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Les renouvelables plus bénéfiques pour le climat que le nucléaire

Selon Greenpeace, le nucléaire est l'énergie à bas carbone ayant le moins d'impact sur la décarbonation du mix énergétique.
Selon Greenpeace, le nucléaire est l'énergie à bas carbone ayant le moins d'impact sur la décarbonation du mix énergétique.Keystone

Les renouvelables seraient plus bénéfiques pour le climat que le nucléaire

Selon Greenpeace, les énergies solaire et éolienne permettent de réduire davantage et plus rapidement les émissions de gaz à effet de serre qu'un nouveau programme nucléaire à montant équivalent d'investissements.
04.10.2023, 06:3504.10.2023, 19:31
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«Investir 52 milliards d'euros» dans la construction d'éoliennes terrestres et de panneaux photovoltaïques, «permettrait d'éviter quatre fois plus d'émissions de CO2 qu'en investissant la même somme dans la construction de six [réacteurs nucléaires] EPR 2 d'ici à 2050», indique mercredi l'ONG dans une étude menée à partir de données publiques.

Selon le scénario de Greenpeace, 80% des baisses d'émissions de gaz à effet de serre à réaliser en France pour respecter l'accord de Paris et espérer limiter le réchauffement planétaire à +1,5 degré par rapport à l'ère pré-industrielle, doivent l'être dans les 12 ans à venir.

Or pour y parvenir, «le nucléaire est l'énergie à bas carbone la plus lente à déployer et ayant le moins d'impact à court, moyen et long termes sur la décarbonation du mix énergétique», affirme l'association anti-nucléaire, en référence notamment aux risques de retards dans les chantiers d'EPR.

Six nouveaux réacteurs prévus

Pour sortir des énergies fossiles - et réduire ses émissions de 55% d'ici à 2030 par rapport à 1990 selon l'objectif de l'UE -, l'exécutif français compte construire 6 réacteurs de nouvelle génération, tout en accélérant sur le solaire et l'éolien.

Selon EDF, le coût de ces nouveaux réacteurs, dont la mise en service est attendue au mieux à l'horizon 2037 pour le premier, est estimé à 51,7 milliards d'euros, hors coûts de financement, auxquels s'ajouteraient 4.6 milliards en cas de difficultés de mise en oeuvre.

Dans son rapport, Greenpeace a comparé «le potentiel d'impact sur la décarbonation» de trois scénarios d'investissements:

  • construction d'infrastructures éoliennes et photovoltaïques;
  • rénovation des logements passoires énergétiques;
  • construction de 6 réacteurs nucléaires.

L'ONG en conclut qu'investir 85 milliards d'euros de subventions publiques d'ici à 2033 dans la rénovation des passoires énergétiques «permettrait d'éviter six fois plus d'émissions de CO2 cumulées d'ici à 2050 qu'avec la construction de 6 EPR 2».

Avec un montant équivalent à celui du programme nucléaire, investir dans des infrastructures panachant 60% d'éolien et 40% de panneaux solaires permettrait d'éviter 102 millions de tonnes de CO2 (MtCO2) cumulées d'ici à 2050 contre 24 MtCO2 avec les EPR, pour trois fois plus d'électricité produite sur la période (1538 TWh contre 530 TWh), selon les calculs de Greenpeace.

L'ONG indique avoir pris en compte les scénarios les plus favorables au nucléaire. (ats)

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