DE | FR

Votre amoureux a attrapé le Covid, mais pas vous? On sait pourquoi

Non seulement notre groupe sanguin, mais aussi celui de la personne qui nous contamine joueraient un rôle dans l'infection, selon une nouvelle étude française.
Diese Story ist auch auf Deutsch verfügbar. Zur Story
05.05.2022, 17:5706.05.2022, 12:44
Lara Knuchel
Lara Knuchel
Suivez-moi

Dès la première année de la pandémie, des rapports ont été publiés selon lesquels les personnes du groupe sanguin O semblaient moins susceptibles d'être infectées par le Covid-19. Et même avant la pandémie, des chercheurs avaient déjà établi des liens entre le groupe sanguin et la vulnérabilité à la contamination par les coronavirus.

Depuis, les recherches sur le sujet se sont multipliées. En 2021, une méta-étude a ainsi analysé 21 études différentes qui avaient fait des recherches sur ce lien. Résultat: l'hypothèse selon laquelle le groupe O serait moins vulnérable a été confirmée. Toutefois, le lien semblait extrêmement faible.

Une nouvelle étude française vient contredire ces conclusions, car elle a trouvé des différences significatives dans la sensibilité aux infections entre les groupes sanguins. Elle a confirmé que les personnes du groupe O étaient effectivement moins susceptibles d'être infectées.

Qu'est-ce qui a été découvert?

L'équipe de chercheurs de l'Université de Nantes a établi qu'une personne infectée par le coronavirus était beaucoup plus susceptible de contaminer son ou sa partenaire vivant dans le même foyer si les deux groupes sanguins étaient compatibles.

Or, être compatible ne signifie pas nécessairement avoir le même groupe sanguin. En fait, le virus se comporte apparemment de manière analogue au don de sang lors des contaminations. Pour rappel, les personnes du groupe AB sont ce que l'on appelle des «receveurs universels»: elles peuvent accepter du sang de tous les groupes sanguins (le facteur rhésus positif/négatif mis à part).

En revanche, les personnes du groupe O sont des donneurs universels: elles peuvent donner du sang à tous les groupes sanguins, mais ne peuvent recevoir que de leur propre groupe. Les personnes de groupe sanguin A ou B peuvent recevoir du sang de leur groupe respectif ainsi que du groupe O.

D'après l'étude, cela signifie que si le partenaire déjà infecté avait, par exemple, un groupe sanguin O et que son ou sa conjoint/e avait un groupe O, A, B ou AB (peu importe lequel), la probabilité de contamination était de 47,2%, selon les chercheurs. En revanche, quand les deux groupes sanguins n'étaient pas compatibles, seuls 27,9% des personnes ont été infectées. Selon les chercheurs, cela équivaut à une réduction du risque de contamination de 41%.

Comment l'étude a-t-elle été menée?

Les chercheurs de l'Université de Nantes ont interrogé des employés de clinique qui avaient été infectés par le Covid, entre janvier 2020 et mai 2021, ainsi que leurs partenaires. Il était impératif que les personnes interrogées vivent en ménage commun.

Les groupes sanguins ont également été relevés. Pour ce faire, les chercheurs ont veillé à ce que les fréquences relatives des groupes sanguins dans l'échantillon correspondent à peu près à celles de la population française dans son ensemble. Ainsi, le lien entre la transmission du virus et le groupe sanguin a pu être établi pour 333 couples au total.

Que signifient ces résultats?

Les conclusions de l'étude impliquent que les personnes du groupe O ont une meilleure protection contre l'infection. Selon les auteurs, cette protection serait basée sur les anticorps contre les antigènes A et B. Le groupe sanguin O possède un nombre particulièrement élevé de ces anticorps: c'est la raison pour laquelle une personne de groupe O ne tolère pas le sang provenant d'un don de groupe sanguin A, B ou AB. Inversement, cela signifie que si les personnes du groupe sanguin O sont porteuses du virus, elles sont de potentiels «super-contaminateurs», car elles transmettent le virus à tous les autres avec une probabilité égale.

Le fait que les personnes du groupe O s'infectent moins souvent avait déjà été confirmé, comme mentionné ci-dessus, même si les liens restaient faibles. L'étude française apporte toutefois des informations supplémentaires sur le fait que, outre le groupe sanguin du receveur, celui de la personne initialement infectée joue également un rôle.

Les groupes sanguins A et O sont les plus fréquents dans le monde (40 et 45%), tandis que les groupes B et AB sont relativement rares (11 et 4%). Selon les auteurs, les résultats de l'étude expliquent pourquoi les personnes du groupe sanguin A ont été contaminées de manière inégale, surtout au début de la pandémie. Les personnes du groupe A ont ainsi rarement rencontré des personnes infectées incompatibles, surtout en Europe occidentale, où ce groupe sanguin est particulièrement courant:

  1. Groupe A: 45%
  2. Groupe O: 41%
  3. Groupe B: 9%
  4. Groupe AB: 5%

Les auteurs de l'étude ne précisent pas si les personnes de groupe sanguin O sont moins impactées par une contamination au Covid. Mais les auteurs de la méta-analyse mentionnée au début de l’article s'expriment à ce sujet: contrairement aux constats sur la fréquence de la contamination, il n'y a pas d'indices selon lesquels la gravité de l'évolution de la maladie est en corrélation avec le groupe sanguin.

Traduit et adapté de l'allemand par Tanja Maeder

    Alors que les Chinois sont confinés, des chiens robots patrouillent dans les rues

    Pour les amateurs de Covid...

    Injecter une 4e dose de vaccin? Pourquoi «ce n'est pas une bonne idée»

    Link zum Artikel

    5 points pour comprendre pourquoi l'OMS désavoue les vaccins Covid

    Link zum Artikel

    Faut-il lever les mesures Covid et prendre la vague de plein fouet?

    Link zum Artikel

    Pas de rappel, pas de piqûre et pas d'infection? Le vaccin nasal fait rêver

    Link zum Artikel
    0 Commentaires
    Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
    Les séparatistes prorusses annoncent s'être emparé d'une ville-clé
    Tandis que les forces russes intensifient l'offensive dans le Donbass, les forces séparatistes prorusses viennent de revendiquer la prise de Lyman, une localité-clé.

    L'annonce a été faite via Telegram, par l'état-major de l'autoproclamée «république» séparatiste prorusse de Donetsk: selon lui, les forces séparatistes ont «pris le contrôle complet» de Lyman avec «l'appui» des forces armées russes. Ni l'armée russe, ni l'armée ukrainienne, n'ont immédiatement commenté cette information, que l'AFP n'a pu vérifier de source indépendante.

    L’article