Ils ont percé le mystère du cadavre aux bottes vertes de l'Everest
Depuis trente ans, le corps d’un alpiniste connu sous le nom de «Green Boots» repose dans la zone de la mort du mont Everest. En raison de ses chaussures d’alpinisme vert fluo, il servait de point de repère à d’autres alpinistes lors de leur ascension. Les autorités de la Police des frontières indo-tibétaine ont annoncé qu’il s’agissait d'un policier indien Dorje Morup, âgé de 47 ans au moment de sa mort. Son identification a été confirmée grâce à un test ADN.
Dorje Morup est décédé en mai 1996 lors d’un accident qui a coûté la vie à huit alpinistes sur la plus haute montagne du monde. Ce policier tentait d’atteindre le sommet de l’Himalaya, culminant à 8848 mètres, avec un groupe, lorsqu’il a été surpris par une violente tempête à environ 8000 mètres d’altitude. Plusieurs participants ont alors fait demi-tour.
Un faux sommet pris pour le véritable Everest
Dorje Morup et deux autres hommes ont toutefois poursuivi leur ascension et ont ensuite annoncé par radio avoir atteint le sommet. Les spécialistes estiment, cependant, qu’en raison des très mauvaises conditions de visibilité, ils ont confondu un sommet secondaire avec le véritable sommet du mont Everest. Les trois hommes ont trouvé la mort lors de la descente, dans des conditions météorologiques extrêmes. Jusqu’à présent, les experts ignoraient si le corps chaussé des célèbres bottes vert fluo était celui de Dorje Morup ou de son plus jeune collègue, Tsewang Paljor (28 ans).
La Police des frontières indo-tibétaine prévoit de récupérer la dépouille entre juin et septembre 2026. L’opération sera menée par le versant tibétain du mont Everest. Les autorités recherchent actuellement une entreprise spécialisée dans les opérations de récupération en très haute altitude.
Le mont Everest continue de faire de nombreuses victimes
Depuis le début des relevés, plus de 340 personnes ont perdu la vie sur le mont Everest. Si le taux de mortalité a nettement diminué au cours des dernières décennies grâce à l’amélioration des équipements, pour s’établir aujourd’hui entre 1% et 2%, l’ascension reste extrêmement dangereuse. Les sherpas surnomment d’ailleurs cet itinéraire «l’allée des cadavres», en raison des nombreux corps conservés par le froid.
La récupération du cadavre exigera non seulement une expertise alpine de très haut niveau, mais aussi d’importantes démarches administratives. Avant même que le corps puisse être déplacé, de nombreuses autorisations des autorités chinoises au Tibet devront être obtenues, écrit le quotidien indien The Tribune. Les restes de Dorje Morup devront ensuite être transportés à travers la frontière vers le Népal afin d’organiser leur rapatriement définitif en Inde. (trad hun)

