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A la bibliothèque publique de New York, la décision de supprimer les frais de retard a déclenché une vague de retours de livres.
A la bibliothèque publique de New York, la décision de supprimer les frais de retard a déclenché une vague de retours de livres.Image: keystone

En supprimant les frais de retard, une bibliothèque récupère 70 000 livres

La pratique remonte aux années 1800, destinée à encourager les emprunteurs de livres à ne pas tarder à les rendre. Et pourtant, la décision de supprimer ces frais de retard, à New York, a déclenché une vague de retours.
06.04.2022, 05:3106.04.2022, 11:16

La ville de New York est en train de vivre ce que l'on pourrait qualifier comme étant un raz de marée de livres!

Mais que s'est-il passé?

Fondée en 1895, la New York Public Library (NYPL) comprend un sacré réseau des bibliothèques publiques à travers la ville, avec 56 millions de documents – des livres aux DVD – répartis sur 92 sites, ce qui en fait le plus grand système de bibliothèques des Etats-Unis.

En octobre dernier, il a été annoncé que la NYPL supprimerait toutes les amendes, dans le but de ramener les livres – et les gens – dans les bibliothèques, alors que le monde s'efforce d'aller de l'avant après la pandémie.

L'ancien système d'amendes

Selon l'ancienne politique, les retours tardifs entraînaient des amendes d'environ 25 cents par jour (23 centimes), un livre étant considéré comme perdu après 30 jours et des frais de remplacement étant facturés.

Toute personne ayant plus de 15 dollars (13 francs) d'amendes se voyait retirer son accès à la bibliothèque. Rien qu'en 2019, la bibliothèque a perçu plus de 3 millions de dollars en frais, avant que le système ne soit mis en pause en 2020 en raison de la pandémie.

72 000 livres retournés

En annonçant la suppression des frais, le président de la NYPL, Anthony W Marx, a déclaré qu'ils constituaient en fait «un moyen inefficace» d'encourager les gens à retourner les livres, ajoutant:

«Pour ceux qui peuvent se permettre les amendes, elles sont à peine une incitation. Pour ceux qui ne peuvent pas se permettre de payer les amendes, c'est-à-dire les New-Yorkais à faible revenu, elles deviennent une véritable barrière à l'accès aux livres, ce que nous ne pouvons plus accepter.»

Le New York Times rapporte qu'à ce jour, plus de 21 000 bouquins ont été renvoyés aux bibliothèques de Manhattan, du Bronx et de Staten Island, et plus de 51 000 à Brooklyn, souvent accompagnés de notes d'excuses:

«Vous trouverez ci-joint des livres que j'ai empruntés et gardés chez moi pendant 28 à 50 ans; j'ai maintenant 75 ans et ces livres m'ont aidée à devenir mère et à enseigner. Je suis désolée d'avoir vécu avec ces livres pendant si longtemps.»
Le mot d'excuse, très touchant, d'une femme anonyme

Et ailleurs, aux Etats-Unis?

Plusieurs villes américaines, dont San Francisco, San Diego et Chicago, ont supprimé ces frais. Chicago a signalé que des milliers d'utilisateurs ont renouvelé ou remplacé leur carte de bibliothèque à la suite de cette mesure et que le nombre de retours de livres a augmenté.

Pour la petite histoire, le 1er président des Etats-Unis, George Washington, aurait emprunté le livre intitulé Law of Nations d'Emmerich de Vattel en 1789 à la NYPL. L'ouvrage est resté en sa possession en Virginie toute sa vie et a finalement été restitué par le personnel de sa maison de Mount Vernon en 2010... Mieux vaut tard que jamais!

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