Rima Hassan en garde à vue pour apologie du terrorisme
L'eurodéputée franco-palestienne Rima Hassan a été placée jeudi en garde à vue pour apologie du terrorisme, a-t-on appris auprès de son entourage, confirmant une information du Parisien.
«Elle a été convoquée sous le régime de la garde à vue, ce qui est hallucinant étant donné qu’elle s’est toujours rendue à toutes ses convocations», a réagi auprès de l'AFP une source au sein de La France insoumise.
Le tweet litigieux👇
Selon Le Parisien, Rima Hassan a été placée en garde à vue dans le cadre d'une enquête autour d'un tweet qui aurait fait référence à à Kozo Okamoto, l'un des auteurs d'un attentat lancé contre l'aéroport de Tel-Aviv en 1972. Message qu'elle aurait supprimé.
Il s'agit du survivant parmi les trois auteurs du massacre perpétré le 30 mai 1972 à l'aéroport israélien de Lod-Tel Aviv, qui avait fait 26 morts, dont un Canadien, huit Israéliens et 17 citoyens américains de Porto Rico.
Fin mars, le député Rassemblement national Matthias Renault avait fait savoir qu'il avait effectué un signalement auprès de la procureure de la République de Paris, concernant ce message. Il a appelé jeudi à lever l'immunité parlementaire de Rima Hassan.
De la drogue dans son sac
«Quelques grammes de drogue» de synthèse ont par ailleurs été trouvés dans le sac de l'eurodéputée LFI lors de sa garde à vue à Paris, a-t-on ensuite appris de source proche du dossier, confirmant également une information du Parisien.
«C'est un nouveau cap franchi dans le harcèlement judiciaire visant à faire taire les voix qui défendent les droits du peuple palestinien», a déclaré l'entourage de Rima Hassan. Le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a dénoncé une «police politique», tandis que Manon Aubry, autre eurodéputée du mouvement, a fustigé un «harcèlement judiciaire».
Enquête pour apologie du terrorisme
Rima Hassan, juriste franco-palestinienne de 33 ans, est ciblée depuis fin 2023 par une enquête judiciaire en France pour apologie du terrorisme, après avoir tenu des propos considérés comme une marque de soutien au mouvement islamiste Hamas, dans la foulée de l'attaque du 7-Octobre perpétrée par celui-ci.
En décembre 2024, l’Observatoire juif de France avait déjà déposé plainte, s’appuyant sur plusieurs captures de ses publications sur X.
(afp/jah/acu)
