
Les Etats-Unis prolongent la licence d'un pétrolier serbe contrôlé par la Russie
Les Etats-Unis ont prolongé de 30 jours la licence d'exploitation temporaire de NIS, entreprise pétrolière serbe sous sanctions et contrôlée par la Russie, a indiqué mardi le ministre de l'Energie serbe. Le groupe Industrie pétrolière de Serbie, ou NIS, est sous sanctions américaines depuis janvier 2025, dans le cadre de l'offensive russe en Ukraine. Washington exige que Gazprom Neft et Intelligence, filiales du géant des hydrocarbures russe Gazprom, cèdent leurs participations dans NIS, établies à 56%, avant de lever les sanctions.

«Nous venons d'être informés par l'OFAC (réd: une agence du Trésor américain) que la licence d'exploitation pour reprendre l'activité de NIS a été prolongée de 30 jours supplémentaires, jusqu'au 31 juillet», s'est félicité le ministre de l'Energie serbe, Dubravka Djedovic Handanovic, dans une publication sur Instagram. La Serbie, l'un des rares Etats européens qui n'a pas imposé de sanctions à la Russie après son invasion de l'Ukraine, a vendu en 2008 à Gazprom une majorité de ses actions dans NIS, pour 400 millions d'euros.

22:26
L'Ukraine signe un contrat pour 16 avions de chasse suédois Gripen
L'Ukraine a signé mardi un contrat avec la Suède pour 16 avions de chasse Gripen E, a annoncé le constructeur aéronautique Saab, évaluant la transaction à 24,6 milliards de couronnes (2,53 milliards de dollars).

Le groupe Saab a indiqué qu'il prévoyait de livrer les avions à l'Administration suédoise du matériel de défense (FMV) entre 2029 et 2030. Le contrat porte également sur des pièces de rechange, ainsi que des éléments et équipements associés.

Lors d'une visite dans ce pays scandinave fin mai, Volodymyr Zelensky avait annoncé que Kiev achèterait jusqu'à 20 avions Gripen E, tandis que la Suède avait déclaré qu'elle ferait don de 16 modèles C/D plus anciens pour renforcer la défense aérienne du pays.

Volodymyr Zelensky a déclaré que ces 16 appareils plus anciens seraient transférés à l'armée de l'air ukrainienne début 2027, comme convenu précédemment avec le Premier ministre suédois, Ulf Kristersson. Les deux pays avaient signé en octobre une lettre d'intention concernant l'achat par Kiev de 100 à 150 avions Gripen E.
11:55
La Pologne renonce à livrer ses derniers MiG-29 à l'Ukraine faute d'accord sur les drones
La Pologne a renoncé à livrer à l'Ukraine ses derniers MiG 29 après avoir échoué à trouver un accord sur un échange de ces avions de combat contre des technologies de drones ukrainiennes, Varsovie imputant cet échec à Kiev, a indiqué son ministre de la Défense. Cette décision survient sur fond de tensions liées à l'histoire des deux pays durant la Seconde guerre mondiale, alors que la Pologne était l'un des principaux alliés de l'Ukraine après son invasion par la Russie en 2022.

La Pologne a déjà fourni à Kiev entre dix et 14 MiG-29 aussitôt après le début de l'invasion russe. Elle dispose encore d'une douzaine d'appareils de ce type, selon des médias, et avait indiqué en décembre être prête à un tel échange. «J'avais proposé une approche très claire, et je pense aussi très correcte: les MiG contre des drones», a déclaré lundi soir le ministre polonais de la Défense, Wladyslaw Kosiniak-Kamysz à la télévision Polsat News. «Au départ, les Ukrainiens l'ont accepté, mais ne l'ont pas mis en oeuvre, donc il n'y aura pas de MiG pour l'Ukraine, puisqu'il n'y a pas de drones ni de capacités liées aux drones pour la Pologne», a affirmé le ministre.

11:53
La Russie dit avoir abattu 419 drones ukrainiens dans la nuit
Les forces antiaériennes russes ont détruit dans la nuit 419 drones ukrainiens, a annoncé mardi le ministère de la Défense. La Crimée annexée, la région russe voisine de Krasnodar et celle de la capitale Moscou, notamment, sont concernées, parmi 19 territoires en tout. «Au cours de la nuit, entre 20h00 heure de Moscou le 29 et 07h00 heure de Moscou le 30 juin (19h00 à 06h00 suisses), les défenses antiaériennes ont intercepté et détruit 419 drones ukrainiens», détaille le ministère dans un communiqué.

Cette nouvelle vague massive survient après une nuée de 660 drones ukrainiens dans la nuit de jeudi à vendredi, un des nombres les plus élevés depuis le début du conflit en février 2022. La Russie avait également annoncé leur destruction.



Tôt mardi, le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, avait indiqué dans une série de messages sur Telegram que 50 drones lancés en direction de la ville avaient été abattus, sans faire état d'éventuels blessés ou dégâts à ce stade. Il a précisé que les secours s'étaient déployés dans les zones de retombée des débris, sans plus de détails.
11:50
Les Russes et Biélorusses de retour sous statut neutre
Les patineurs russes et bélarusses vont être autorisés à participer de nouveau, sous statut neutre, aux compétitions internationales pour la saison 2026-2027. La Fédération internationale de patinage (ISU) l'a annoncé mardi. «Les athlètes représentant la Russie et le Biélorussie pourront concourir sans aucun élément d'identification étatique, à savoir drapeaux nationaux, tenues nationales et hymnes nationaux», a fait savoir l'instance dans un communiqué.

Les patineurs russes et biélorusses restaient totalement exclus des compétitions internationales depuis 2022 en raison de l'invasion de Ukraine. L'ISU avait toutefois autorisé la participation d'un patineur et d'une patineuse russes sous bannière neutre aux JO de Milan Cortina en février dernier pour se plier aux recommandations du CIO.
6:11
Interception de 46 drones lancés en direction de Moscou
Le maire de Moscou a annoncé tôt mardi que 46 drones lancés en direction de la capitale russe avaient été interceptés. Il n'a pas fait état d'éventuels blessés ou dégâts à ce stade.

Dans des messages successifs sur Telegram, Sergueï Sobianine a évoqué neuf vagues d'appareils détruits par les défenses antiaériennes alors qu'ils se dirigeaient vers la ville. Il a précisé que les secours s'étaient déployés dans les zones de retombée des débris, sans plus de détails.
17:43
Ukraine: neuf morts dans des frappes russes
Des frappes russes sur les villes de Dnipro, Zaporijjia et Kharkiv, dans l'est et le sud de l'Ukraine, ont fait au moins neuf morts et plusieurs dizaines de blessés, ont indiqué lundi les autorités locales.

Une frappe de missile russe sur Dnipro, dans le centre-est de l'Ukraine, a fait au moins cinq morts et 28 blessés lundi, dont «quatre dans un état critique», a indiqué lundi le chef de l'administration militaire de la région de Dnipropetrovsk, Oleksandr Ganja. Des images publiées sur son compte Telegram montrent un bâtiment aux vitres brisées et un corps, flouté, au sol à côté de tâches de sang.

La police a précisé que l'attaque avait touché «une entreprise privée» dans cette ville industrielle régulièrement ciblée par Moscou, et a publié des images montrant des personnes évacuées sur des brancards. Dans le sud du pays, une frappe de drone russe sur un bus dans la ville de Zaporijjia a fait trois morts et huit blessés, dont un enfant, a indiqué lundi le chef de l'administration militaire de la région du même nom, Ivan Fedorov. Il a publié des images montrant un minibus dont l'arrière a entièrement explosé.

A Kharkiv, deuxième ville du pays avant la guerre et aujourd'hui proche de la ligne de front dans le nord-est, une frappe au moyen d'une bombe aérienne guidée a fait un mort et cinq blessés, selon le maire Igor Terekhov. Le parquet régional a publié sur Telegram une vidéo montrant un tramway et des bâtiments endommagés et au sol, un corps recouvert par une couverture.
12:22
Au moins cinq morts dans une frappe de missile russe à Dnipro
Une frappe de missile russe sur la ville de Dnipro, dans l'est de l'Ukraine, a fait au moins cinq morts et une vingtaine de blessés lundi, ont indiqué les autorités ukrainiennes. «L'ennemi a frappé Dnipro avec un missile» lundi matin, a indiqué la police dans un communiqué accompagné d'images montrant des personnes évacuées sur des brancards, précisant que l'attaque a touché «une entreprise privée» dans cette ville industrielle régulièrement ciblée par Moscou.

