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Minneapolis voit ressurgir Black Lives Matter après une nouvelle bavure policière

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Daunte Wright a perdu la vie à cause d'une erreur policière hier, dans la ville déjà échaudée par la mort de George Floyd. La colère est ravivée et les manifestations recommencent malgré le couvre-feu d'un Biden qui tente d'éteindre l'incendie.



Minneapolis connaissait lundi sa deuxième soirée de manifestations malgré l'entrée en vigueur d'un couvre-feu visant à empêcher l'embrasement de cette ville du nord des Etats-Unis. Elles faisaient suite à la mort dimanche d'un jeune homme noir abattu par la police.

«Les manifestations pacifiques sont compréhensibles» après la mort «tragique» de Daunte Wright, avait commenté plus tôt dans la journée le président démocrate Joe Biden, se disant conscient de «la colère et la douleur» vécues par les Afro-Américains.

Mais «il n'y a absolument aucune justification» aux violences, avait-il ajouté en appelant la population de cette grande ville du nord des Etats-Unis «au calme», après une première nuit de protestations émaillées de pillages et échauffourées.

En plus du couvre-feu dans toute l'agglomération décrété par les maires des villes jumelles de Minneapolis et Saint-Paul, un millier de soldats de la Garde nationale sont à pied d'œuvre pour empêcher de nouveaux débordements.

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Manifestations à Minneapolis après la mort de Daunte Wright
source: ap star tribune / richard tsong-taatarii
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Peu avant 21h00 (04h00 mardi en Suisse), près de deux heures après l'entrée en vigueur du couvre-feu, des dizaines de manifestants continuaient de brandir leurs pancartes et de scander des slogans - tout en s'abritant de la pluie sous des parapluies et des capuches - face au commissariat de la ville de Brooklyn Center. La police a tiré du gaz lacrymogène à plusieurs reprises en direction des manifestants, et leur a intimé l'ordre de se disperser.

Que s'est-il passé?

Daunte Wright, un Afro-Américain de 20 ans, a été abattu dimanche par la police tandis qu'il circulait en voiture dans cette ville de la banlieue de Minneapolis, avec sa petite amie.

Lors d'un contrôle lié à des plaques d'immatriculation contrevenantes, une agente a «sorti son arme à feu à la place de son Taser», un pistolet à impulsion électrique censé être moins létal qu'une arme à feu. Le chef de la police locale, Tim Gannon, a évoqué une mort «accidentelle». Pour étayer ses propos, il a présenté l'enregistrement du drame par la caméra-piéton de la policière. (ats/afp)

Colère ravivée

Ce drame a ravivé la colère à Minneapolis, qui avait connu plusieurs nuits d'émeutes après la mort de George Floyd, le 25 mai dernier, sous le genou du policier blanc Derek Chauvin. Ce dernier est actuellement en plein procès.

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