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France: une affaire de voile provoque le départ d'un proviseur

Voile et menaces de mort: le départ d'un proviseur indigne en France

FILE - Then French Education and Youth Minister Gabriel Attal watches French President Emmanuel Macron talking to the press at the Gambetta high school in Arras, northeastern France, Friday Oct. 13, 2 ...
Une nouvelle polémique secoue le sommet de l'Etat français, dirigé par Emmanuel Macron et son premier ministre Gabriel Attal. Keystone
Des menaces de mort à l'encontre du proviseur ont été proférées sur internet, conduisant à la démission de ce dernier. Les partis de gauche et de droite déplorent un échec face à la «mouvance islamiste».
27.03.2024, 22:42
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«Echec collectif», «défaite de l'Etat»: l'annonce du départ du proviseur d'un lycée parisien menacé de mort après une altercation avec une élève pour qu'elle enlève son voile suscite une vague d'indignation en France.

Le chef d'établissement a été reçu mercredi après-midi par le Premier ministre français Gabriel Attal et la ministre de l'Education nationale Nicole Belloubet.

«L'Etat, l'institution, sera toujours aux côtés de ces agents, de ceux qui sont en première ligne face à ces atteintes à la laïcité, face à ces tentatives d'entrisme islamiste dans nos établissements scolaires»
Gabriel Attal

Menacé de mort

La ministre s'était rendue dans le lycée Maurice-Ravel début mars pour apporter son «soutien» au chef d'établissement, en déplorant les «attaques inacceptables», dont il était la cible sur les réseaux depuis l'altercation le 28 février avec cette élève.

Deux plaintes avaient, par ailleurs, été déposées: une par l'élève «pour violences n'ayant pas entraîné d'incapacité de travail», et une par le proviseur «pour acte d'intimidation envers une personne participant à l'exécution d'une mission de service public pour obtenir une dérogation aux règles régissant ce service».

La plainte de l'élève a été classée sans suite pour «infraction insuffisamment caractérisée», a indiqué mercredi le parquet de Paris. Un jeune homme de 26 ans, originaire de la région parisienne, a été arrêté et doit être jugé le 23 avril à Paris pour avoir menacé de mort le proviseur sur internet.

«Pas de vagues»

Un mois après les faits, ce dernier a quitté ses fonctions «pour des raisons de sécurité», selon un message envoyé mardi aux enseignants, élèves et parents par le nouveau chef d'établissement.

Ce départ anticipé face aux menaces a suscité une vague d'indignation dans la classe politique française. De la gauche à l'extrême droite, des responsables ont déploré un «échec» face à la «mouvance islamiste».

«Voilà à quoi aboutit le 'Pas de vagues', voilà où nous mènent les petites lâchetés et les grands renoncements»
Le président des sénateurs du parti de droite Les Républicains, Bruno Retailleau

Le ministère de l'Education nationale a assuré mercredi qu'il «n'abandonn(ait) jamais ses agents» face aux menaces. (ats/jch)

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