Selon le chef de l'administration militaire de la région de Dnipropetrovsk, Oleksandr Ganja, l'attaque matinale a fait au moins cinq morts et 21 blessés. Un précédent bilan de la police faisait état d'au moins 4 morts.
9:33
Le président chinois rencontre son homologue biélorusse à Pékin
Le président chinois Xi Jinping a rencontré lundi à Pékin le dirigeant du Bélarus, Alexandre Loukachenko, un allié-clé de la Russie, ont indiqué les médias d'État, sans apporter davantage de détails. Xi a reçu le président biélorusse dans la résidence d'Etat de Diaoyutai.

Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 1994, a autorisé Moscou à lancer son invasion à grande échelle contre l'Ukraine en 2022 en partie depuis son territoire, tout en niant toute intention de participer directement au conflit.

6:04
Poutine: «Nous sommes prêts à poursuivre les négociations et la discussion de tous les détails»
Le président russe Vladimir Poutine a dit dimanche «attendre» la venue des négociateurs américains pour reprendre les négociations sur l'Ukraine une fois Washington moins occupé par l'Iran. Les efforts diplomatiques sous médiation américaine pour mettre fin au conflit le plus sanglant en Europe depuis la seconde guerre mondiale sont à l'arrêt.

«Nous attendons, une fois tous les événements terminés, la phase chaude sur le dossier iranien achevée, la venue de ces représentants de l'administration américaine que nous avons déjà rencontrés à Moscou», a déclaré Poutine dans un entretien avec le journaliste russe Pavel Zaroubine, cité par les agences de presse russes et dont l'intégralité a été publiée sur le réseau social Telegram.

Il répondait à une question sur l'état des relations russo-américaines après le G7 en France, lors duquel le président américain avait estimé que «la Russie devrait conclure un accord» avec l'Ukraine pour mettre fin au conflit.

«Nous sommes prêts à poursuivre les négociations et la discussion de tous les détails», a ajouté Vladimir Poutine.

Le président russe avait estimé au début juin que l'attention des Etats-Unis s'était détournée de la guerre en Ukraine depuis le début du conflit lancé par Washington contre l'Iran.
22:37
Poutine promet d'«assurer» la sécurité de la Russie
Le président russe Vladimir Poutine a reconnu dimanche «une certaine pénurie» de carburant causée par les frappes de Kiev sur les infrastructures d'hydrocarbures russes, qui tente ainsi d'affaiblir l'effort de guerre de Moscou.

«Bien sûr, ces frappes contre les installations de nos infrastructures créent des problèmes, c'est évident. Nous observons actuellement une certaine pénurie, mais elle n'est pas critique», a déclaré M. Poutine dans une interview à un journaliste russe publié par le Kremlin.

Il a affirmé que la première tâche des autorités était d'accroître les moyens de la défense antiaérienne, et d'assurer les approvisionnements en carburant, notamment en Crimée annexée.

La péninsule de Crimée, annexée en 2014 par Moscou, a été placée vendredi en «situation d'urgence» à cause des vagues de frappes de Kiev qui ont notamment contraint les autorités à suspendre la vente de carburant aux particuliers et à instaurer des coupures d'électricité.
22:24
Poutine reconnaît «une certaine pénurie» de carburant
Le président russe Vladimir Poutine a reconnu dimanche dans une interview publiée par le Kremlin «une certaine pénurie» de carburant causée par les frappes répétées de Kiev sur les infrastructures d'hydrocarbures russes pour tenter d'affaiblir l'effort de guerre de Moscou.

«Bien sûr, ces frappes contre les installations de nos infrastructures créent des problèmes, c'est évident. Nous observons actuellement une certaine pénurie, mais elle n'est pas critique», a affirmé Vladimir Poutine.
11:35
Le soldat russe qui avait menacé Poutine a été emprisonné
Un ancien combattant du front a été placé en détention provisoire après avoir publié une vidéo virale dans laquelle il réclamait une rencontre avec le président russe, écrivent nos confrères de 20 minutes.

Alexandre Lunin, ancien soldat de première ligne, avait publié une vidéo vue près de dix millions de fois dans laquelle il exigeait de pouvoir dire à Vladimir Poutine «toute la vérité sur ce qui se passe dans notre pays», dénonçant l'exploitation, la torture et les abus que subissent les soldats de la part de leurs supérieurs. Il avait averti: «Si je n'apparais pas bientôt à vos côtés en direct à la télévision, l'armée retournera ses armes contre le Kremlin.»

Face à la viralité de la vidéo, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov avait déclaré qu'il allait examiner ces graves accusations, sans prendre position face aux critiques croissantes sur la conduite de la guerre — y compris au sein des rangs russes.

La police a finalement perquisitionné le domicile de Lunin dans la région de Voronej en pleine nuit, sans le trouver, selon son épouse. Il a été arrêté plus tard alors qu'il était en route pour Moscou. Un ami du blogueur militaire a annoncé sur Telegram que Lunin a été placé en détention provisoire pour onze jours.
7:43
Au moins deux blessés à Kiev dans une attaque de missiles
Au moins deux personnes ont été blessées dans une attaque russe contre Kiev dans la nuit de samedi à dimanche, a annoncé le chef de l'administration militaire de la capitale ukrainienne. Les bombardements ont notamment été menés par des missiles balistiques.

En Russie, une personne a été tuée et une autre blessée dans des frappes massives de drones ukrainiens dans la région de Krasnodar, où un incendie s'est déclaré dans la raffinerie de Slaviansk-sur-Kouban, l'une des plus grandes du sud de la Russie, a annoncé le gouverneur régional, Veniamine Kondratiev.
16:55
Frappes ukrainiennes meurtrières en Russie et territoires occupés
L'Ukraine a intensifié ces derniers mois ses frappes, qu'elle qualifie de représailles, contre la Russie et les territoires occupés par Moscou.

Une femme a été tuée par une frappe ukrainienne sur Horlivka, ville de la région ukrainienne de Donetsk contrôlée par la Russie, a affirmé sur Telegram le maire prorusse Ivan Prikhodko.

Une frappe ukrainienne sur une entreprise industrielle de Volgograd (sud-ouest) a fait au moins un mort et 11 blessés, a annoncé sur Telegram l'administration régionale russe.

Une personne a été tuée dans une frappe de drone ukrainien sur «une entreprise industrielle» dans la région de Belgorod (ouest), tandis que 11 ont été blessées dans une frappe de Kiev qui a touché un musée militaire dans la région de Rostov (sud-ouest), ont indiqué samedi les autorités de ces deux régions frontalières de l'Ukraine.
12:48
Deux morts et vingt blessés dans des frappes russes en Ukraine
Des frappes russes nocturnes ont fait deux morts et plus d'une vingtaine de blessés en Ukraine, ont annoncé samedi les autorités ukrainiennes. Des frappes de Kiev sur les territoires occupés et en Russie ont fait un mort et dix blessés, selon Moscou.

Une personne est morte et deux ont été blessées dans la région de Dnipropetrovsk (centre-est), a précisé le chef de l'administration militaire régionale Oleksandr Ganja sur Telegram.

«L'ennemi a attaqué deux districts de la région plus de 30 fois avec des drones et bombes aériennes», a-t-il affirmé.

Dans la région de Soumy (nord), un homme a été tué dans une frappe de drone sur une maison, a annoncé le gouverneur militaire régional Oleg Grygorov, évoquant également dans un second communiqué une «attaque massive» sur une autre zone de cette région frontalière de la Russie qui a fait dix blessés.
13:52
La Russie et l'Ukraine échangent 160 prisonniers de chaque camp
L'Ukraine et la Russie ont procédé vendredi à un nouvel échange de prisonniers de guerre impliquant 160 personnes dans chaque camp, a annoncé le ministère russe de la Défense. «Cent soixante militaires russes ont été rapatriés depuis le territoire contrôlé par le régime de Kiev. En échange, 160 prisonniers de guerre des Forces armées ukrainiennes ont été remis», a-t-il indiqué dans un communiqué.

