Il porte plainte parce qu'il n'a pas de transat: la justice approuve
C’est l’un des clichés les plus tenaces sur les Allemands: lorsque nos voisins du nord partent profiter de vacances bien méritées en Espagne, en Italie ou en Grèce, ils se rendent à la piscine de l’hôtel avant même le petit-déjeuner afin de marquer «leur» chaise longue avec une serviette. Une manière de s’assurer ensuite une place de choix pour bronzer tout au long de la journée. Et ce, même si le transat reste vide pendant la majeure partie de la journée, tout en demeurant officiellement réservé.
David Eggert, 48 ans, n’a pas accepté ce qu’il a vécu lors de vacances en famille sur l’île grecque de Kos. Dans un entretien accordé au tabloïd allemand Bild, il raconte la guerre des serviettes qui régnait dans l’hôtel cinq étoiles où il séjournait avec sa famille pendant douze jours:
Ce voyage censé être reposant a coûté près de 7200 euros à la famille. Mais la réservation abusive des transats semble être un phénomène indépendant de la catégorie de l’hôtel. D’autres vacanciers occupaient eux aussi les lieux dès l’aube afin de s’assurer une place et la famille Eggert n’a jamais eu la moindre chance dans cette impitoyable bataille des serviettes. Pendant les douze jours passés dans le complexe, elle n’a pas réussi à obtenir une seule chaise longue, pas même pour quelques heures.
Ses enfants finissaient alors par s’allonger simplement sur des serviettes posées à même le sol, à côté de la piscine. Ce qui a encore accentué la colère du père de famille, c’est que nombre de chaises réservées avec des serviettes restaient, selon lui, inoccupées pendant plusieurs heures. Les plaintes adressées à l’hôtel et à l’agence de voyages sont restées sans effet.
Mais cette guerre des serviettes a continué de hanter le quadragénaire après son retour. Il a réclamé une indemnisation à l’agence pour le stress causé par cette situation. Celle-ci lui a proposé 350 euros, une offre qu’il a refusée. S’il a finalement décidé de saisir la justice, c’est aussi à cause de la réponse du voyagiste. Selon l'Allemand, celui-ci lui aurait écrit qu’il devait considérer la recherche d’une chaise longue comme «une sorte de défi de vacances». Celui qui se lève le plus tôt gagne. Le père de famille a jugé cette réponse «insolente». Il a donc porté plainte.
L’affaire connaît désormais un petit happy end pour les vacanciers: le tribunal d’instance de Hanovre leur a donné raison. L’agence de voyage devra indemniser la famille pour dix des douze jours de séjour – les jours d’arrivée et de départ étant exclus – avec un remboursement de 15%. Ce qui représente un total de 986,70 euros. (con/trad. hun)
