«La guerre vous coûtera plus qu'elle ne vous rapportera»
Dans une lettre ouverte adressée aux Etats-Unis, le président iranien Massoud Pezeshkian critique la guerre menée par Donald Trump contre son pays, la qualifiant d'opération absurde et coûteuse pour Washington.
Le président a écrit dans son message:
L'Iran a connu de nombreux agresseurs au cours de son histoire. Mais selon Pezeshkian, il ne leur reste dans les livres d'histoire qu'un «nom de honte». Le choix entre la guerre et la paix façonnera, selon lui, l'avenir de générations entières.
Pour l'Iran, une lettre ouverte adressée au peuple américain est plutôt inhabituelle. Les observateurs l'interprètent donc comme une tentative de Téhéran de convaincre l'opinion publique américaine que son gouvernement a pris une mauvaise décision, afin d'obtenir indirectement un cessez-le-feu.
Toujours selon Pezeshkian, les frappes contre les infrastructures iraniennes visent directement la population iranienne. Ces attaques ne constituent pas seulement un crime de guerre, mais leurs conséquences dépasseront les frontières iraniennes et affecteront toute une région.
Le président iranien décrit:
Le discours de Trump très attendu
La guerre déclenchée par Israël et les Etats-Unis en est déjà à sa cinquième semaine. Mercredi, le président américain Donald Trump avait annoncé que l'Iran aurait demandé un cessez-le-feu — ce que le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a immédiatement démenti. Les déclarations de Trump seraient fausses et sans fondement, selon Ismail Baghaei, cité par la chaîne d'Etat iranienne IRIB. Trump a attribué cette demande de cessez-le-feu au «nouveau président du régime» iranien, sans que l'on sache exactement à qui il faisait référence.
Trump doit s'adresser à la nation américaine dans un discours prévu mercredi soir (heure de la côte Est des Etats-Unis). Il avait lancé un ultimatum à l'Iran, dont l'échéance est fixée dans la nuit du 7 avril.
D'ici là, le pays doit rouvrir à la navigation le détroit d'Ormuz, une voie stratégique pour le transport pétrolier. Depuis le début de la guerre lancée par Israël et les États-Unis le 28 février, le trafic maritime y est pratiquement à l'arrêt. (svp/dpa)
