Trump a dû affronter un adversaire coriace pour faire son discours
«On ne comprend pas vraiment ce qui se passe»: à Washington, la météo orageuse a joué des tours au public nombreux venu assister samedi aux célébrations en grande pompe des 250 ans des Etats-Unis, entraînant confusion et incompréhension.
En début de soirée, des menaces d'orages près de la capitale américaine ont contraint les autorités à faire évacuer le National Mall, une grande esplanade verte au coeur de la capitale américaine et principal lieu des festivités, où Donald Trump doit prononcer un discours.
Des heures d'attente
Alors que les premiers éclairs déchirent l'horizon, la confusion règne. Certaines personnes marchent tranquillement vers la sortie, sous l'oeil attentif de policiers, d'autres s'attardent sur les pelouses, pendant que les survols d'avions militaires, prévus au programme, continuent dans un vacarme assourdissant.
Un temps, des spectateurs croyant l'alerte levée se mettent à courir pour retourner à leur place, mais leurs espoirs sont vite douchés par un message du Secret Service leur demandant de quitter les lieux immédiatement. Coiffée d'une casquette Trump, Lynn Surayan (43 ans) souffle:
Prêts à affronter la pluie
Une fois repoussée tant bien que mal vers les sorties par les policiers et les gardes nationaux, la foule gagne les rues entourant le Mall, balayées par le vent et la pluie. Nombre de spectateurs patientent devant les sorties dans l'espoir de pouvoir rentrer de nouveau. Ni l'orage ni la frustration liée à l'évacuation n'ont raison de leur détermination. Retraitée venue d'Atlanta, Catherine Witt (69 ans) assure:
Les orages sont indissociables de l'été dans cette région et les autorités appliquent des protocoles stricts pour les rassemblements publics en plein air en cas d'éclair, à l'image des rencontres sportives.
Trump a pu faire son discours
Très tard samedi, une fois l'épisode orageux terminé et devant une foule dense, Donald Trump a fini par prendre la parole. Dans un discours aux accents plus patriotiques que politiques, il a rendu hommage aux Etats-Unis, «le chef d'oeuvre de l'histoire de l'humanité» selon lui:
Le président républicain a aussi profité de cette tribune pour répéter sa rhétorique contre la «menace communiste» que représenterait l'opposition démocrate, après une série de victoires dans des primaires de candidats de l'aile gauche de ce parti et à l'approche des élections cruciales de mi-mandat début novembre.
(btr/ats)
