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Tariq Ramadan condamné à 18 ans de réclusion pour viols

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Tariq Ramadan peut avoir la tête basse. Keystone

Tariq Ramadan condamné à 18 ans de réclusion pour viols

L'islamologue genevois a été reconnu coupable et condamné à une lourde peine par la cour criminelle départementale de Paris. Jugé par défaut, l’islamologue suisse fait désormais l’objet d’un mandat d’arrêt international par la justice française.
25.03.2026, 20:4825.03.2026, 22:34

L'islamologue suisse Tariq Ramadan a été condamné mercredi à 18 ans de réclusion criminelle par la cour criminelle de Paris, qui l'a jugé par défaut et à huis clos pour des viols commis sur trois femmes.

Tariq Ramadan, islamologue et prédicateur controversé d'origine égyptienne, a été reconnu coupable de viols et de viol sur personne vulnérable."Consentir à la sexualité n'est pas consentir à tout acte sexuel quel qu'il soit", a souligné la présidente de la cour, Corinne Goetzmann.

Elle a ordonné qu'il fasse l'objet d'une mesure de suivi judiciaire pendant huit ans, lui interdisant notamment d'entrer en relation avec les victimes, mais aussi de diffuser tout ouvrage, œuvre audiovisuelle ou intervention publique qui porterait sur cette infraction.

Interdiction définitive du territoire français

La cour l'a aussi condamné à une interdiction définitive du territoire français une fois sa peine purgée et maintenu les effets du mandat d'arrêt décerné à son encontre le 6 mars.

L'islamologue, déjà condamné par la justice helvète pour le viol d'une femme, était jugé à Paris depuis le 2 mars pour des viols qui auraient été commis sur trois autres femmes entre 2009 et 2016, ce qu'il conteste: un viol aggravé, avec violences et sur personne vulnérable, commis sur «Christelle» (prénom d'emprunt) à Lyon en octobre 2009; un viol qui aurait eu lieu en 2012 à Paris sur Henda Ayari, une ex-salafiste devenue militante laïque qui avait déclenché l'affaire en portant plainte en octobre 2017 et un autre sur une troisième femme, remontant à 2016.

Mais à l'ouverture du procès, il ne s'est pas présenté à l'audience. Ses avocats avaient alors expliqué qu'il avait été hospitalisé deux jours auparavant à Genève, en raison selon eux d'une «poussée» de sclérose en plaques.

Une expertise médicale ordonnée avait conclu à la «stabilité de la sclérose en plaques» dont souffre l'islamologue depuis plusieurs années, «sans signe de poussée récente», et estimé qu'il pouvait donc comparaître devant la cour criminelle.

La présidente a alors rejeté la demande de renvoi du procès et décidé que l'accusé de 63 ans serait jugé par défaut, et à huis clos comme le demandait une partie civile.

Elle a, par ailleurs, indiqué qu'un mandat d'arrêt, «à exécution et diffusion immédiate», était délivré à son encontre.

(afp/ats/svp)

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