Morts en Iran: ONG et autorités donnent des chiffres très différents
Une ONG de défense des droits humains a confirmé mardi la mort de plus de 6000 personnes lors des manifestations ayant secoué l'Iran au début du mois. Ce nombre comprend 5777 manifestants, 86 mineurs, 214 membres des forces de sécurité et 49 passants. Human Rights Activists News Agency (HRANA) cherche encore à confirmer 17 000 autres décès potentiels.
Un pays coupé du monde
Les organisations de défense des droits humains dénoncent une sanglante répression de ces manifestations et peinent à consolider leur bilan – qui pourrait être bien plus élevé –, notamment à cause d'une coupure générale d'internet dans le pays depuis le 8 janvier.
Iran: répression violente à Rasht
Selon HRANA, au moins 41 880 personnes ont par ailleurs été arrêtées. Les autorités ont été accusées d'arrêter des gens blessés directement dans les hôpitaux. Le ministère de la Santé nie, assurant que tout le monde peut aller se faire soigner sans inquiétude.
De 3100 à 36 500 morts, selon les sources
La semaine dernière, les autorités iraniennes ont donné leur premier bilan total de 3117 morts, dont 2427 seraient des membres des forces de sécurité ou des passants.
La chaîne d'opposition Iran International, basée à l'étranger, a recensé pour sa part plus de 36 500 personnes tuées, citant notamment des documents classifiés et des sources sécuritaires.
Une autre ONG, Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, a quant à elle évoqué un nombre de 3428 manifestants tués, mais dit craindre un bilan total dépassant les 25 000 morts. (tam/sjw-mdh/sg/afp)
