Trump après avoir frappé l'Iran: «Nous avons un très bon accord»
CNN a fait le compte. Donald Trump aurait annoncé pas moins de 38 fois, au cours des dernières semaines, qu'une fin de la guerre contre l'Iran était imminente et qu'un accord de paix finalisé pourrait être signé sous peu.
Mais même les partisans du président américain peinent de plus en plus à croire ces assurances. «Nous entendons cela depuis très longtemps», a ironisé mardi Jesse Watters, présentateur de la chaîne Fox News et allié habituel de Donald Trump. Il a également dit ne plus savoir ce qui se cache derrière les annonces du président.
Une paix qui n'a jamais semblé aussi lointaine
Ce scepticisme a une raison bien concrète, car une nouvelle vague de frappes militaires en Iran est survenue moins de 24 heures après que le président avait une fois de plus proclamé, dans la nuit de lundi à mardi, «qu'un accord» serait bientôt conclu.
Les forces armées américaines ont attaqué en plusieurs vagues des installations militaires situées à proximité du détroit d'Ormuz, détruisant, selon le New York Times, des bases navales iraniennes et des batteries d'artillerie sur une vingtaine de sites.
Il s'agissait là d'une frappe de représailles «proportionnée et limitée», après que les Iraniens avaient abattu quelques heures plus tôt un hélicoptère Apache américain au moyen d'un drone. Les forces américaines sont parvenues à secourir les deux membres de l'équipage, grâce à un engin nautique non habité de type Saronic Corsair.
Watters on Iran Deal: Trump keeps saying we're very close, days away. I don't know what that means. We've heard that for a very long time. pic.twitter.com/pFiCIZqfqU
— Acyn (@Acyn) June 9, 2026
La possibilité d'un accord subsisterait
Trump a immédiatement annoncé sa volonté de se venger de l'action iranienne. «Il est très important de réagir», a indiqué le président à un correspondant de la chaîne de télévision ABC. Il a rappelé avoir toujours défendu le principe selon lequel la réponse à de telles attaques se devait d'être «ferme». Mais, presque dans le même souffle, Trump a également dit:
Le propos sonnait comme si la paix au Moyen-Orient était à portée de main. Mais comment les notions de guerre et de paix peuvent-elles coexister?
Un conseiller anonyme du président a soutenu que les deux pouvaient être vrais simultanément. Le président souhaitait faire comprendre aux Iraniens que les Etats-Unis ne toléreraient aucune nouvelle attaque. C'est pourquoi il avait autorisé une frappe de représailles. Dans le même temps, les négociations sur la fin de la guerre avec Téhéran se poursuivaient, et une percée restait possible à tout moment.
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Les Iraniens, toutefois, se sont montrés aussi sceptiques que le commentateur de Fox News. Le ministre des affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi, a en tout cas écrit sur X:
Cette menace ne visait pas seulement les forces américaines, mais aussi les alliés des Etats-Unis dans la région. Les Iraniens auraient également frappé dans la nuit de mardi à mercredi des cibles au Bahreïn, au Koweït et en Jordanie.
Une solution de paix semble donc, plus de trois mois après le début de la guerre, toujours très lointaine.
