Le président iranien rappelle que l'Iran n'a «jamais déclenché de guerre»
C'est aux Etats-Unis de décider s'ils veulent arrêter la guerre ou non, a estimé jeudi le président iranien Massoud Pezeshkian, rappelant que ce n'était pas l'Iran qui avait déclaré la guerre.
«C'est à l'Amérique de décider si elle veut ou non terminer» ce conflit, a-t-il déclaré dans un entretien avec la chaîne américaine Fox News, à New York en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à laquelle il a participé.
Ces déclarations interviennent alors que Donald Trump a annoncé mardi que des discussions avaient eu lieu à New York entre des responsables iraniens et américains en marge de la grand-messe de la diplomatie mondiale.
Le président iranien a en outre assuré que la République islamique iranienne ne cherchait pas la guerre, mais qu'elle était «résolue à se défendre».
Le président iranien a insisité:
Il déplore les «pressions» qui «visent à nous contraindre à capituler en dehors de tout cadre juridique du droit international, ce qui est impossible».
Il a rappelé que Washington et Téhéran étaient parvenus à un accord de principe en juin dernier. Et d'assurer:
Le dirigeant a en outre affirmé que l'échéance électorale de mi-mandat aux Etats-Unis ne changeait rien: «Nous n'en tenons pas compte», a-t-il dit, alors que le président Trump a suggéré que les Iraniens attendaient ces élections avant de conclure un accord.
Les Etats-Unis et Israël ont attaqué l'Iran en février dernier. En rétorsion, l'Iran a bloqué le détroit stratégique d'Ormuz par lequel passe une grande partie des flux pétroliers du monde.
Le président iranien a par ailleurs indiqué avoir vu le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei pour la dernière fois il y a un mois environ, durant «sept heures». Interrogé s'il était en bonne santé, le président iranien a répondu: «tout à fait».
Sur le délicat dossier du nucléaire, le président iranien a réitéré que l'Iran ne cherchait pas à acquérir l'arme atomique bien que le pays possède un stock d'uranium hautement enrichi à 20% et 60% qui dépasse largement le seuil utile pour une utilisation civile.
Les Etats-Unis, Israël et leurs alliés occidentaux soupçonnent Téhéran de vouloir se doter de l'arme nucléaire. Ce qui avait justifié l'offensive américano-israélienne contre la République islamique. «Non, pas du tout», a-t-il dit au journaliste de la chaîne qui lui demandait si l'Iran voulait posséder l'arme atomique. (sda/ats/afp/svp)