Les échanges de prisonniers sont l'un des derniers domaines de coopération entre la Russie et l'Ukraine, et le seul résultat tangible des négociations entre les deux pays.
13:52
La Crimée placée en «situation d'urgence»
La Crimée annexée a été placée en «situation d'urgence» au niveau régional, ont annoncé vendredi les responsables russes locaux, un régime visant à faire face aux conséquences des récentes frappes ukrainiennes ayant causé de graves pénuries de carburant et d'électricité.

«Le cadre juridique de la situation d'urgence permet de régler avec une rapidité maximale les questions liées au maintien du fonctionnement de tous les secteurs essentiels», a indiqué le gouverneur nommé par Moscou, Sergueï Aksionov, dans un communiqué sur son compte Telegram.
11:13
L'UE refuse le statut de réfugié aux Ukrainiens en âge de combattre
Bruxelles a proposé vendredi de prolonger d'un an, jusqu'en mars 2028, la protection accordée aux réfugiés ukrainiens dans l'UE, mais veut dorénavant en exclure les hommes en âge de combattre. Plus de 4,4 millions d'Ukrainiens fuyant le conflit avec la Russie bénéficient aujourd'hui de ce statut unique, qui leur permet de séjourner, de travailler et d'accéder à des aides dans l'Union européenne. Ils vivent principalement en Allemagne, Pologne et République tchèque.

Ce statut, lancé pour la première fois en mars 2022, doit être reconduit chaque année - ce que Bruxelles propose de faire pour la cinquième fois, puisque la guerre est toujours en cours. «A mesure que la guerre se poursuit, notre soutien doit lui aussi se poursuivre», a plaidé le commissaire européen chargé des questions migratoires, Magnus Brunner. Reste que des pays de l'Union européenne commencent à montrer des signes d'impatience face à ce conflit sans issue évidente.
11:12
La Russie annonce avoir abattu 660 drones ukrainiens durant la nuit
La défense antiaérienne russe a abattu 660 drones ukrainiens dans la nuit de jeudi à vendredi, a annoncé le ministère russe de la défense. Plusieurs dizaines d'entre eux se dirigeaient vers Moscou. Les drones ont été détruits au-dessus de plus d'une dizaine de régions, ainsi que dans la péninsule de Crimée annexée, en mer Noire et en mer d'Azov, a indiqué le ministère.

Selon le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, au moins 47 drones qui se dirigeaient vers la capitale ont été interceptés. «Les spécialistes des services d'urgence travaillent là où les débris sont tombés», a écrit M. Sobianine sur le réseau social Telegram, sans faire état de victime ou de dégâts.

Une attaque «massive» de drones a également frappé la région de Toula, à environ 180 km au sud de Moscou, selon le gouverneur régional, Dimitri Milaïev. «Une maison particulière a été endommagée dans un hameau du district de Chtchekino, blessant une femme», a indiqué sur Telegram Milaïev.
5:52
La Russie dit avoir abattu 28 drones volant vers Moscou
Au moins 28 drones lancés vers Moscou ont été abattus en l'espace d'une heure dans la nuit de jeudi à vendredi, a annoncé le maire de la capitale russe. Kiev a intensifié ces derniers mois sa campagne de frappes de drones à longue portée contre la Russie. «Les spécialistes des services d'urgence travaillent là où les débris sont tombés», a écrit le maire Sergueï Sobianine sur le réseau social Telegram.

Dans sa campagne de frappes de drones à longue portée contre la Russie, l'Ukraine vise notamment les infrastructures énergétiques, dans le but de priver le Kremlin d'une source de revenus vitale pour financer son effort de guerre. La semaine dernière, une attaque ukrainienne avait entraîné un impressionnant incendie dans une raffinerie dans le sud-est de Moscou.
22:42
Un commandant ukrainien suspendu après des accusations de violences
Le commandant d'un régiment d'assaut ukrainien a été suspendu de ses fonctions, a annoncé jeudi Kiev. Une décision survenue après la publication d'une enquête journalistique faisant état de mauvais traitements et de morts suspectes au sein de cette unité. «Depuis le 24 juin, le commandant du régiment a été suspendu de ses fonctions pour la durée des vérifications et des enquêtes», a expliqué le service de communication de l'armée ukrainienne, dans un communiqué envoyé à plusieurs médias. «Si des infractions pénales mentionnées dans les publications sont confirmées, les responsables devront en répondre conformément à la loi», poursuit ce service.

Le 23 juin, le média ukrainien Babel a publié une enquête affirmant que des cas présumés de tortures et de mauvais traitements avaient été commis contre des militaires servant au sein du 425e régiment d'assaut «Skelia». Ces investigations, qui s'appuient sur une trentaine de sources dont des proches des militaires ayant servi dans cette unité ou y servant toujours, signalent également 26 morts suspectes de militaires au cours des six derniers mois, pendant leur entraînement au sein de ce régiment.

Après ces accusations, le Bureau d'Etat des enquêtes, un important organe judiciaire ukrainien, a annoncé mercredi qu'il allait vérifier «l'exactitude» des faits évoqués. Dans un communiqué diffusé mercredi, le régiment a, quant à lui, fait savoir que l'enquête du média Babel soulevait des «questions sérieuses» requérant des «vérifications». L'unité a également soutenu que parmi les 26 décès mentionnés dans l'article, 18 ont eu lieu à l'hôpital ou en chemin vers l'hôpital et a affirmé qu'ils étaient liés «à des maladies ou au mauvais état de santé» de mobilisés.
20:01
L'Ukraine et la Pologne veulent «bâtir un avenir commun»
Les responsables politiques ukrainiens et polonais ont joué l'apaisement jeudi à Gdansk, en Pologne, à la 5e conférence sur la reconstruction de l'Ukraine. Le président Volodymyr Zelensky n'était pas présent à la suite de tensions liées à l'histoire des deux pays. En ouverture de cette réunion jeudi matin, le premier ministre polonais Donald Tusk a lancé: «Nous ne pouvons bâtir l'avenir que sur la vérité, le respect mutuel et la compréhension de l'Histoire».


Donald Tusk

Et son homologue ukrainienne Ioulia Svyrydenko, envoyée à cette conférence pour remplacer Volodymyr Zelensky qui y était pourtant annoncé avant les récentes frictions diplomatiques, de saluer la volonté des Polonais de «bâtir un avenir commun». Les deux dirigeants, souriants, ont tenu à afficher leur proximité. Mais, dans des commentaires qui pourraient faire réagir Kiev, le chef du gouvernement polonais a également déclaré que l'Ukraine devait «comprendre sa propre histoire» et faire preuve d'une «capacité et d'une volonté authentiques de réconciliation» si elle souhaitait rejoindre l'UE.

Les relations entre Varsovie et Kiev se sont refroidies fin mai, lorsque le président ukrainien a décidé de baptiser une unité militaire du nom de l'Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA), une organisation nationaliste fondée en 1942 et tenue en Pologne pour responsable de la mort de plus de 100'000 Polonais. En réaction, le chef de l'Etat nationaliste polonais, Karol Nawrocki, a annoncé la semaine dernière retirer à Volodymyr Zelensky la plus haute distinction de son pays, l'Ordre de l'Aigle blanc. Manifestement embarrassé, Donald Tusk, un proeuropéen et un soutien fervent de l'Ukraine, ne cesse d'appeler à l'apaisement. Dressant un parallèle avec l'histoire de Gdansk, sa ville natale, il s'est employé jeudi à recentrer l'attention sur la reconstruction de l'Ukraine. De leur côté, les entreprises polonaises présentes à la conférence jeudi espèrent que les querelles politiques n'affecteront pas les affaires.

