International
Justice

Russie: plus de 3 ans de prison requis contre Laurent Vinatier

French citizen Laurent Vinatier is escorted to a court room at the Zamoskvoretsky District Court in Moscow, Russia, on Monday, Oct. 14, 2024. (AP Photo/Pavel Bednyakov)
Laurent Vinatier fait son entrée dans un tribunal moscovite, ce lundi.Keystone

Plus de 3 ans de prison requis contre un Lausannois arrêté en Russie

Laurent Vinatier, chercheur français installé à Lausanne, avait été interpellé à Moscou en juin dernier. Un tribunal russe a demandé une peine de trois ans et trois mois dans une colonie pénitentiaire.
14.10.2024, 14:0614.10.2024, 14:48

La justice russe a réclamé lundi une peine de trois ans et trois mois de prison ferme pour le Français Laurent Vinatier. Ce collaborateur d'une ONG suisse, installé à Lausanne, est détenu en Russie depuis début juin. Il est accusé de ne pas s'être enregistré en tant qu'«agent de l'étranger».

«L'accusation demande de reconnaître l'accusé coupable (...). Je propose d'imposer une peine de privation de liberté d'une durée de trois ans et trois mois, à purger dans une colonie pénitentiaire», a déclaré la procureure dans la salle d'audience d'un tribunal à Moscou.

Ce chercheur spécialiste de l'espace post-soviétique, âgé d'une quarantaine d'années, travaillait en Russie pour le Centre pour le dialogue humanitaire (HD Centre) de Genève. Cette ONG fait de la médiation dans des conflits hors des circuits diplomatiques officiels.

«Nous considérons que la peine demandée par la procureure est extrêmement sévère», a déploré l'un des avocats russes de M. Vinatier, Oleg Bessonov, qui a rappelé que son client avait «avoué pleinement sa culpabilité» en plaidant l'ignorance.

«Cette demande est déraisonnable et illégale», a martelé son autre avocat Alexeï Sinitsine. Les deux avocats ont demandé que leur client soit sanctionné par «une amende». (ats)

Ces archives qui ne vont pas plaire à Poutine
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
Succès de l'AfD: Merz évoque un complot en Allemagne
Le chancelier allemand s'est dit «horrifié» que l'extrême droite ait pu débaucher des élus pour faire élire son candidat à la présidence d'un parlement régional. Il a évoqué une possible action «sous fausse bannière» pour faire peser les soupçons sur son parti.
Mardi, un mois après une victoire électorale écrasante lors des élections en Saxe-Anhalt, région de l'ex-Allemagne de l'est, l'AfD, formation antimigrants et prorusse, a fait élire son candidat à la présidence de l'assemblée avec le soutien d'une petite formation prorusse de gauche, le BSW.
L’article