Trump bombarde de nouveau l'Iran
L'armée américaine a annoncé mardi mener des frappes contre l'Iran après qu'un de ses hélicoptères a été abattu près du détroit d'Ormuz.
«Des frappes d'autodéfense contre l'Iran» ont commencé à 23h00 (en Suisse) «sur ordre du commandant en chef», a affirmé sur le réseau social X le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, en référence au président américain Donald Trump.
«La réponse devrait être très forte, très puissante», a toutefois dit le président américain, selon des propos rapportés par la chaîne de télévision américaine ABC.
Selon des médias iraniens, des explosions ont été entendues en plusieurs lieux sur la côte sud de l'Iran, près du stratégique détroit d'Ormuz, toujours bloqué. La télévision d'Etat iranienne a ensuite rapporté que l'attaque avait cessé mercredi matin.
Les forces américaines ont déclaré avoir frappé «des installations de défense aérienne, des postes de contrôle au sol et des sites de radars de surveillance iraniens situés près du détroit d'Ormuz».
Bases américaines attaquées
La réaction iranienne n'a pas tardé. Tôt mercredi, Téhéran a annoncé des attaques contre des bases américaines abritées par le Bahreïn et la Jordanie. Au Koweït, l'armée a dit faire face à «des cibles aériennes hostiles» sans préciser leur provenance.
En Jordanie, les gardiens de la révolution ont dit avoir «visé et détruit quatre cibles majeures, notamment des groupes de chasseurs F-35 sur une base aérienne et le centre de commandement militaire américain» d'Azraq. L'armée jordanienne a affirmé avoir abattu cinq missiles iraniens.
«Un très, très bon accord»
Le président Trump avait accusé un peu plus tôt les Iraniens d'avoir abattu la veille un hélicoptère militaire américain «de type Apache pendant qu'il survolait le détroit d'Ormuz», dont les deux occupants avaient pu s'éjecter. Il avait promis de «répliquer».
Quelques heures plus tôt, le locataire de la Maison-Blanche affirmait toutefois que la diplomatie américaine sur le point de finaliser un accord pour mettre fin aux hostilités.
«Nous sommes dans les derniers efforts de ce qui va être un très, très bon accord», a-t-il assuré, évoquant un délai de «deux à trois jours» pour qu'il soit conclu.
Hausse du prix du pétrole
L'annonce de ces frappes a fait repartir à la hausse les prix du pétrole. Le baril de WTI, référence américaine du brut, s'échangeait ainsi pour 89 dollars (en hausse de 1%) mercredi avant l'ouverture des marchés asiatiques.
Avant les frappes américaines, le ministre iranien des affaires étrangères avait semblé vouloir minimiser l'incident impliquant l'hélicoptère. «Les forces étrangères à proximité de notre territoire sont constamment exposées à des risques, en raison de leurs propres erreurs humaines, de simples accidents ou de la possibilité d'être prises dans des tirs croisés. Pour réduire ce risque, la meilleure solution est qu'elles partent», avait souligné Abbas Araghchi sur le réseau social X.
«Nous préférons le langage diplomatique, mais nous parlons aussi d'autres langues», avait-il poursuivi, plus menaçant. (ats)
