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Image: KEYSTONE

Tariq Ramadan jugé pour diffamation

Accusé de diffamation, l'islamologue Tariq Ramadan, a comparu ce mardi, à Paris. La plaignante fait partie des sept femmes qui l'accusent de viol.
23.03.2021, 17:3523.03.2021, 17:51

L'événement a eu lieu en septembre 2019: au cours d'une interview sur la chaîne française BFM TV, l'islamologue Tariq Ramadan accuse Henda El Ayari, la plaignante, de «manipulation».

Suite aux propos de l'intellectuel genevois, Henda El Ayari porte plainte pour diffamation. Egalement en cause, un extrait d'un livre rédigé par Tariq Ramadan, dans lequel il aurait accusé Henda El Ayari «d'avoir déjà exercé un chantage, à la plainte pour viol, sur plusieurs autres hommes».

L'affaire est complexe, car la française accuse l'intellectuel de l'avoir violée. Et elle n'est pas la seule.

Plusieurs accusations de viol

Depuis 2017, ce ne sont pas moins de sept plaintes qui ont été déposées contre Tariq Ramadan, toutes l'accusant de viol. La première plainte, déposée d'ailleurs par cette même Henda El Ayari, débute dans le contexte du mouvement #BalanceTonPorc. Suivront six autres plaintes, dont la dernière en date s'est faite en février 2019. Jusqu'ici, Tariq Ramadan a passé 10 mois en prison en 2018. Le marathon judiciaire du genevois est loin d'être terminé.

Le procès pour diffamation s'est tenu ce mardi, à Paris. En voici un résumé:

Devant le tribunal, le genevois s'est défendu de ne pas avoir nommé spécifiquement Henda El Ayari dans son ouvrage. Il ajoute avoir «utilisé le conditionnel dans ses propos, sans diffamation, ni insulte». Tariq Ramadan a par ailleurs à nouveau nié les faits de viol, pour lesquels il est mis en examen depuis février 2018.

«Je conteste totalement les accusations qui sont portées contre moi»
Tariq Ramadan

Face à l'islamologue, l'avocat de la plaignante dénonce «un préjudice énorme pour sa cliente»:

«A chaque fois qu'il dit quelque chose sur Henda El Ayari, il met une cible sur sa tête. La plainte qu'elle a déposée ne lui a apporté que des emmerdes, du cyber-harcèlement et des menaces dans la rue»
Jérémy Kalfon, avocat de la plaignante.

Le tribunal rendra sa décision, sur cette diffamation, le 11 mai prochain. (ats/jch)

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