DE | FR

SpaceX va (aussi) envoyer des vacanciers dans l'espace

Après Blue Origine, c'est au tour de SpaceX de se lancer dans le tourisme spatial. Une des fusées de la société d'Elon Musk doit propulser mercredi quatre passagers, qui passeront trois jours dans l'espace.
13.09.2021, 12:4813.09.2021, 16:56

Et si l'espace devenait la nouvelle destination en vogue? La mission «Inspiration4» dessine cette possibilité. Le premier touriste à profiter de cette occasion se nommera Jared Isaacman. Ce milliardaire de 38 ans, patron d'une entreprise de services financiers et pilote aguerri, montera à bord de SpaceX en tant que commandant. Si le prix de la location d'une des fusées de la société d'Elon Musk n'a pas été dévoilé, celui-ci se compterait en dizaines de millions de dollars.

Anonymes, mais ultra riches

Avant Jared Isaacman, d'autres se sont également frottés à l'expérience du tourisme spatial. A la différence que c'était à bord de leur propre vaisseau, comme le milliardaire Richard Branson le 11 juillet, dans son Virgin Galactic, puis quelques jours plus tard Jeff Bezos, avec sa société Blue Origin. L'idée n'est plus de passer quelques minutes dans les étoiles, comme ces deux dernières sociétés l'ont proposé: cette fois, il s'agit de voler plus loin que la Station spatiale internationale (ISS).

«Vous voyagez dans un vaisseau à 28 000 km/h autour du globe. Ce genre d'environnement est associé à un certain risque»

La société d'Elon Musk a déjà transporté pas moins de dix astronautes vers l'ISS pour le compte de la Nasa. Mais ils seront les premiers passagers privés à monter dans la capsule Dragon, lancée par la fusée Falcon 9. Le lancement est prévu mercredi à partir de 20h00 (minuit GMT) au Kennedy Center de la Nasa, en Floride, d'où décollèrent les missions Apollo vers la Lune.

Ouvrir l'espace au plus grand nombre

Outre Jared Isaacman, trois anonymes ont été entrainés pendant plusieurs mois, afin de faire partie du voyage. Ceux-ci ont été sélectionnés selon des valeurs clés:

  • Hayley Arceneaux, rescapée d'un cancer pédiatrique, représente l'«espoir». Elle sera la première personne avec une prothèse à se rendre dans l'espace.
  • Chris Sembroski, 42 ans, sera, lui, assis sur le siège de la «générosité». Il s'agit d'un ancien soldat de l'armée de l'air américaine travaillant désormais dans l'industrie aéronautique.
  • Le dernier siège représente la «prospérité». Il a été offert à Sian Proctor, une professeure de sciences de la Terre de 51 ans qui a failli, en 2009, devenir astronaute pour la Nasa.

L'idée est d'accumuler des données pour les futurs passagers privés. Car le but affiché de la mission est d'ouvrir les portes de l'espace à un plus grand nombre, bien que celles-ci ne restent pour le moment qu'entrouvertes pour quelques privilégiés. «Nous sommes fiers que notre vol puisse aider tous ceux qui voleront après nous», s'est réjoui Jared Isaacman dans un communiqué le mois dernier. (ats/mndl)

Les extra-terrestres vivent-ils dans l'espace? En tout cas, les zombies sont bel et bien sur Terre

Plus d'articles «International»:

Un géant de l'immobilier vacille en Chine et les marchés mondiaux chutent

Link zum Artikel

Vous planifiez vos vacances d'automne? Ce que vous devez savoir

Link zum Artikel

La Chine est-elle à l'aube d'une dictature digitale?

Link zum Artikel

Angela Merkel part après 16 ans de règne, quel est son héritage?

Link zum Artikel

Le choix des sous-marins américains est une claque pour la France

Link zum Artikel

Pourquoi Al-Qaïda pourrait menacer l'Afghanistan d’ici à 2 ans?

Link zum Artikel
Montrer tous les articles
Les médics contre le Covid peuvent-ils nous sortir de la crise?
Nos espoirs ont été déçus par l'hydroxychloroquine, l'ivermectine ou encore le remdesivir. Au point de nous faire jeter tous les médicaments avec l'eau du verre. Pourtant, ils pourraient contribuer à désengorger les hôpitaux.

Vaccins, troisième dose, gestes barrières, port du masque, aération des lieux clos, jauges, testing, contact tracing, isolement, pass sanitaire, couvre-feux, télétravail, confinements... Presque deux ans après l'apparition du virus, nous connaissons tous les mesures individuelles et collectives visant à prévenir les infections au Covid-19 et à organiser des réponses graduées.

L’article