Assis côte à côte au centre de conférence Amberexpo de Gdansk, dévastée pendant la Deuxième Guerre mondiale, Donald Tusk et Ioulia Svyrydenko ont discuté cordialement sous le regard de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. Cette dernière a annoncé jeudi à la tribune qu'un premier versement de 3,2 milliards d'euros, dans le cadre du prêt européen de 90 milliards d'euros à l'Ukraine, avait été effectué. Outre le chancelier allemand Friedrich Merz, des dirigeants de la Bulgarie, de l'Estonie, de la Finlande, de la Lettonie, de le Lituanie, de la Roumanie et de la Suède étaient notamment présents. La Suisse est aussi représentée, par Jacques Gerber, délégué du Conseil fédéral pour l'Ukraine.
16:43
Coupures de courant en Crimée après des frappes ukrainiennes
Des coupures d'électricité vont être instaurées dans toute la Crimée annexée par la Russie en raison des récentes frappes ukrainiennes sur les infrastructures énergétiques, a annoncé jeudi le responsable local nommé par Moscou, Sergueï Aksionov.

«Les infrastructures énergétiques ont été endommagées par des attaques ennemies et, pour cette raison, des coupures temporaires de l'alimentation électrique vont avoir lieu dans toute la Crimée», a affirmé Aksionov sur Telegram, assurant que ces coupures seraient «ciblées» en fonction des besoins.

Cherchant à rassurer la population de cette péninsule située dans le sud de l'Ukraine et annexée par Moscou en 2014, le responsable russe a affirmé que la «sécuritaire alimentaire» était pleinement assurée et les «médicaments nécessaires» disponibles.
16:42
La Russie déclare persona non grata le consul général roumain
La Russie a déclaré persona non grata le consul général de Roumanie à Saint-Pétersbourg (nord-ouest). Elle a aussi ordonné la fermeture de la représentation roumaine en riposte à une mesure similaire prise fin mai par Bucarest.

L'ambassadeur de Roumanie, Cristian Istrate, a été convoqué jeudi au ministère russe des affaires étrangères pour la notification de cette décision, a indiqué la diplomatie russe dans un communiqué.

«Cette mesure constitue une réponse au retrait tout à fait infondé par Bucarest de l'autorisation de travail du consulat général russe à Constanta et à la déclaration de son responsable persona non grata» en Roumanie, explique le communiqué.
6:27
Incendie dans un dépôt de carburant attaqué par l'Ukraine
Un incendie s'est déclaré dans un dépôt de carburant de Krasnodar, dans le sud de la Russie, touché par un drone ukrainien, ont annoncé jeudi les autorités locales. L'armée ukrainienne vise régulièrement des raffineries, oléoducs et dépôts pétroliers en Russie. «A la suite de la chute de débris d'un drone, un incendie s'est déclaré au dépôt pétrolier de Poltavskaïa. Les services d'urgence et d'intervention sont à pied d'oeuvre sur place», a écrit sur les réseaux sociaux le chef du district de Krasnorarmeysky de la région de Krasnodar, Aleksandr Kharitonov.



En ciblant les raffineries, oléoducs et dépôts pétroliers en Russie, Kiev espère priver Moscou des revenus tirés de la vente d'hydrocarbures, qui servent notamment à financer son effort de guerre en Ukraine depuis 2022.
21:25
Deux employés d'une ONG norvégienne tués dans une frappe
Une frappe russe dans la région ukrainienne de Kherson (sud) a causé la mort de deux employés ukrainiens de l'ONG norvégienne spécialiste du déminage Norsk Folkehjelp et fait quatre blessés mercredi, selon les autorités locales. «Six membres de notre personnel ont été touchés: l'un d'entre eux a perdu la vie» et les cinq autres sont blessés, dont un «se trouve dans un état critique», avait d'abord indiqué à l'AFP Bujar Hoxha, le chef de mission en Ukraine de cette ONG spécialisée dans les opérations de déminage.

Le chef de l'administration militaire régionale, Oleksandr Prokoudine, a indiqué plus tard qu'un second employé avait succombé à ses blessures. «Les docteurs se sont battus désespéramment pour sauver la vie de cet homme de 25 ans, mais ses blessures se sont avérées trop graves», a-t-il déclaré sur Telegram. Le premier employé décédé était âgé de 24 ans, et tous deux étaient des spécialistes du déminage, selon cette même source. Selon le gouverneur, l'attaque s'est produite dans la localité de Novopetrivka, à une quarantaine de kilomètres de la ligne de front. De son côté, le parquet de Kherson a déclaré à l'AFP qu'il s'était agi d'un «tir de roquette».

«L'attaque pourrait être le résultat d'un tir d'armes à sous-munitions et aucune alerte aérienne n'était en vigueur» à ce moment-là, a pour sa part expliqué Bujar Hoxha, ajoutant qu'une enquête était «en cours». Il n'a pas dit quand l'attaque s'était produite. L'ONG norvégienne a fait savoir dans un communiqué qu'elle comptait plus de 450 employés en Ukraine.
19:24
Merz: «L'Ukraine reste forte, le soutien de l'Europe ne faiblit pas»
Le chancelier allemand, Friedrich Merz, a prévenu mercredi la Russie que l'Ukraine restait forte et que le soutien européen ne faiblissait pas, en recevant plusieurs homologues européens pour se préparer à un sommet de l'Otan début juillet. «Le gouvernement fédéral allemand propose qu'en tant qu'alliés européens dans l'Otan, nous apportions à Kiev un engagement financier fort. Le message adressé à la Russie est le suivant: l'Ukraine reste forte, le soutien de l'Europe ne faiblit pas», a dit devant la presse Friedrich Merz en recevant à Berlin le président français et les chefs de gouvernements polonais, italien et britannique.



Friedrich Merz
16:02
Ukraine: un employé d'une ONG norvégienne tué par une frappe russe
Une frappe russe dans la région ukrainienne de Kherson (sud) a coûté la vie mercredi à un employé ukrainien de l'ONG norvégienne Norsk Folkehjelp et fait cinq blessés, a indiqué à l'AFP le chef de mission en Ukraine de cette ONG spécialisée dans les opérations de déminage.

«Six membres de notre personnel ont été touchés: l'un d'entre eux a perdu la vie, un autre se trouve dans un état critique et quatre sont blessés, à l'heure où nous parlons», a déclaré à l'AFP Bujar Hoxha.
16:01
Gazprom: soupçon de sabotage lors de la vente de l'entité allemande
La police allemande a mené mercredi des perquisitions dans le cadre d'une enquête sur une tentative présumée de sabotage de l'approvisionnement en gaz en Allemagne, au moment de la vente en 2022 de l'ancienne filiale allemande du géant russe Gazprom.

Un juge d'instruction de la Cour constitutionnelle allemande a autorisé «des perquisitions dans les locaux d'un mis en cause», un ressortissant russe, et d'une autre personne à Berlin, «ainsi que dans ceux d'une entreprise à Francfort», a annoncé le parquet fédéral dans un communiqué. «Aucune arrestation n'a eu lieu» à l'issue de ces actions visant «à clarifier les soupçons existants», a ajouté le parquet.
10:30
Conférence sur la reconstruction de l'Ukraine en Pologne
Suite de la Conférence de Lugano sur la reconstruction de l'Ukraine en 2022, la Conférence de Gdansk va se pencher jeudi et vendredi sur l'avenir économique de l'Ukraine. Volodymyr Zelensky n'y participera pas, contrairement au délégué du Conseil fédéral pour l'Ukraine, Jacques Gerber, qui représentera la Suisse.

En Pologne, les discussions porteront principalement sur la reprise économique de l’Ukraine, le soutien au secteur énergétique et aux infrastructures essentielles pour la protection de la population civile, ainsi que le renforcement des capacités en matière de sécurité. Les réformes et la lutte contre la corruption seront également à l’ordre du jour.

Le délégué du Conseil fédéral pour l’Ukraine, l'ex-ministre jurassien Jacques Gerber, participera à différentes tables rondes dans cette ville polonaise de la Baltique. Il s’exprimera notamment sur les mesures de reconstruction locales et régionales, a indiqué son porte-parole à Keystone-ATS.
10:29
Un mort dans des frappes ukrainiennes, 323 drones interceptés
Une personne a été tuée dans une attaque de drones ukrainiens dans la région de Belgorod et plus de 300 drones ont été interceptés en Russie au cours de la nuit, ont indiqué mercredi les autorités. «Dans le district de Veidelevsky, au hameau de Privetny, un homme est décédé sur place à la suite de l'explosion d'un drone» ont écrit dans un communiqué les autorités de la région de Belgorod rapportant «une attaque menée par des drones des forces armées ukrainiennes».

