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Zelensky «le patron de strip-club» rend furax les républicains

Hunter Biden
Hunter Bidentwitter de donald trump jr.

Zelensky, «ce patron de strip-club», a rendu furax les républicains

Le voyage du président ukrainien à Washington a déjà écrit un bout d'Histoire. Ce qui n'a pas empêché ses plus ridicules ennemis, le fiston Trump en tête, de (tenter de) gâcher la fête. Petit florilège de gesticulations populistes.
22.12.2022, 11:48
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L'occasion était trop belle. Volodymyr Zelensky qui sort de son éternel écran pour dévoiler son corps 100% kaki et papoter avec papy Biden au coin du feu. Les deux plus grands ennemis des républicains ainsi réunis, ça ne pouvait que réveiller quelques belles âneries populistes.

Ukraine's President Volodymyr Zelensky meets with US President Joe Biden in the Oval Office of the White House, in Washington, DC on December 21, 2022. Zelensky is in Washington to meet with US P ...
Image: AFP

A distance, hein. Parce que, mercredi soir, seuls 86 des 213 républicains de la Chambre ont offert leur présence à ce moment historique. «Je suis à DC, mais je n'assisterai pas au discours du lobbyiste ukrainien», a cru bon d'annoncer très fort le député Thomas Massie, sur Twitter.

De son côté, Donald Trump Jr, l'autoproclamé «futur leader du ministère de la Vérité», ne s'est pas embarrassé d'une quelconque nuance. Quand le président ukrainien a déployé et offert le drapeau national, baptisé dans la fournaise meurtrière de la ville de Bakhmout, le gros dadais a dégainé Photoshop. Et voilà le fils Biden, Hunter, à poil au beau milieu du Congrès.

«Difficile de croire que ce n'est pas une parodie»
Donald Trump Jr.
Image
twitter

Dans un tweet précédent, le fils de Donald a aussi commenté les milliards promis par Joe Biden en soutien à l'Ukraine, armé d'un tact qui défie la théorie de la relativité: «Zelensky est essentiellement une petite reine ingrate de l'aide sociale internationale.» Dans le viseur, les pauvres citoyens américains au bord du gouffre financier, «abandonnés par Joe Biden», regardant les liasses s'envoler ailleurs que vers leur fin de mois.

Dans la foulée, c'est son grand copain Tucker Carlson, marionnette bien peignée, sorte de Pascal Praud de Fox News, qui s'est fendu d'un édito enflammé sur la présence de Zelensky à Washington. Comme le voyage et la rencontre se sont bien passées, il lui restait à étriller sa dégaine.

«Zelensky se présente à la Maison Blanche fringué en tenancier de club de strip-tease et exige de l'argent. Etonnamment, personne ne l'a jeté dehors»
Tucker Carlson, star de Fox News.

«America First!»

Pour l'anecdote, dès la descente d'avion de Volodymyr Zelensky, le Twitter américain s'est enflammé quelques heures sur une tendance très carlsonienne, puisque que le mot-clé #Suit (costume, en français) a pris toute la place. En gros, Volo le chef de guerre aurait au moins pu faire l'effort de débouler en costard Dior, s'il respecte tant que ça l'Amérique.

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Pléthore de républicains étaient d'avis que Zelensky à Washington, c'est prouver que les Etats-Unis sont OK avec la guerre. «Il ne devrait pas s'exprimer devant la Chambre. Nous envoyons le message que nous ne faisons rien pour mettre fin au conflit», selon l'élu républicain Warren Davidson.

Une déclaration plutôt mesurée, ça fait du bien! Mmmh, vraiment? Dans la foulée, ce cher Davidson a moqué l'outfit kaki du président ukrainien, en déclarant qu'il n'était pas «suffisamment bien habillé» pour grimper au pupitre. «Il aurait dû nous parler d'en bas.»

Le bouquet final? La toujours très distinguée Marjorie Taylor Greene, au sujet des milliards pour l'Ukraine:

«C'est comme si les Américains étaient violés tous les jours par leurs propres dirigeants»

Des gesticulations un peu vaines, puisque le premier voyage de Volodymyr Zelensky, depuis le début de l'agression russe s'est déroulé sans heurt majeur.

(fv)

Les ravages de la guerre à Marioupol vus du ciel
Video: watson
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