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La police française a publié sur Twitter une campagne de prévention anti-sexting. Et les internautes l'ont mal pris.

La campagne de prévention de la police nationale a fait un véritable tollé, la forçant à retirer sa publication. Image: Shutterstock

La police française retire sa campagne anti-sexto jugée culpabilisante

En France, les autorités se sont vues forcées à supprimer un tweet publié le 6 mars qui sensibilisait sur les risques d'envoi de selfies dénudés. Beaucoup d'internautes y voyaient en effet un message rejetant la faute sur les victimes.



Et dire que la police voulait bien faire. Le samedi 6 mars, les autorités françaises ont publié sur Twitter leur campagne de prévention contre les «nudes», ces photos sexuellement explicites de soi-même. On parle alors de «sexting» lorsque celles-ci sont envoyées par message.

Selon la police, les conséquences derrière cette activité, qui concernent de plus en plus de jeunes, impliqueraient principalement le fait que l'entourage, tant proche qu'éloigné de la victime, soit mis au courant.

La police française a réalisé une campagne de prévention contre les

La campagne de prévention de la police nationale contre le «nude» a fait un véritable tollé sur les réseaux sociaux.

Problème: leur message a envoyé un tout autre message. Dès sa publication, le tweet s'est retrouvé noyé dans une vague d'indignation. Entre colère et incompréhension, les hashtags #PoliceNationale et #Sexting ont fait partie des tendances du réseau durant plusieurs heures. Les internautes ont dénoncé une volonté de «culpabiliser» les victimes, rappelant que la diffusion d'un tel contenu était avant tout un délit en France.

Face à un tel tollé, le service de communication de la police nationale a très vite retiré son tweet. Il a par ailleurs reconnu auprès de l'Obs une «maladresse»: «Ce tweet devait être le premier d’une série de tweets consacrés à cette problématique, notamment chez les mineurs». Le service de communication a tenu à rappeler que les autorités françaises étaient «toujours du côté des victimes».

Que dit la loi suisse si vos sextos se retrouvent entre de mauvaises mains?

En Suisse, le sexting n’est pas un délit. Vous ne pouvez donc en principe pas vous plaindre auprès des autorités si ce type de photo, ou n'importe laquelle d'ailleurs, est copiée, publiée ou envoyée par quelqu'un d'autre ou sur les réseaux sociaux.

En revanche, menacer de publier des photos de quelqu’un contre son gré est interdit par la loi suisse, comme l'indique le Code pénal. Si vous avez moins de 16 ans, l'acte est de surcroît considéré comme un délit de pédopornographie.

loisuisse.ch

Et vous? La campagne de la police française vous choque-t-elle?

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