«Une femme, blessée par un éclat d'obus qui lui a transpercé le dos, a été transportée en ambulance à l'hôpital», ont-elles ajouté dans le message publié sur Telegram. Au cours de la nuit, «les moyens de défense aérienne en service ont intercepté et détruit 323 drones» ukrainiens, au-dessus d'une vingtaine de régions russes dont celles frontalières de Belgorod ou Briansk, de Moscou ou encore, plus au sud, de Rostov, a de son côté détaillé le ministère russe de la Défense mercredi.
5:50
3 morts et une coupure de courant en Russie
Des attaques de drones ukrainiens ont fait trois morts dans les régions russes de Belgorod et Nijni Novgorod et privé d'électricité une ville de la péninsule de Crimée annexée par Moscou, ont indiqué mercredi les autorités. Selon les autorités de la région de Belgorod, frontalière de l'Ukraine, un homme est mort «à la suite de l'explosion d'un drone». Elles ont fait état dans un communiqué d'«une attaque menée par des drones des forces armées ukrainiennes».

«Une femme, blessée par un éclat d'obus qui lui a transpercé le dos, a été transportée en ambulance à l'hôpital», ont-elles ajouté dans le message publié sur Telegram. Dans la région de Nijni Novgorod, à 400 km à l'est de Moscou, deux personnes ont été tuées et deux autres ont été blessées dans une attaque de drones ukrainiens, selon le gouverneur régional, Gleb Nikitine.

«Les forces de défense aérienne sont en train de repousser depuis cette nuit une attaque de drones contre la région de Nijni Novgorod», a-t-il déclaré dans un communiqué sur Telegram. Les services de sécurité ukrainiens ont de leur côté indiqué avoir frappé en Crimée «des systèmes de défense aérienne et des aérodromes militaires ennemis», et assuré que ces frappes font perdre aux Russes «le contrôle du ciel au-dessus de la Crimée».
20:05
Au moins neuf morts dans des bombardements russes
Des bombardements russes ont tué mardi au moins neuf civils et fait plus de trente blessés dans le sud et le centre de l'Ukraine, ont annoncé les autorités locales.

A Kryviï Rig, dans la région de Dnipropetrosvk (centre-est), une frappe de missiles russes ayant touché une infrastructure civile a causé la mort de deux hommes et une femme, blessant également 26 personnes, selon un dernier bilan diffusé mardi soir sur Telegram par Oleksandr Ganja, le gouverneur régional.

Selon lui, des attaques russes ont également tué mardi trois autres civils - deux femmes et un homme - et blessé six autres dans le district de Nikopol.

Dans la région de Zaporijjia (sud), la chute de «trois bombes aériennes» russes sur la localité de Marïvka a causé la mort d'une femme et deux autres ont été blessées, a annoncé sur Telegram le gouverneur, Ivan Fedorov.
17:18
Des conscrits danois vont être stationnés au Groenland
Le ministre danois de la Défense a indiqué mardi que des conscrits allaient être déployés au Groenland, territoire autonome danois convoité par Donald Trump. «Au Groenland, les appelés seront déployés aux côtés de soldats professionnels et participeront intégralement à l'ensemble des missions», a écrit Jeppe Bruus dans une réponse à une question parlementaire.

Suite à la guerre en Ukraine, le Danemark a étendu à 11 mois la durée de son service militaire et l'a élargi aux femmes. Avec cette nouvelle durée, «les conscrits sont formés de façon à pouvoir participer à l'exécution des missions des forces armées» de manière opérationnelle, a justifié Bruus.



Au Groenland, «les appelés seront employés à des tâches qui ne nécessitent pas une formation spécialisée plus longue», a-t-il assuré. Il n'a précisé ni la date d'arrivée des conscrits, ni leur nombre, ni leurs missions.
13:11
Zelensky absent d'une conférence clé sur l'Ukraine en Pologne
Le président Volodymyr Zelensky ne participera pas à une conférence sur la reconstruction de l'Ukraine organisée cette année en Pologne, ont annoncé mardi les autorités ukrainiennes. Des tensions divisent Varsovie et Kiev autour de la mémoire de la Deuxième guerre mondiale.

«Je vais diriger la délégation ukrainienne et l'ensemble de notre travail à la Conférence sur la reconstruction de l'Ukraine 2026 à Gdansk», a déclaré la Première ministre ukrainienne Ioulia Svyrydenko. Elle a confirmé de fait que M. Zelensky ne se rendrait pas à cette conférence qui s'ouvre jeudi.

12:12
Moscou dit que Washington s'éloigne de son rôle de «médiateur impartial»
Moscou estime que les Etats-Unis se sont éloignés de leur rôle de «médiateur impartial» dans les négociations visant à mettre fin à plus de quatre ans de conflit en Ukraine, a indiqué mardi le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

«Quant aux États-Unis, à en juger par leurs actions, ils semblent renoncer à toute prétention au rôle de médiateur impartial et suivre au contraire une voie consistant à intensifier la pression des sanctions sur la Russie», a-t-il déclaré devant des diplomates étrangers à Moscou.

20:03
Cinq morts dans une frappe ukrainienne en Russie
Une frappe de missile ukrainien a fait cinq morts à Voronej, dans le sud-ouest de la Russie, ont indiqué lundi les autorités régionales russes. Kiev a revendiqué avoir ciblé une entreprise de composants électroniques militaires. «Nous avons subi des pertes extrêmement lourdes aujourd'hui. Cinq personnes ont été tuées dans une attaque de missile sur la ville», a indiqué le gouverneur régional, Alexandre Goussev, sur Telegram, ajoutant que plusieurs dizaines de personnes avaient été blessées mais que la plupart étaient rentrées «chez elles après avoir reçu les soins nécessaires».

Cette frappe a particulièrement touché «un site industriel sur la rive gauche de Voronej», y provoquant un incendie dont les flammes ont été éteintes à 18h30 (heure suisse), selon M. Goussev, qui a également fait état de dégâts sur les façades d'immeubles résidentiels, les toits de maisons et des voitures. Les autorités de cette région frontalière de l'Ukraine avaient émis une alerte sur le danger de frappe de missiles ukrainiens dans la matinée.

L'état-major des forces armées ukrainiennes a de son côté revendiqué une attaque sur une «usine produisant des composants électroniques pour des missiles russes» à l'aide de «missiles de croisière aéroportés de haute-précision».

Kiev a intensifié ces derniers mois ses frappes contre le territoire russe, en représailles aux bombardements russes quasi quotidiens depuis le début de l'offensive de Moscou à grande échelle contre son voisin, déclenchée en février 2022, alors que les efforts diplomatiques pour mettre fin à ce conflit sanglant sont au point mort.
16:14
Zelensky salue le soutien de Starmer à l'Ukraine
Le président ukrainien a remercié lundi le premier ministre britannique démissionnaire Keir Starmer pour son soutien à Kiev. Le Kremlin a déclaré de son côté ne pas s'attendre à un changement dans des relations russo-britanniques déjà au plus bas. «Keir, merci pour toute notre coopération, votre soutien et les décisions conjointes qui ont contribué à renforcer notre Europe et protéger des vies», a déclaré Volodymyr Zelensky sur X.

Le Kremlin a indiqué de son côté ne pas s'attendre à un changement de position de la part de Londres, quel que soit le successeur de M. Starmer à Downing Street. «Keir Starmer ne s'est pas distingué d'une quelconque façon du point de vue des relations russo-britanniques», a estimé le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lors de son point quotidien à la presse auquel participait l'AFP. Il y a «peu de chances» pour que «quiconque sur la scène politique britannique actuelle» adopte «une position différente de celle de Keir Starmer à propos de nos relations bilatérales», a-t-il ajouté.

11:08
Au moins six morts dans des frappes russes, une famille décimée
Des bombardements russes dans le sud et le nord-est de l'Ukraine ont fait au moins six morts dont trois membres d'une même famille, ont annoncé lundi les autorités. Dans un communiqué, le Parquet ukrainien affirme qu'un drone russe a frappé lundi à 4H50 locales la maison d'une «famille nombreuse» dans la localité de Znob-Novgorodské, dans la région de Soumy (nord-est) «Un garçon de 13 ans, son père de 36 ans et sa grand-mère de 73 ans ont été tués», indique le Parquet, ajoutant que la mère de cet enfant, âgée de 31 ans, son frère de 10 ans et sa sœur de 13 ans avaient été blessés dans l'attaque.

