«La Russie a fait son choix, et il n'y a plus de retour en arrière possible»
Selon le chef des services de renseignement suédois, Thomas Nilsson, la Russie représente un risque à long terme pour la sécurité de l'Occident, même sans son homme fort, Vladimir Poutine. En ce sens, il a indiqué à l'agence de presse Bloomberg:
Son analyse: «L'opposition politique en Russie est de facto neutralisée, par l'exil, l'emprisonnement ou, dans les pires cas, par l'assassinat.» Il ne voit, selon ses propres termes, aucune force politique capable de canaliser le mécontentement de la population en une alternative crédible au régime actuel.
Le site d'information russe en exil Meduza avait fait état d'une baisse de la cote de popularité de Poutine, en s'appuyant sur la fondation Opinion publique (FOM), institut de sondage russe placé sous contrôle étatique. Selon ces données, le taux d'approbation du chef d'Etat russe est tombé à 69%, passant ainsi pour la première fois sous la barre des 70%.
Une menace à la frontière nord de l'Otan
Thomas Nilsson considère, toutefois, la Russie comme un rival stratégique, indépendamment de la personne de Poutine. Le chef des services de renseignement suédois a également évoqué un renforcement militaire russe croissant le long de la frontière avec les pays nordiques.
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Selon lui, la Russie pourrait, une fois la guerre en Ukraine terminée, reprendre ses objectifs stratégiques «en direction du nord, le long de la frontière finlandaise». Il estime:
Les autorités finlandaises avaient récemment signalé que l'armée russe quadruplait les effectifs de ses bases le long de la frontière nord avec l'Otan. La Suède avait renoncé à sa neutralité en 2024 pour rejoindre l'Otan. Le pays compte, selon ses propres déclarations, parmi les plus grands soutiens de l'Ukraine. Il lui a récemment promis la livraison de 16 avions de chasse Saab.
Concernant la menace russe, Thomas Nilsson résume:

