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Image: Shutterstock

40 jours sans soleil ni téléphone? Ils l'ont fait et c'était pas cool

Samedi, des volontaires français sont sortis de la grotte de Lombrives dans le Sud-ouest de la France. Ils y ont séjourné pendant 40 jours afin d'explorer les limites de l'adaptabilité humaine à l'isolement. Comment ont-ils géré un quotidien sans soleil, horloge et téléphone? Réponses.
25.04.2021, 11:1226.04.2021, 14:37
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Comme si les confinements induits par le coronavirus ne leur avaient pas suffi, le 14 mars dernier, quinze Français acceptaient de relever le pari fou de la mission «Deep Time». Une expérience scientifique «extrême» lancée par le Human Adaptation Institute leur demandant de vivre confinés, à l'écart du monde, sans en sortir.

Pour cette première mondiale organisée au cœur de la grotte de Lombrive en Ariège, ils étaient sept femmes et sept hommes âgés entre 27 et 50 ans et accompagnés du chef du projet Christian Clot. Avec son équipe de chercheurs, ce dernier a voulu tester les effets de la perte de la notion du temps et de l'espace sur l'être humain. Une idée qui a notamment émergé au vu de la situation sanitaire et de ses différents isolements mondiaux.

Notion du temps perturbée

Samedi, soit 40 jours plus tard, le groupe de Français a redécouvert la vie. Sous les applaudissements de leurs familles et d'autres visiteurs, ils étaient souriants, mais semblaient étourdis. Selon Jérémy Roumian, directeur des opérations, certains ont cru qu'ils étaient au 31ème ou 32ème jour de l'expérience.

Les 15 volontaires portaient des lunettes de soleil pour laisser le temps à leurs yeux de s'adapter à une lumière qu'ils n'avaient plus vue depuis des semaines. Une difficulté qui s'est d'ailleurs très vite fait ressentir durant l'expérience. Car comment savoir quand la nuit est tombée et qu'il est donc temps d'aller se coucher? Selon Christian Clot, les volontaires n'ont pas réussi à organiser un rythme commun: «il y a toujours au moins une personne réveillée dans la grotte», explique-t-il dans une vidéo publiée sur YouTube.

«Nous ne savons pas s'il est 15h ou 20h. Les cycles du sommeil sont décalés. On va se coucher quand on est fatigué, on mange quand on a faim. On essaie de garder notre propre cycle»
Christian Clot, fondateur de Human Adaptation Instituteyoutube

Les volontaires vivaient donc à des rythmes différents. Dans une telle situation, difficile de s'organiser ensemble. D'où les nombreuses frictions au sein du groupe.

Travailler tout en étant fatigués

Le groupe de personne devait composer avec ce que la grotte avait à leur offrir, c'est-à-dire, quasi rien. Si les volontaires avaient assez de nourriture pour les 40 jours, leurs corps devaient continuer à «lutter». La raison: afin de générer leur propre énergie à l'aide d'un pédalo qui alimentait un système de batterie pour l'électricité.

Autre tâche du quotidien, aller chercher l'eau dans les deux lacs du lieu avant de devoir la purifier. Sans oublier les missions scientifiques à mener sur place, comme l'étude des inscriptions murales de la grotte et la faune s'y trouvant. Le tout, entre 10°C et 12°C tous les jours.

L'expérience inédite étant désormais terminée, le rapport détaillé des scientifiques sur les conséquences cérébrales et physique de telles difficultés sont désormais très attendues. Notamment pour la recherche militaire, spatiale et tenter de répondre à des questionnements sur les changements climatiques.

(lCI)

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