Dans la ville ukrainienne de Zaporijjia, une femme est décédée après avoir été piégée dans une maison incendiée par une attaque de drone russe, a annoncé sur Telegram le chef de l'administration militaire de la région, Ivan Fedorov. Son homologue de la région d'Odessa (sud), Oleg Kiper, a fait état d'une attaque de «missile balistique Iskander» dimanche soir contre un site agricole, déplorant la mort d'une personne.
6:37
Deux morts dans des frappes russes à Zaporijjia et Odessa
Des frappes russes sur les villes ukrainiennes de Zaporijjia et Odessa ont fait deux morts, ont annoncé lundi les autorités.

«Trois personnes ont été blessées, une autre femme reste piégée dans une maison en feu après une attaque ennemie à Zaporijjia (sud-est)», avait d'abord écrit sur Telegram le chef de l'administration militaire de la région, Ivan Fedorov.

«Malheureusement, la mort de la femme qui était à l'intérieur de la maison détruite par le drone ennemi a été confirmée», a-t-il ajouté dans un message ultérieur.

Son homologue de la région d'Odessa (sud), Oleg Kiper, a fait état d'une attaque de «missile balistique Iskander» dimanche soir contre un site agricole, déplorant la mort d'une personne.

La Russie bombarde quotidiennement l'Ukraine depuis le début de la guerre en février 2022. Dernièrement, Kiev a intensifié ses propres attaques contre le territoire russe.
6:28
Quatre aéroports de Moscou fermés suite à une attaque de drones
Les autorités aéroportuaires russes ont annoncé tôt lundi la fermeture des quatre aéroports de Moscou, après la destruction de près de 60 drones ukrainiens en une heure et demie.

Les autorités aéroportuaires avaient ordonné, entre 02h39 et 05h16 locales (01h39 à 04h16 en Suisse), la fermeture successive des infrastructures de Cheremetievo, Zhoukovski, Domodedovo et Vnoukovo.

Dans une série de messages sur Telegram, le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, dénombrait alors quelque 59 drones abattus par les défenses antiaériennes, évoquant des essaims volant en direction de la capitale.

Les autorités ont néanmoins annoncé à 05h39 (04h39 en Suisse) la levée de toutes les restrictions.

L'Ukraine a intensifié dernièrement ses attaques contre la Russie, qui bombarde de son côté quotidiennement son voisin depuis le début de la guerre en février 2022.
14:16
Attaques ukrainiennes en Crimée, vente de carburant suspendue
La vente de carburant a été suspendue dimanche dans les stations-service en Crimée annexée, où des attaques de drones ukrainiens ont fait quatre morts. Un cinquième a été tué alors qu'il circulait sur un ferry entre la péninsule et la Russie.

«La nuit dernière, nos frappes de longue portée ont visé la logistique militaire des occupants, l'industrie pétrolière et la défense aérienne», a confirmé le président Volodymyr Zelensky sur le réseau X.

«Des installations situées de part et d'autre du pont de Crimée ont été touchées : des infrastructures de logistique maritime utilisées pour le transport de pétrole dans la région de Krasnodar, ainsi qu'un dépôt de pétrole à Kertch, temporairement occupé», a-t-il détaillé.

Le président ukrainien ajouté que «des installations de logistique militaire ont été frappées avec succès, de même que quatre stations radar appartenant à des systèmes S-400 et deux systèmes Pantsir».
10:10
Trois morts dans des attaques en Ukraine, cinq côté russe
Des frappes russes dans les régions ukrainiennes de Poltava et Dnipropetrovsk ont fait trois morts et 22 blessés au moment où, côté russe, cinq personnes ont été tuées et 28 blessées dans la péninsule de Kerch, ont annoncé dimanche les autorités locales.

Par ailleurs, le ministre russe de la Défense a rapporté que 239 drones ukrainiens avaient été abattus dans la nuit.
9:50
La distribution de carburant suspendue en Crimée
La distribution de carburant dans les stations-service a été suspendue en Crimée dimanche, a annoncé Sergueï Aksyonov, le gouverneur de la péninsule occupée depuis 2014 par la Russie.

L'armée ukrainienne vise quasiment chaque semaine des raffineries, oléoducs et dépôts pétroliers en Russie, un effort visant à priver Moscou des revenus tirés de la vente d'hydrocarbures, qui servent notamment à financer son effort de guerre.
13:49
Des responsables ukrainiens rendent leurs médailles polonaises
Plusieurs responsables ukrainiens ont annoncé depuis vendredi soir qu'ils rendraient leurs distinctions polonaises en signe de protestation après la décision du président Karol Nawrocki de retirer la sienne à Volodymyr Zelensky, sur fond de tensions liées à l'histoire des deux pays voisins.

Le président polonais, Karol Nawrocki, a déclaré vendredi soir que l'Ordre de l'Aigle blanc serait retiré au président ukrainien à la suite de la décision, fin mai, de Volodymyr Zelensky de baptiser une unité militaire du nom de l'Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA) - une organisation nationaliste de la Seconde Guerre mondiale tenue en Pologne pour responsable de la mort de plus de 100 000 Polonais.

Karol Nawrocki s'était dit «indigné» de la démarche de son homologue ukrainien. Dès vendredi soir, en signe de protestation, le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andriï Sybiga a réagi en indiquant qu'il rendrait à la Pologne sa distinction de l'Ordre du mérite de la République de Pologne.

Samedi matin, le chef de l'administration présidentielle ukrainienne et ancien chef du renseignement, Kyrylo Boudanov, a lui aussi annoncé qu'il renonçait à sa décoration de l'Ordre du mérite de la République polonaise, tout comme l'ambassadeur d'Ukraine en Pologne, Vasyl Bodnar.
8:14
Au moins un mort dans un bombardement russe à Kharkiv
Au moins une personne a été tuée samedi dans un bombardement russe sur la ville de Kharkiv, dans le nord-est de l'Ukraine, selon les autorités locales. Le maire de Kharkiv, Igor Terekhov a écrit sur Telegram:

«A la suite d'un bombardement aérien ennemi à l'aide de bombes guidées, une frappe a été signalée dans un quartier résidentiel. Malheureusement, au cours des opérations de recherche et de sauvetage, le corps d'une personne décédée a été retrouvé sous les décombres du bâtiment détruit»

Au moins neuf personnes ont été blessées dans cette attaque nocturne, a indiqué pour sa part le chef de l'administration militaire de Kharkiv, Oleg Synegoubov.
22:03
Le président polonais retire la plus haute distinction à Zelensky
Le président polonais Karol Nawrocki a annoncé vendredi qu'il retirait la plus haute distinction du pays à Volodymyr Zelensky, l'Ordre de l'Aigle blanc, sur fond de tensions liées à l'histoire commune des deux Etats voisins.

Cette décision, hautement symbolique, pourrait nuire aux relations bilatérales, Varsovie étant l'un des plus ardents soutiens de Kiev, tant sur le plan militaire qu'humanitaire, depuis le début de la guerre.

En avril 2023, la remise de cette décoration à Volodymyr Zelensky avait été perçue comme l'expression d'une solidarité exceptionnelle entre les deux pays. Mais en réponse à la décision, fin mai, de Volodymyr Zelensky de baptiser une unité militaire du nom de l'Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA) – une organisation nationaliste de la Seconde Guerre mondiale tenue pour responsable en Pologne de la mort de plus de 100 000 Polonais - Karol Nawrocki s'est dit «indigné».
Kiev a immédiatement réagi par la voix de son chef de la diplomatie Andriï Sybiga, qui a dénoncé une «erreur stratégique» et une décision «méprisante». Et d'assurer que le choix du nom de son unité militaire ne visait pas la Pologne.

