International
Humeur

Présidentielle 2022 «Tu fais quoi ce soir? – J’ai guerre civile et toi?»

Yassine Belattar (à gauche), Eric Naulleau (à droite).
Yassine Belattar (à gauche), Eric Naulleau (à droite). image: capture d'écran @Vanneur
Humeur

«Tu fais quoi ce soir? – J’ai guerre civile et toi?»

La présidentielle 2022 est lancée. Et le débat en France tend toujours plus à l'affrontement entre fachos (tout ce qui n'est pas d'extrême gauche) et gauchistes (synonyme: islamistes). Encore sept mois jusqu'au dénouement...
01.10.2021, 20:0003.10.2021, 10:26
Plus de «International»

Je vous préviens mais vous le saviez déjà, ça va taper de plus en plus dur d’ici l'élection présidentielle. Entre gauchiste et facho, faudra choisir. La modération à la vaudoise – avec ou sans accent congolais – n’aura pas sa place. Les mous, passez votre chemin! La France est le pays où l’on parle de guerre civile comme d’un rencard amoureux. Dans les deux cas, il y a des partenaires. Parfois plusieurs.

Je vous préviens mais vous le saviez déjà, on va en bouffer, de l’Hanouna. Le hipster d’un clash et ça repart va vouloir jouer les incontournables. Il sort un livre, «Ce que m’ont dit les Français». Pas vraiment des confidences. Chacun en profite. Le ring tient lieu d’oreiller. Jeudi soir dans «Touche pas à mon poste!», le chroniqueur Eric Naulleau, le littéraire au look de baston, pote à Zemmour, a quitté son box pour aller en mettre une (qu’on aurait dit) à son vis-à-vis qui l’avait traité de facho en direct.

Je vous préviens, on va en bouffer du Yassine Belattar, celui qui a traité Naulleau de facho. Comme Hanouna, Bellatar est du genre à se croire indispensable. C’est qui? Yassine Belattar est un humoriste qui fait de la politique comme pas mal d’humoristes en France. Il a dit: si Zemmour y va, j’y vais aussi. Pour le contrer. On avait compris. Sa devise sera (si Zemmour y va): «Travail, famille, quartiers.» Sympa.

Bellatar (traité d’«islamiste» par Naulleau, pas moins infâmant que «facho», même si pas pareil question racines du phénomène) s’est donné pour mission de représenter les «musulmans» (les guillemets s’imposent lorsqu’on prétend parler au nom de croyants). Les «musulmans», qu’il associe aux «quartiers». Pire que de jouer du cliché, il l’emballe comme Christo l’Arc de Triomphe. Sous la bâche, on étouffe.

Je vous avais prévenus mais vous vous en doutiez, la guerre civile, on va s’en fourrer jusque-là. Tant qu’on n’en meurt pas.

1 Commentaire
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
1
Melania, l'«arme secrète» qui fait peur à Donald Trump
Entre vagues promesses de retour et disparitions intermittentes, Melania Trump, celle qu'on dit capable de «faire et défaire Donald Trump», souffle le chaud et le froid sur la campagne électorale et les procès de son mari.

On nous avait promis une année présidentielle placée sous le signe de Melania. Quatre mois plus tard, la mystérieuse ancienne première dame à l'accent ronronnant et à l'expression perpétuellement figée se fait aussi rare qu'une éclipse solaire. Les étoiles, toutefois, devraient finir par s'aligner ce week-end. La discrète et désirée Madame Trump sera au cœur de toutes les attentions samedi, à l'occasion d'une collecte de fonds organisée à Mar-a-Lago, en Floride.

L’article