International
France

Un policier français relaxé après avoir frappé un gilet jaune

Un policier français relaxé après avoir frappé un gilet jaune

L'homme avait donné un coup de matraque à un gilet jaune d'une vingtaine d'années lors d'une manifestation qui s'était tenue à Besançon en 2019. Le ministère public a évoqué un «geste préventif quasi spontané».
15.02.2024, 15:5215.02.2024, 15:52

La cour d'appel de Besançon a prononcé jeudi la relaxe d'un policier condamné en première instance pour avoir donné un coup de matraque à un «gilet jaune», lors d'une manifestation à Besançon en 2019.

L'avocat du plaignant, Me Arié Alimi, a annoncé son intention de «faire un pourvoi en cassation puis d'envisager des recours devant la CEDH (Cour européenne des droits de l'Homme) afin de fixer le corpus juridique».

«La justice a été vraiment rendue», a en revanche salué l'avocate du policier Me Catherine Bresson, à la sortie de la salle d'audience. «Il ne s'agissait pas de violences policières, mais de circonstances particulières d'intervention lors d'une manifestation», a-t-elle insisté.

Le 30 mars 2019, à Besançon, un jeune homme de 22 ans participe à une manifestation de «gilets jaunes», quand la police intervient pour interpeller une personne suspectée d'avoir lancé des projectiles sur les forces de l'ordre.

Un policier surgit de l'angle d'une rue et découvre son «binôme» faisant face au jeune homme, avec une grenade lacrymogène entre eux. Le policier avait alors donné un coup de «bâton de défense souple» à la victime, touchée à l'épaule et à l'arcade sourcilière.

Affrontements à Paris, décembre 2019.
Affrontements à Paris, décembre 2019.Image: EPA

Vidéo virale

La scène, filmée par une journaliste des médias de Besançon Média 25 et Radio Bip, est devenue virale sur les réseaux sociaux. En première instance, le tribunal correctionnel de Besançon avait condamné le policier à 1000 euros d'amende avec sursis et 500 euros au titre du préjudice moral, pour «violences volontaires avec arme par dépositaire de l'autorité publique».

Le ministère public, qui avait initialement classé l'affaire sans suite, a requis la relaxe lors des deux procès, estimant que le policier était «intervenu pour faire face à un danger, avec un geste préventif quasi spontané de maintien de l'ordre».

«Le combat contre les violences policières est un long calvaire pour les victimes. Il s'expose à un conservatisme de l'institution judiciaire qui protège les fonctionnaires de police», a fustigé Me Arié Alimi. (ats)

Au cœur de la violence policière après le 49.3
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
La répression en Iran a fait près de 6000 morts, selon une ONG
Près de 6000 personnes ont été tuées en Iran depuis début janvier, selon une ONG. Les manifestants représentent l'écrasante majorité des victimes confirmées, mais le bilan réel pourrait être nettement plus élevé.
Une ONG basée aux Etats-Unis a déclaré lundi avoir confirmé la mort de près de 6000 personnes. Elle enquête sur des milliers d'autres cas, après le mouvement de contestation qui a secoué l'Iran au début du mois avant d'être réprimé dans le sang.
L’article