Manifestement embarrassé, le Premier ministre polonais Donald Tusk, un proeuropéen et soutien fervent de l'Ukraine, l'avait jugé dans un premier temps «inquiétante». Par la suite, il a appelé les deux présidents «à trouver un meilleur moyen que l'échange de coups pour désamorcer ces émotions».
19:54
Un dirigeant de l'UE défend ses «contacts» avec la Russie
Le président du Conseil européen Antonio Costa a défendu vendredi son initiative diplomatique auprès du Kremlin, critiquée par certains des 27. Il a jugé qu'il était important d'«écouter» la Russie en vue d'éventuelles discussions sur l'Ukraine.

«Malheureusement, le moment de négocier n'est pas encore venu. Mais, quoi qu'il en soit, nous devons établir immédiatement ce contact direct, car nous devons les écouter et nous devons pouvoir échanger», a-t-il déclaré vendredi à l'issue d'un sommet européen à Bruxelles.

Ces «contacts diplomatiques» de l'entourage d'Antonio Costa avec Moscou ont suscité des grincements de dents dans certaines capitales européennes.

Les 27 sont partagés sur les participants à une éventuelle table des négociations.
Certains sont favorables à une présence des grands pays. D'autres, en revanche, accordent leur préférence aux institutions de l'UE, et donc à Antonio Costa.

Les dirigeants européens soulignent aussi la nécessité de parler d'une seule voix à la Russie le moment venu.
12:16
La Suisse envoie un attaché de défense en Pologne
La Suisse réagit à l'aggravation de la menace qui pèse sur l'Europe du Nord-Est dans le contexte de la guerre en Ukraine. Un nouvel attaché de défense à Varsovie, la capitale polonaise, doit permettre une détection plus précoce des risques à partir de la mi-2027.

Grâce au détachement d'un attaché de défense à Varsovie, la Suisse pourra «mieux évaluer et plus tôt la situation en matière de menaces en Europe du Nord-Est», a annoncé vendredi le Conseil fédéral. Ce nouveau poste à Varsovie vise à améliorer et à accélérer le flux d'informations en provenance des États de la région concernés par les questions de sécurité. La «capacité de veille diplomatique et militaire» sur place doit être renforcée, souligne le gouvernement. Une meilleure analyse de la situation doit permettre d’identifier à un stade précoce les risques potentiels pour la Suisse et de les évaluer de manière approfondie. Cette décision doit aussi renforcer la coopération internationale du Département fédéral de la défense (DDPS) et de l’armée.

L’Europe du Nord-Est, notamment la Pologne ainsi que les États baltes, est considérée comme une région critique compte tenu de la détérioration de la situation en matière de sécurité. Les pays d’Europe du Nord-Est se voient confrontés à des menaces hybrides émanant de la Russie ou de la Biélorussie. Celles-ci résultent de la combinaison de moyens militaires, économiques, de renseignement ou de propagande. Des incidents, notamment impliquant des drones, se sont produits à plusieurs reprises ces derniers temps.
10:39
Ukraine: 2 morts dans des frappes russes, dont une enfant de 8 ans
Des bombardements russes ont tué deux personnes en Ukraine, dont une enfant de 8 ans et un marin se trouvant sur un navire en mer Noire, ont annoncé vendredi les autorités ukrainiennes. Dans la région de Dnipropetrovsk (centre-est), trois districts ont subi des frappes d'artillerie et de drones russes, a annoncé le responsable régional, Oleksandr Ganja, sur Telegram. Ces bombardements ont notamment touché la ville de Pavlograd, tuant «une fillette de huit ans» et blessant une femme de 49 ans, d'après ce responsable.

Dans la région de Kharkiv (nord-est), des bombes aériennes ont touché la ville de Kharkiv, ainsi que trois autres communes, selon les services de secours ukrainiens, blessant 10 personnes, dont quatre enfants. Des drones russes ont également touché deux navires civils en mer Noire jeudi soir, faisant un mort et cinq blessés.

«A la suite d'une attaque de drones russes sur des navires civils en mer Noire, un membre d'équipage d'un navire battant pavillon panaméen a été tué et deux autres marins ont été blessés, dont un grièvement», a affirmé vendredi sur Telegram le vice-premier ministre Oleksiï Kouleba. Trois marins d'un second navire, battant pavillon de Saint-Kitts-et-Nevis, ont également été légèrement blessés, a-t-il ajouté.
17:16
La Russie menace l'Ukraine de nouvelles «frappes massives»
La Russie a menacé jeudi l'Ukraine de nouvelles «frappes massives» contre ses installations militaires après une attaque ukrainienne d'ampleur sur la région de Moscou qui a notamment touché une importante raffinerie.

Interrogé sur cette attaque, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a rappelé que le président Vladimir Poutine avait déjà annoncé que la Russie mènerait «des frappes massives» contre l'Ukraine. «Nos forces armées s'y emploient et continueront de s'y employe»r, a déclaré Lavrov à des journalistes parmi lesquels un représentant de l'AFP.

15:27
Kiev dit avoir reçu 522 dépouilles remises par Moscou
La Russie a remis jeudi à l’Ukraine les dépouilles de 522 personnes, principalement celles de combattants présumés, a annoncé Kiev. Ces échanges de corps figurent parmi les rares résultats concrets des négociations menées entre les deux pays. «En résultat des efforts de rapatriement, les corps de 522 individus décédés ont été rendus à l'Ukraine. D'après la partie russe, les corps appartiennent à des citoyens ukrainiens, en particulier des combattants», a indiqué jeudi sur Telegram le Centre ukrainien chargé des prisonniers de guerre. Les défunts devront encore être identifiés, précise le communiqué.

L'Ukraine a de son côté remis 33 corps à la Russie, selon le député russe Chamsaïl Saraliev, membre du groupe de coordination parlementaire sur le conflit, cité par le média RBK. Kiev n'a pas confirmé.

12:25
Pologne: un suspect arrêté pour le meurtre d'un caricaturiste russe
La police polonaise a arrêté un homme soupçonné d'avoir participé au meurtre d'un caricaturiste russe exilé, tué lundi dans l'est du pays. Connu pour ses dessins satiriques visant le président russe Vladimir Poutine, la victime s'était réfugiée en Pologne. L'homme «utilise un passeport géorgien. Les services s'emploient à identifier le commanditaire» de ce meurtre du caricaturiste de 44 ans, a écrit Donald Tusk sur X.

Le caricaturiste russe de 44 ans, Robert Kouzovkov, connu sous le nom d'artiste de Semion Skrepetski, a été tué lundi matin dans la rue par un homme, qui a tiré trois coups de feu avec une arme de poing. Lorsque l'artiste est tombé, l'assaillant s'est approché de lui et a tiré à deux reprises à bout portant.



Mercredi, Tusk a estimé que tout indiquait qu'il s'agit «d'un assassinat politique». «S'il a été commandité par la Russie, alors c'est aussi un sujet très sérieux avec une dimension internationale», a alors ajouté Tusk.
12:23
Une raffinerie touchée à Moscou par l'attaque ukrainienne
L'Ukraine a lancé tôt jeudi matin sa plus importante attaque de drones contre Moscou depuis au moins deux ans. Cela a provoqué des incendies dans la région autour de la capitale russe et a perturbé ses principaux aéroports, selon les autorités. Plusieurs projectiles ont touché une importante raffinerie moscovite lors de cette «attaque de grande envergure», a affirmé le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, sans préciser l'étendue des dégâts. L'attaque sur cette raffinerie est une «réponse pleinement justifiée aux attaques russes contre nos villes et nos communautés», a déclaré sur les réseaux sociaux le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

De grands panaches de fumée noire s'échappaient jeudi matin de ce site de la société russe Gazpromneft situé dans le quartier de Kapotnia, dans le sud-est de Moscou, selon un journaliste de l'AFP sur place. Des éléments en flammes au sein de l'usine étaient également visibles vers 09h40 en Suisse, toujours selon un journaliste de l'AFP, tandis que résonnaient les sirènes des véhicules de secours et qu'une odeur âcre et désagréable flottait dans l'air.

Cette raffinerie assure plus d'un tiers des besoins en carburant de la capitale russe, notamment pour ses aéroports, selon des informations disponibles sur son site officiel. Mardi, elle avait déjà été visée par une vaste attaque de drones ukrainiens.
7:33
Attaque «à grande échelle» de drones ukrainiens sur Moscou
Une attaque «à grande échelle» de drones ukrainiens a eu lieu dans la nuit de mercredi à jeudi sur Moscou, plusieurs projectiles touchant une raffinerie, a annoncé le maire de la ville, Sergueï Sobianine. «Les forces de défense aérienne continuent de repousser une attaque de grande envergure. Plusieurs drones ont réussi à atteindre la MNPZ», une des plus grandes raffineries de pétrole de Russie, située dans la capitale, a-t-il écrit sur Telegram. Le maire a par la suite indiqué que 43 drones avaient été détruits par les défenses antiaériennes russes pendant la nuit.

Mardi, une raffinerie dans le quartier de Kapotnia (sud-est) avait déjà été visée par une vaste attaque de drones ukrainiens.
La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début du conflit, le plus meurtrier en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale et qui semble jusqu'à présent sans issue diplomatique.
L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.
5:40
Un mort dans une attaque russe à Soumy, frappes sur Kiev
Une attaque de drone sur la ville de Soumy, à l'est de l'Ukraine, a fait un mort dans la nuit de mercredi à jeudi, ont communiqué les autorités. Selon l'administration militaire locale, l'armée russe a visé un quartier résidentiel au nord de la ville. Un homme de 56 ans a péri, ont communiqué les autorités via le réseau Telegram.

Les attaques de drones ont aussi causé un incendie dans le quartier. Une station-service a également été incendiée par les forces russes. Dans la nuit, la Russie a aussi visé la capitale ukrainienne, Kiev, avec des drones et des missiles balistiques, rapporte le média anglophone indépendant ukrainien Kyiv Independent. Des journalistes de l'AFP ont aussi rapporté avoir entendu des explosions. Il n'y avait pas d'informations immédiates au sujet de victimes ou de dégâts.
20:00
UE: protéger les réfugiés ukrainiens sans priver Kiev de soldats
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a proposé mercredi de prolonger la protection accordée aux réfugiés ukrainiens dans l’Union européenne. Elle souhaite toutefois introduire des limites afin de ne pas priver l’Ukraine de combattants

La mesure pourrait consister à exclure de ce statut protecteur des hommes en âge d'être appelés sous les drapeaux ou qui ont quitté l'Ukraine illégalement.

Un statut unique dans l'UE
Les Ukrainiens fuyant le conflit avec la Russie bénéficient depuis mars 2022 d'un statut unique leur permettant de séjourner, de travailler et d'accéder à des aides dans l'Union européenne. Ils sont actuellement environ 4,3 millions dans ce cas, répartis principalement en Allemagne, Pologne et République tchèque.

Ce statut doit être reconduit chaque année et est actuellement en vigueur jusqu'en mars 2027.
17:19
L'UE a eu des «contacts» diplomatiques avec le Kremlin
Le cabinet du président du Conseil européen Antonio Costa a eu de «brefs contacts» diplomatiques avec le Kremlin pour ouvrir des canaux de communication, a indiqué mercredi un responsable européen, au moment où l'UE s'interroge sur d'éventuelles discussions avec Moscou pour mettre fin à la guerre en Ukraine.



«Au cours de ces dernières semaines, de brefs contacts ont eu lieu au niveau diplomatique afin d'ouvrir des canaux de communication, mais rien n'a été discuté sur le fond», a indiqué cette source.
17:18
La Bulgarie s'oppose à certaines sanctions européennes contre la Russie
La Bulgarie ne soutiendra pas les sanctions de l'Union européenne visant le patriarche russe Kirill ni les «mesures qui affecteraient directement» le pétrolier Lukoil ou ses filiales, a déclaré mercredi à Sofia la ministre des Affaires étrangères, Velislava Petrova.« La position bulgare est très claire. Nous soutenons des sanctions qui ont un effet économique, qui ne pénalisent pas davantage les Etats membres que le pays qui mène la guerre, et qui ne revêtent pas un caractère symbolique», a expliqué Petrova aux médias dans l'Assemblée nationale.

Selon elle, si des sanctions sont prises contre le patriarche Kirill, cela va créer «un terrain favorable à la propagande anti-européenne» en laissant entendre que l'Europe s'ingère dans les affaires de l'Eglise. «Le gel des avoirs financiers du patriarche russe dans certaines banques n'empêchera pas ses activités, quelles qu'elles soient», a-t-elle encore dit, jugeant cette mesure davantage «symbolique» que nécessaire.
13:51
Des pays du G7 vont produire des missiles longue portée en Ukraine
Les Etats-Unis et des Européens du G7 vont produire «sous licence» en Ukraine des missiles de longue portée et des systèmes de défense antiaériennes, ont annoncé mercredi une source diplomatique puis le chancelier allemand Friedrich Merz au sommet du G7 à Evian. «Nous allons produire sous licence non pas seulement des systèmes de défense antiaérienne, mais des capacités de frappe dans la profondeur», soit des missiles de longue portée, a déclaré cette source en marge du sommet du G7 qui se tient cette année en France.

«Un élément d'engagement très fort a été pris par les Sept hier qui est de produire plus vite, plus fort en Ukraine, sous licence», a commenté la source diplomatique, citant des entreprises américaines et européennes. Les entreprises américaines pourront notamment accorder des licences à cette fin à des fabricants européens, a précisé le chancelier allemand Friedrich Merz devant la presse, se disant très« reconnaissant envers le président Trump pour cette grande volonté de coopérer».



«Nous produisons tous actuellement trop peu et cela peut être compensé par l'octroi de licences à des entreprises qui ont ces capacités de production et qui incluent des compagnies européennes et ukrainiennes», a-t-il ajouté.
13:49
Un mort dans une frappe de Kiev sur un bus transportant des enfants, dit Moscou
Une frappe de drone ukrainien contre un bus transportant des enfants membres d'une équipe de foot venant du Bélarus a fait un mort et six blessés mercredi dans la région russe de Briansk, a indiqué le gouverneur. Selon Iegor Kovaltchouk, gouverneur par intérim de cette région frontalière de l'Ukraine et du Bélarus, les forces ukrainiennes ont attaqué «le bus d'une équipe de football jeunesse de Gomel qui partait en vacances à Guelendjik», une ville russe située au bord de la mer Noire.

Kovaltchouk a indiqué sur Telegram qu'une femme qui accompagnait l'équipe est décédée et que« six personnes, dont quatre enfants, ont été blessées» et emmenées à l'hôpital. Le Comité d'enquête russe, l'un des principaux organes judiciaires du pays, a indiqué dans un communiqué avoir ouvert une enquête pour «acte terroriste». Selon cette source, le bus transportait 44 passagers, dont 28 jeunes sportifs.
13:47
Tirs de semonce d'un navire de guerre russe dans la Manche
Un navire de guerre russe a tiré mardi dans la Manche des coups de semonce sur un voilier naviguant sous pavillon britannique qui s'approchait «dangereusement» de lui, selon le Ministère russe de la défense. Les autorités britanniques ont ouvert une enquête. L'incident a impliqué la frégate russe Amiral Grigorovitch et un voilier immatriculé au Royaume-Uni, à environ 20 milles nautiques (environ 40 km) au sud de l'île de Wight, juste en dehors des eaux territoriales britanniques, a indiqué une source proche de la défense britannique à l'AFP.

«Après des tentatives pour entrer en contact avec un navire britannique dans la Manche, le Grigorovitch a tiré des coups de semonce. Ceux-ci n'étaient pas dirigés contre le navire et visaient à prévenir une éventuelle collision», a indiqué le Ministère britannique de la défense, qui avait auparavant dit enquêter «sur des informations faisant état d'un incident dans la Manche». Selon le ministère, il s'agit d'un incident «isolé», sans lien avec l'interception dimanche par des commandos britanniques d'un pétrolier soupçonné de faire partie de la flotte fantôme russe dans la même zone de la Manche.

La guerre en Ukraine dans l'œil d'Alexander Chekmenev:

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La guerre en Ukraine dans l'œil d'Alexander Chekmenev
Faces of war pour le New York Times.
source: alexander chekmenev
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L'appartement des Zelensky en Crimée, vendu par la Russie
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L'appartement des Zelensky en Crimée, vendu par la Russie
source: www.imago-images.de / imago images
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L'Ukraine attaque une ville russe située à 1300 km de ses frontières
Video: watson
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