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Etats-Unis: Trump a dû retarder son discours pour les 250 ans du pays

Trump a dû affronter un adversaire coriace pour faire son discours

epa13088215 Spectators watch US President Donald J. Trump’s address prior to the Independence Day fireworks show on the National Mall in Washington, DC, USA, 04 July 2026. Today’s 250th Independence D ...
Le discours de Donald Trump a finalement pu avoir lieu après avoir été retardé par des risques d'orages.Keystone
Les célébrations des 250 ans des Etats-Unis ont été compliquées par des risques d'orages entraînant l'évacuation du nombreux public. Donald Trump a dû patienter avant de prendre la parole.
05.07.2026, 07:4105.07.2026, 08:24

«On ne comprend pas vraiment ce qui se passe»: à Washington, la météo orageuse a joué des tours au public nombreux venu assister samedi aux célébrations en grande pompe des 250 ans des Etats-Unis, entraînant confusion et incompréhension.

En début de soirée, des menaces d'orages près de la capitale américaine ont contraint les autorités à faire évacuer le National Mall, une grande esplanade verte au coeur de la capitale américaine et principal lieu des festivités, où Donald Trump doit prononcer un discours.

Des heures d'attente

Alors que les premiers éclairs déchirent l'horizon, la confusion règne. Certaines personnes marchent tranquillement vers la sortie, sous l'oeil attentif de policiers, d'autres s'attardent sur les pelouses, pendant que les survols d'avions militaires, prévus au programme, continuent dans un vacarme assourdissant.

Un temps, des spectateurs croyant l'alerte levée se mettent à courir pour retourner à leur place, mais leurs espoirs sont vite douchés par un message du Secret Service leur demandant de quitter les lieux immédiatement. Coiffée d'une casquette Trump, Lynn Surayan (43 ans) souffle:

«Tout le monde a attendu pendant des heures dans les files de contrôle de sécurité (pour rentrer, ndlr). Je comprends que la météo soit une préoccupation mais les images satellite ne montrent pas vraiment grand-chose. On ne comprend pas vraiment ce qui se passe. On ne sait pas si on va pouvoir rentrer de nouveau. Faire repasser le contrôle de sécurité à des dizaines de milliers de personnes pour les faire revenir...»

Prêts à affronter la pluie

Une fois repoussée tant bien que mal vers les sorties par les policiers et les gardes nationaux, la foule gagne les rues entourant le Mall, balayées par le vent et la pluie. Nombre de spectateurs patientent devant les sorties dans l'espoir de pouvoir rentrer de nouveau. Ni l'orage ni la frustration liée à l'évacuation n'ont raison de leur détermination. Retraitée venue d'Atlanta, Catherine Witt (69 ans) assure:

«Franchement, je préférais rester et me faire tremper plutôt que de partir. On était prêts. On s'attendait à ce qu'il pleuve. Il faisait une chaleur étouffante, mais on était contents d'être enfin dedans. Maintenant qu'on est dehors, est-ce qu'on est plus en sécurité face à la météo? Non. Alors pourquoi faire sortir tout le monde?»

Les orages sont indissociables de l'été dans cette région et les autorités appliquent des protocoles stricts pour les rassemblements publics en plein air en cas d'éclair, à l'image des rencontres sportives.

Ce match était un exemple des protocoles météos américains 👇

Trump a pu faire son discours

Très tard samedi, une fois l'épisode orageux terminé et devant une foule dense, Donald Trump a fini par prendre la parole. Dans un discours aux accents plus patriotiques que politiques, il a rendu hommage aux Etats-Unis, «le chef d'oeuvre de l'histoire de l'humanité» selon lui:

«Ce drapeau est l'étendard de la plus extraordinaire, de la plus exceptionnelle, de la plus incroyable nation à avoir jamais existé sur Terre»

Le président républicain a aussi profité de cette tribune pour répéter sa rhétorique contre la «menace communiste» que représenterait l'opposition démocrate, après une série de victoires dans des primaires de candidats de l'aile gauche de ce parti et à l'approche des élections cruciales de mi-mandat début novembre.

«Nos soldats ne se sont pas battus sur les champs de bataille à travers le monde pour que cette affreuse menace ressurgisse ici, en Amérique. Nous ne laisserons pas ça arriver»

(btr/ats)

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source: hulton archive / heritage images
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