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Les Etats-Unis relancent les pourparlers sur le nucléaire iranien

President Joe Biden talks with audience members as he waits for a commercial break to end during a televised town hall event at Pabst Theater, Tuesday, Feb. 16, 2021, in Milwaukee. (AP Photo/Evan Vucci)
Joe Biden

L'administration Biden veut rompre avec la géopolitique de son prédécesseur Donald Trump. Image: sda

Les Etats-Unis ont procédé jeudi 18 février à trois gestes à l'égard de l'Iran, dans une volonté de relancer l'accord nucléaire de 2015.



Après une réunion virtuelle des chefs de la diplomatie française, britannique, allemande et américaine, Washington a annoncé accepter une invitation de l'Union européenne à des pourparlers en présence de Téhéran pour relancer l'accord international mis à mal par Donald Trump.

«Les Etats-Unis acceptent une invitation du haut représentant de l'Union européenne à une réunion du P5+1 (un groupe rassemblant États-Unis, Allemagne, Chine, France, Royaume-Uni et Russie) et de l'Iran pour évoquer la meilleure façon d'avancer concernant le programme nucléaire de l'Iran», a annoncé le département d'Etat.

L'administration de Joe Biden a également annulé une proclamation unilatérale faite par Donald Trump en septembre dernier sur un retour de sanctions internationales contre l'Iran.

Javad Zarif, Ministre des Affaires étrangères de l'Iran, demande de mettre un terme à la politique hostile de Trump envers l'Iran via l’arrêt des sanctions sur le nucléaire iranien.

Biden est venu à la Maison Blanche pleinement en faveur du rétablissement de l'accord, que le président Barack Obama et les dirigeants de cinq autres pays avaient signé en 2015 et que le président Donald Trump a sabordé en 2018 sans aucune raison valable autre qu'Obama l'avait négocié. La plupart des principaux conseillers en sécurité nationale de Biden ont joué un rôle dans la mise en place, la négociation ou la mise en œuvre des accords de Vienne sur le nucléaire iranien, sous l'administration Obama. Personne dans son équipe ne s'y est jamais opposé.

Cependant, l'obstacle est celui de la procédure et des perceptions sur qui passe en premier. Les Iraniens insistent pour que les États-Unis lèvent les sanctions avant d'arrêter d'enrichir de l'uranium; Biden et son équipe insistent pour que l'Iran réduise l'enrichissement d'uranium avant de lever les sanctions.

Les menaces de l'Iran

Les responsables iraniens ont intensifié les tensions, avertissant que si les États-Unis ne s'orientent pas vers la levée des sanctions d'ici le 23 février, ils procéderont non seulement à l'enrichissement de l'uranium, mais se retireront également du protocole additionnel du traité de non-prolifération. Ce protocole, que 150 pays, dont l'Iran, ont signé depuis sa publication en 1997, autorise l'Agence internationale de l'énergie atomique à inspecter les sites nucléaires, afin de vérifier qu'une nation respecte le Traité.

Si l'Iran donne suite à sa menace, ce serait une étape radicale: cela signifierait, indépendamment du sort de l'accord nucléaire, que personne ne peut plus supposer que l'Iran respecte le traité de non-prolifération plus fondamental. Cela signifierait que, pour autant que n'importe quel étranger puisse le dire, l'Iran est - ou sera très bientôt - un Etat nucléaire.

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Un accord sur une solution «temporaire» pour le nucléaire iranien

L'Iran s'est félicité dimanche des discussions à Téhéran avec le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique Rafael Grossi, à l'approche de la mise en application d'une loi qui limiterait les inspections des activités nucléaires en cas de maintien des sanctions américaines.

L'Iran et l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) ont annoncé hier un accord «temporaire» pour maintenir une surveillance des activités nucléaires, bien que réduite. Ce délai devra permettre que les pourparlers diplomatiques s'engagent entre les signataires du pacte de 2015 afin de tenter de sortir de l'impasse.

«L'accès sera réduit, ne nous voilons pas la face, mais nous serons en mesure de maintenir le degré nécessaire de surveillance et de vérification», a assuré Rafael …

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