Le boss de la CIA débarque en secret à Moscou
Mystère ce mardi matin. Un avion militaire américain atterrissait à Moscou, selon le site Flightradar24 et plusieurs médias russes. Il s’agissait d’un C-17A Globemaster III de l’US Air Force. L’appareil provenait de Riga, la capitale lettonne, où il était stationné depuis dimanche. Selon certaines sources, il se trouvait auparavant dans l’Etat américain du Maryland.
«Un visiteur inhabituel ce matin à Moscou», a écrit Flightradar24 sur X.
An unusual visitor to Moscow this morning. 👀
— Flightradar24 (@flightradar24) August 25, 2026
A US Air Force C-17A Globemaster III flew from Riga to Moscow Vnukovo Airporthttps://t.co/D7vylYesDQ pic.twitter.com/jXbOSj0LXM
Les raisons de ce vol sont restées floues jusqu'en fin d'après-midi. En effet, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, avait déclaré, le matin, aux médias russes, ne disposer d’aucune information concernant l’arrivée de l’appareil.
Il a fallu attendre les investigations des médias américains CBS et Axios pour apprendre que le patron de la CIA, John Ratcliffe, est en visite mardi à Moscou sans que le gouvernement américain ni le Kremlin n'aient jusqu'ici officiellement confirmé ce déplacement.
Le Financial Times affirme pour sa part que Washington a demandé à l'Ukraine, qui a accepté, de ne frapper ni la capitale russe, ni Saint-Pétersbourg ni d'autres zones du nord de la Russie lundi, mardi et mercredi, afin de permettre le voyage d'un haut responsable américain.
Les négociations au point mort
De nombreux sujets peuvent justifier ce rare déplacement du plus haut responsable du renseignement extérieur américain: la guerre en Ukraine; le conflit avec l'Iran, à l'heure où Washington s'efforce de rallier des puissances étrangères à sa stratégie de pression économique sur Téhéran; ou encore des échanges de prisonniers.
En janvier dernier, les envoyés spéciaux Steven Witkoff et Jared Kushner s'étaient rendus en Russie pour des pourparlers sur l'Ukraine.
Le Kremlin a annoncé la semaine dernière qu'aucune autre discussion avec Witkoff et Kushner n'était à l'ordre du jour. Les négociations entre les Etats-Unis et la Russie semblaient actuellement au point mort. (jah/dab/trad.jzs)
