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En exil depuis 2017, l'ex-président catalan Puigdemont a été arrêté

Image: sda
Visé par un mandat d'arrêt, le politicien était poursuivi pour sédition et accusé de détournements de fonds publics. Il a été appréhendé à son arrivée en Italie.
24.09.2021, 03:3924.09.2021, 17:18

L' ex-président indépendantiste catalan Carles Puigdemont, en exil en Belgique depuis 2017 après la tentative de sécession de la Catalogne, a été arrêté jeudi en Italie, a annoncé son avocat. Son interpellation a eu lieu sur la base d'un mandat d'arrêt européen.

«A son arrivée à l'aéroport d'Alghero, il a été arrêté par la police aux frontières italiennes. Demain, le président sera présenté aux juges de la cour d'appel de Sassari, qui est compétente pour décider de sa libération ou de son extradition»
Le chef de cabinet de Carles Puigdemont

Les raisons de son arrestation

La tentative de sécession de la Catalogne, en octobre 2017, a été l'une des pires crises vécues par l'Espagne depuis la fin de la dictature franquiste en 1975. Malgré l'interdiction de la justice, le gouvernement régional présidé par Puigdemont avait organisé un référendum d'autodétermination émaillé de violences policières et suivi, quelques semaines plus tard, d'une déclaration d'indépendance mort-née.

Le politicien de 58 ans, poursuivi pour «sédition» et accusé de «détournements de fonds publics», a été appréhendé «à son arrivée en Sardaigne, où il se rendait en tant qu'eurodéputé».

Les premières réactions officielles

Le nouveau président régional de la Catalogne, Pere Aragones, un séparatiste, mais de tendance plus modérée que M. Puigdemont, a immédiatement réagi sur Twitter:

«Je condamne fermement la persécution et cette répression judiciaire. Assez. L'amnistie est la seule voie. L'autodétermination la seule solution. A tes côtés Carles»

La réponse du gouvernement espagnol

«L'arrestation de Puigdemont correspond à une procédure judiciaire en cours qui s'applique à tout citoyen de l'Union européenne (UE) devant répondre de ses actes devant les tribunaux», a répondu le gouvernement espagnol, ajoutant que Carles Puigdemont devait «se soumettre à l'action de la justice comme tout autre citoyen».

Carles Puigdemont n'avait pas bénéficié de la grâce accordée à la fin juin à neuf indépendantistes incarcérés en Espagne. Le gouvernement espagnol du socialiste Pedro Sánchez souhaite toujours qu'il soit jugé en Espagne.

Déjà arrêté puis libéré quelques jours après, en 2018

Principale figure de la tentative de sécession de la Catalogne de 2017, Carles Puigdemont avait été immédiatement destitué par Madrid:

  • Il s'était alors enfui en Belgique pour échapper à la justice espagnole, qui avait condamné en octobre 2019 à la prison plusieurs anciens membres de son équipe gouvernementale pour sédition.
  • En mars 2018, Carles Puigdemont avait été arrêté une première fois à la demande de l'Espagne, en Allemagne cette fois. Mais il avait été libéré quelques jours plus tard après l'abandon par la justice allemande de l'accusation de «rébellion» à son encontre.

Le gouvernement espagnol, alors dirigé par les conservateurs, avait réagi en mettant la région sous tutelle et en arrêtant les principaux dirigeants du mouvement qui n'avaient pas fui à l'étranger. (ats/jch)

En attendant la suite de l'arrestation: Animaux mal empaillés

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Animaux mal empaillés
source: imgur
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